TOUR SAINT-MARTIN ET VIEUX CIMETIERE DE COMBLAIN-AU-PONT

LA TOUR SAINT-MARTIN & LE VIEUX CIMETIERE DE COMBLAIN-AU-PONT.

Dominant le village de Comblain-au-Pont, la tour St-Martin, de style roman, et le vieux cimetière qui l’entoure sont tout ce qui subsiste d’une forteresse médiévale. Celle-ci a, au cours du temps, perdu ses enceintes défensives (dont il reste néanmoins quelques vestiges, tel le donjon de Monthuy situé derrière la maison communale), ainsi que ses propres murailles.

Cette forteresse fut, à l’origine, la demeure des chevaliers de Comblen (sic). Certains historiens la font remonter au fameux Ordre du Temple, d’autres à l’Ordre de St-Jean de Jérusalem. (N.D.L.R. Il convient néanmoins de se montrer très prudent quant à l’origine de l’édification de cette place forte car nous ne disposons d’aucun document antérieur au XIIIe siècle, cela permet certes les supputations mais pas les affirmations. Ce qui est certain et je l’écrivais dans mon ouvrage intitulé « Nos Châteaux » c’est que «le recueil des chartes de l’abbaye de Stavelot-Malmédy nous apprend que le 12 mars 1228, la comtesse Ermesinde, issue des terres du Luxembourg, s’engage à restituer la forteresse de Logne et la maison forte de Comblain à l’abbaye. C’est donc bien qu’elle les détenait sans titre… Nous savons en outre que cette promesse mit quatre-vingt ans à être honorée. »

Quoi qu’il en soit, cet imposant édifice perdit toute fonction militaire dès la fin du XIIIe siècle pour devenir le siège de l’église locale, situation qui dura jusqu’au milieu du XIXe siècle : à la construction de l’église actuelle (inaugurée en 1856), plus centrale par rapport à la localité, et plus aisée d’accès, la désaffectation de l’ancienne bâtisse la livra aux démolisseurs, et transforma le site en carrière de pierres. Ainsi plusieurs maisons du village lui doivent-elles leurs matériaux. Seul subsista l’ancien donjon du château qui se dresse encore aujourd’hui dans le ciel de Comblain. Il est l’emblème de la commune.

Quant à l’ancien cimetière, il fut progressivement abandonné par les autorités locales, lesquelles, dans les années 1930, conçurent et créèrent un nouveau site d’inhumation sur la rive droite de l’Ourthe.

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La population comblennoise en fut grandement soulagée. En effet, le vieux cimetière St-Martin, à l’époque, et durant les quelques siècles précédents, n’était accessible par aucune voie carrossable. Aussi le portement des cercueils s’effectuait-il dans des conditions fort pénibles : à bras d’hommes, il fallait littéralement escalader la colline très pentue en empruntant un sentier raide et sinueux.

Les gravures du XVIIIe siècle (dont les dessins de Mathieu Xhrouet, de Spa), ainsi que les quelques photographies ci-annexées, datant respectivement des années 1950 et 1970, évoquent cependant un lieu d’aspect romantique, hélas vandalisé depuis lors. Il a suffi des quelques dernières années pour que cet endroit au charme d’antan revête l’apparence d’un terrain vague. Les photographies qui accompagnent cet appel datent quelque peu certes mais elles ont le mérite de rappeler l’aspect que ces lieux ont connu. On y distingue parfaitement des pierres tombales et des stèles funéraires dressées. Il est cependant à noter que plusieurs de ces monuments ont aujourd’hui disparu…

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La situation actuelle, indigne, ne peut donc perdurer plus longtemps. C’est pourquoi un comité de villageois, soutenu par le Cercle historique de Comblain et du pays d’Ourthe & Amblève, a pris l’initiative d’entreprendre la réfection, voire la restauration des lieux. Cela suppose que l’ensemble des tombes & caveaux, desquels beaucoup d’inscriptions ont entre-temps disparu, soient pourtant identifiés et répertoriés.

Un appel est donc lancé à la population de Comblain-au-Pont demandant à toutes les familles, ou toute personne ayant des proches inhumés dans le cimetière St-Martin, de se manifester dès que possible afin de mener ce travail à bonnes fins. Vous pouvez bien entendu communiquer vos renseignement à la Petite Gazette qui se verra un plaisir de les transmettre à qui les attend. Vous avez là une réelle occasion de participer à la sauvegarde d’un intéressant patrimoine, ne laissez pas passer cette opportunité.

Contact pour la Petite Gazette : henry-rene@hotmail.com

MARCEL JEANPIERRE – SOURCIER D’ARDENNE par JEAN-PHILIPPE LEGRAND

MARCEL JEANPIERRE-SOURCIER D’ARDENNE,

PAR JEAN-PHILIPPE LEGRAND

En Ardenne du Nord, tout juste à côté de chez nous, il est un nom qui est spontanément prononcé quand se présente un problème ou un souci et ce quelle que soit sa nature. Vous êtes à la recherche d’un objet disparu, ou d’un animal perdu ou même d’une personne, vous souffrez  d’une affection quelconque, une de vos bêtes est malade, vous ne trouvez pas le sommeil, vous vous demandez si le terrain où vous souhaitez bâtir votre maison est idéal… toujours, il se trouvera quelqu’un pour vous conseiller de consulter Marcel Jeanpierre ! Mais qui est donc cet étonnant, et si attachant, personnage ? Marcel Jeanpierre est né, en juillet 1924, à Aisomont, commune de Trois-Ponts, et très tôt, il n’avait pas 10 ans, il manifesta une étonnante sensibilité lui permettant de déceler la présence d’eau dans le sous-sol. Cette hyper-sensibilité lui vaudra bien plus tard une réputation internationale et ce ne sont pas les responsables de la prospection de Spadel, qui gère les eaux de Spa et de Bru, que me démentiront !

Et ce n’est pas là sa seule spécificité ! Ainsi, quand il a 14 ans, il se voit remettre un carnet de remèdes et de formules de guérison par son oncle qui lui en apprit l’usage. Tout jeune, Marcel « signait » déjà ; il était alors surtout requis auprès du bétail mais également les abeilles ! Avec la pratique et l’expérience, il acquerra une solide réputation de rebouteux, de sègneû, de r’pougneû et de barreur de feu.

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Jean-Philippe Legrand a eu l’excellente idée de multiplier les entretiens avec Marcel Jeanpierre et il nous en livre le contenu dans un wallon savoureux, authentique et particulièrement imagé, la langue maternelle et usuelle de ce remarquable sourcier mais que maîtrise aussi particulièrement bien son interlocuteur. Vous aurez juste l’impression d’être présent à ces entretiens et, au fil des anecdotes racontées comme au gré des souvenirs confiés, vous entendrez la musicalité des propos échangés.

Jean-Philippe Legrand a minutieusement préparé ces interviews en se documentant sur des sujets aussi divers que la géobiologie, la radiesthésie, le magnétisme, la « sourcellerie », l’électro-hypersensibilité… mais également le reboutage, la sorcellerie, le mentalisme. Il partage le fruit de ses recherches avec ses lecteurs en rendant très accessibles toutes ces matières le plus souvent tout à fait étrangères à tout un chacun. En outre, il illustre ses propos de documents, d’anecdotes historiques et de photographies de façon très agréable.

Avec ce robuste volume,  relié et très agréablement composé, de près de 550 pages, vous entrerez dans l’intimité de cet extraordinaire chercheur d’eau qu’est Marcel Jeanpierre, vous irez à la rencontre de ses incroyables exploits. Vous le suivrez sur le terrain où il met son hyper-sensibilité au service de la méthode d’optimisation de l’habitat qu’il a développée. Avec lui, vous suivrez le cours de diverses enquêtes dans lesquelles il intervint pour retrouver des personnes disparues. Enfin, vous serez le témoin privilégié de ses actions de guérisseur, intervenant même à distance. Vous aurez là, dans les mains, un ouvrage que vous aurez du mal à déposer car la manifeste sympathie que Jean-Philippe Legrand éprouve pour Marcel Jeanpierre est particulièrement contagieuse. Et c’est vrai qu’il est bien ainsi ce remarquable personnage, j’ai eu, moi aussi, la chance de le rencontrer, c’était lors d’une conférence que je donnais au Musée de Wanne sur les pratiques de la médecine populaire. J’ai pu échanger quelques propos avec lui et me souviens toujours très bien des mots qu’il a employés pour partager son expérience en la matière.

Ce livre est en vente au prix de 30€ dans toutes les bonnes librairies mais vous pouvez également le commander et vous le faire envoyer. Pour cela vous devrez adresser un virement de 36€, frais d’emballage et de port inclus, sur le compte BE44 3630 6194 4745 des éditions Mémoires ardennaises à 4970 Stavelot, avec la communication « Marcel »

MUSEE DE LA PAROLE EN ARDENNE: UNE NOUVELLE COLLECTION !

LA SPITANTE COLLECTION VIENT DE NAÎTRE AU MUSEE DE LA PAROLE EN ARDENNE

Le Musée de la Parole en Ardenne est un musée très particulier car il ne propose pas de salles où des vitrines permettraient de se pencher sur des objets rares ou précieux, il n’existe même pas d’heures d’ouverture de cet étonnant musée! Quand j’aurai ajouté que les collaborateurs de ce musée le présentent en écrivant « … Musée de la Parole, autant dire du vent… », votre perplexité augmentera sans doute encore. Et pourtant, ce musée abrite un trésor inestimable et bien vivant fait d’un fonds documentaire multimédia mais également constitué d’une incroyable collection de publications, anciennes et récentes, en wallon et en français. Essentiellement centré sur le pays de Bastogne, l’intérêt de ce fonds déborde très largement de cette zone géographique.

Dès les années 80 naissait la collection Paroles du terroir dont, très régulièrement, la Petite Gazette a présenté les passionnantes publications que cette collection accueillait. Aujourd’hui, après plus de 40 titres parus représentant plus de 8000 pages de texte, elle se complète d’une Spitante collection qui s’adresse prioritairement aux jeunes lecteurs de 6 à 15 ans et les plonge dans la culture ardennaise et leur permet un premier contact avec le wallon. Les livres de cette collection sont écrits en français « saupoudré de wallon ».

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Deux premiers livrets sont désormais disponibles. Le premier, Lucy èt l’Neûre Rotche – Lucy et la Roche Noire, est signé de Nadine Fabry à qui l’on doit et le texte et les magnifiques illustrations, Joël Thiry s’étant chargé de la traduction en wallon, proposée en regard du texte français. Pour vous donner envie de le découvrir, je vous dirai simplement que Lucy passe ses vacances à Sy-Ferrières chez sa tante Margot, une artiste en confitures. Lucy rencontre puis se lie d’amitié avec un artiste peintre inspiré par ces lieux, Monsieur Richard (toute ressemblance avec un peintre dont le nom est désormais lié à ces lieux est tout sauf fortuite…)

Le deuxième livret venant de paraître est signé par Joël Thiry et illustré par Sabine de Coune, une artiste passionnée par l’illustration de sujets religieux. « Le premier Noël de Polochon » raconte, avec poésie et humour, l’histoire bien connue de tous de la naissance de Jésus; c’est cependant la première fois, à ma connaissance, que ce récit est raconté par l’âne de la crèche dont nous apprenons enfin le nom : Polochon.

Ce livret se veut interactif et incitera les enfants à chanter et à jouer, mais il plaira indubitablement aux parents et aux grand-parents qui apprécieront l’humour de cet âne à la fois gourmand et maladroit. L’auteur glisse tour à tour dans son récit des expressions et des phrases wallonnes qui, espérons-le avec lui, donneront l’envie aux plus jeunes d’en savoir davantage sur la langue de chez nous. Allez, un tout petit extrait pour vous donner le ton. Jésus vient de naître et Polochon s’approche pour mieux voir. « Mon dju, ké bê ptit crèton! Come i ravize si mouman… ». Placide, le boeuf, conseille à polochon de souffler sur le bébé pour le réchauffer et l’âne de lui répondre : « T’ès sûr? Mi dji chofèle freûd… Li djèrin côp’ki dj’a choflé, c’èsteût po rafreûdi m’sope… »

Ces livrets trouveront une place de choix sous le sapin d’autant qu’ils sont proposés dans une offre promotionnelle très intéressante. En effet, ces deux premiers livrets de cette nouvelle collection sont proposés au prix de 15€ (frais de port offerts).

N’hésitez donc pas et adressez votre versement de 15€ au compte BE78 0682 1708 2286 du Musée de la Parole en Ardenne à 6900 Marche-en-Famenne, avec la communication « 2 livrets Spitante collection ».

LA PLACE JOSEPH THIRY A AYWAILLE par ETIENNE COMPERE

LA PLACE JOSEPH THIRY A AYWAILLE – UN NOUVEL OUVRAGE D’ETIENNE COMPERE

Avec la précision, la minutie même, qu’on lui connaît, Etienne Compère nous livre la nouvelle étude qu’il vient de consacrer à la place Joseph Thiry d’Aywaille. C’est à dessein que j’évoque la minutie de l’auteur car c’est bien la recherche du détail, du document inédit ou de l’anecdote particulière qui préside à ce remarquable travail qui, d’emblée, vous transporte dans le temps.

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Passionné par l’histoire de sa commune, Etienne Compère vous propose cette fois une visite détaillée de cet espace restreint en vous faisant visiter chaque bâtiment qui le ceinture. Inlassable chercheur, collectionneur organisé, l’auteur s’est plongé dans les journaux hebdomadaires régionaux (L’Ardenne Liégeoise, Les Echos-Annonces de l’Amblève, Clin d’oeil-Le Messager, Impulsion, Impact, Go! et bien évidemment Vlan-Les Annonces Ourthe-Amblève) pour établir  la liste de tous les commerces qui se succédèrent dans chacun de ces immeubles, dont il raconte l’histoire, et en présenter des photos, des annonces publicitaires ou des extraits de presse. Vous serez sans aucun doute surpris de découvrir que la place a accueilli un relais de diligence, un bureau de poste, un magasin de chapeaux, un commerce de fourrures, le bureau du syndicat « Les fermiers réunis« , une succursale des magasins Delhaize, un magasin de poêles, un commerce de dentelles, un bâtiment abritant une boulangerie depuis plus d’un siècle, le commerce d’une femme-barbier et je pourrais encore multiplier les exemples. Bien sûr, Etienne Compère évoque, dans le détail, les établissements relevant de l’horeca, commerces traditionnels à Aywaille. Vous retrouverez ainsi une époque, pas si lointaine tout de même, ou de nombreux hôtels, diverses fritures, nombre de restaurants et de cafés attiraient les villégiateurs.

Fidèle à sa volonté d’inscrire le résultat de ses recherches dans leur contexte historique précis, Etienne Compère donne d’emblée les repères nécessaires à la bonne compréhension des raisons qui présidèrent au développement économique de la place. Vous serez dès lors plongé au coeur même des activités spécifiques qui s’y installèrent tant au niveau commercial avec, par exemple, les marchés aux bestiaux, qu’au niveau culturel avec les animations que permettait la présence du kiosque à musique. Vous saurez tout sur la pompe-fontaine de la place, les raisons de son installation en 1840 et même de sa réalisation, elle a été fondue à Raborive chez François Marcellis, les dégâts qu’elle subit lors de la Libération d’Aywaille et son transit, durant quatre décennies, par le parc du château d’Awan avant de retrouver la place. Vous revivrez également, grâce à la presse de l’époque, les terribles inondations de la place en 1913 et 1914.

Ce ouvrage est illustré d’innombrables documents photographiques, en noir et blanc et en couleur, souvent inédits, de cartes postales rares, de publicités d’époque… Il compte 172 pages au grand format A4 présentées dans une très agréable et très plaisante mise en page. Ce livre se doit de trouver place dans la bibliothèque de tout qui s’intéresse à l’histoire économique, touristique et patrimoniale d’Aywaille. Il trouvera aussi une place de choix sous le sapin car il constitue un cadeau idéal à la fois passionnant, accessible à tous et vraiment original.

Vous pouvez vous le procurer en effectuant un versement de 27€ (incluant les frais de port du livre) sur le compte  BE60 0618 7698 6070 d’Etienne Compère à 4920 Aywaille avec, en communication, l’adresse de livraison.

Pour prendre contact avec La Petite Gazette, une seule adresse : henry-rene@hotmail.com

PEKET, ROI DE LA FÊTE

LE NOUVEL OUVRAGE DE MARC LAMBORAY :

PÈKÈT ROI DE LA FÊTE, COMPAGNON DU TRAVAIL, MAÎTRE DES TRADITIONS

Marc Lamboray est loin d’être un inconnu, mentor des Hèyeus d’Sovnis de l’Athénée Royal d’Aywaille il a plongé ses nombreux élèves dans les traditions et les souvenirs régionaux et leur a permis d’être les co-auteurs de quatre ouvrages très intéressants. Passionné de folklore et de tradition populaire, Marc Lamboray s’est ensuite penché sur les contes et légendes de l’Ourthe-Amblève pour en étudier les nombreuses versions et variantes avant de se lancer dans une minutieuse recherche sur les traces laissées par la présence du loup dans nos contrées. En plus des divers ouvrages qu’il a publiés, Marc Lamboray a commis de nombreux articles sur notre folklore authentique dans plusieurs revues réputées. Il nous présente aujourd’hui une remarquable et très fouillée étude sur le pèkèt, son importance dans nos traditions et dans son rôle social, qu’il articule autour de quatre grands thèmes : le pèkèt alcool du peuple, le pèkèt au travail, le pèkèt dans les fêtes et le pèkèt dans les coutumes et les traditions.

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Marc Lamboray vous emmène dès lors dans les nombreux cabarets, même les clandestins, que comptait notre région et qui servait les « gouttes » dans de petits verres désigné sous divers vocables : bas-cou, plat-cou, gendarme ou hèna.

Il vous guide ensuite sur les chantiers, dans les ateliers et les usines où on boit alors au travail avec les conséquences, souvent désastreuses,  que l’on peut imaginer : accidents de travail,  absences, paupérisation… Il évoque évidemment la célèbre loi Vandervelde qui, dès 1919, freine sérieusement le fléau sans le faire disparaître car le pèkèt continue à saluer la fin du travail des maçons, à faire partie du salaire du tueur de cochons ou à sceller le contrat du maquignon. Un important chapitre est consacré au caractère festif du pèkèt tout en précisant d’emblée que, déjà, il accompagne n’importe quel loisir : pêche, tenderie, cartes… Il célèbre toutes les fêtes paroissiales, patronales ou laïques mais également la plupart des fêtes calendaires, il est par exemple très présent à la Nouvelle Année et à l’Epiphanie. Il réchauffe les cœurs à la saint-Antoine que ce soit à Nonceveux ou à Blehen, il règne en maître au carnaval… Il est de toutes les étapes de la vie et jusqu’à la mort, mais surtout à l’heure des fiançailles et du mariage.  Bien entendu, il est évidemment omniprésent à certaines manifestations folkloriques ou ponctuelles : les marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse, les processions, les pèlerinages.

Les traditions régionales conservent toujours de nombreuses traces de l’importance prise par le pèkèt dans les relations sociale, ainsi est-il très impoli de refuser le pèkèt qui vous est offert comme il est inconcevable de ne pas le servir à un visiteur. Ce breuvage est également très présent dans de nombreux remèdes de médecine populaire et, personne ne s’en étonnera, le plus souvent dans des remèdes à boire ! Le souvenir de son importante présence dans la gastronomie populaire est heureusement entretenu par plusieurs confréries

Notre pèkèt était donc, en toute circonstance, symbole de paix, de fraternité et de solidarité. Ne le condamnons donc pas trop vite pour les méfaits que ses excès ont fatalement engendrés.

Je vous engage vivement à acquérir ce très bel ouvrage (et je ne parle même pas de sa remarquable couverture ) vous plongeant au cœur même de nos traditions locales. Il est co-édité par le Musée de la Parole en Ardenne à Marche-en-Famenne et le Musée en Piconrue à Bastogne, compte 140 pages richement illustrées au format 23cm X 20,5 cm est vous est actuellement proposé avec une offre promotionnelle alléchante : 20€ au lieu de 25€ dès le 1er décembre 2018. Pour l’acquérir, il vous suffit d’adresser un versement bancaire 25,50€ (frais d’emballage et de port compris) au compte BE25 0682 0073 7382 du Musée en Piconrue 6600 Bastogne avec la communication « Pèkèt Roi de la fête ».

Vient de sortir… IL FALLAIT FAIRE QUELQUE CHOSE! Une étude de Maurice Petit

LES AGENTS DE RENSEIGNEMENT ET D’ACTION SORTIS DE L’OMBRE

MAURICE PETIT – IL FALLAIT FAIRE QUELQUE CHOSE ! »

Sensibilisé par le rôle trop méconnu encore des Agents de Renseignement et d’Action durant la seconde Guerre Mondiale alors qu’il menait son excellente recherche, publiée en 2016, sur l’abbé Paul Désirant, Maurice Petit s’est alors lancé dans un extraordinaire et minutieux travail de mémoire pour mettre en lumière ces résistants de l’ombre.

Avec une rigueur digne d’un historien confirmé, Maurice Petit s’est attelé à la recherche, à l’étude et à l’analyse, selon les stricts critères de la critique historique, de très nombreux documents conservés dans divers dépôts : les Archives de la Sûreté de l’Etat, celles relatives aux nombreux groupements de résistance actifs en Belgique qu’a rassemblées le GEGES, Centre d’Etude et de documentation – Guerres et Sociétés contemporaines, mais également les documents du Notariat du Ministère de la Défense nationale, ceux de la Direction générale Victimes de guerre du SPF Sécurité sociale, ceux du Centre de documentation historique des Forces armées et du Musée royal de l’Armée, tout comme les archives détenues par le Service de la Matricule de la Police fédérale et celles de l’Evêché de Namur. Pour compléter son information, puisée aux sources les plus fiables, Maurice Petit eut de nombreux entretiens avec ces agents toujours en vie ou avec leurs descendants. En outre, l’auteur consulta une impressionnante liste d’ouvrages et de publications, dont La Petite Gazette, ayant traité de la résistance en nos régions.

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Suivant une démarche et une méthode de travail qu’il explicite utilement, Maurice Petit vous guide à la rencontre de 20 femmes et de 100 hommes ayant été officiellement reconnus ARA, Agent de Renseignement et d’Action, dans les communes De Hotton, La Roche-en-Ardenne, Marche-en-Famenne et Rendeux. Cette reconnaissance a été accordée à 18716 Belges, dont 1817 à titre posthume, au terme d’une longue, près de 10 ans, et minutieuse enquête menée par un des services de la Sûreté de l’Etat. Avec son « Il fallait faire quelque chose ! », Maurice Petit présente ces femmes et ces hommes, apparemment ordinaires, sous un éclairage spécifique, personnalisé et très humaniste qui suscite la réflexion personnelle : « Dans pareilles situations, qu’aurai-je fait ? ». Il fait sortir de l’ombre ceux qui, le plus souvent, y restèrent même après la guerre après avoir courageusement risqué leur vie durant le conflit. Ils ont été d’un extraordinaire secours, à la portée inestimable, dans le travail mené conjointement par le Gouvernement belge et les Etats majors alliés. Sans jamais se considérer comme des héros, en restant discrets même lors des réjouissances de la Libération, ces femmes et ces hommes ont « simplement » fait ce qu’ils estimaient devoir faire que nos libertés fondamentales soient recouvrées. Leurs témoignages sont révélateurs du regard humble qu’ils portent sur leurs actions : « Je notais seulement la composition des trains qui passaient… Je repérais les insignes sur les uniformes des soldats allemands que je croisais… J’ai transmis le plan que j’avais dressé du dépôt de munitions voisin… J’ai acheminé quelques courriers que je cachais dans le cadre de mon vélo…» Rien que des actions illégales aux yeux de l’occupant et qui leur faisaient risquer une arrestation, l’emprisonnement, la torture, la déportation ou la mort.

Alors que la plupart des ouvrages consacrés à la Résistance dans notre pays mettent en exergue les chefs de divers réseaux ou groupements, ce travail de Maurice Petit est radicalement différent : sans l’habituelle hiérarchisation, entre les groupements de la Résistance, il vous plonge dans le quotidien hors du commun de ces messieurs et mesdames « tout le monde » dont l’action force, à la fois, le respect et la reconnaissance.

Ce bel et très intéressant ouvrage, que je vous recommande chaleureusement, est édité par LuxNam et le FAM, Famenne & Art Museum ; il vous est proposé dans un grand format, 23 X 27 cm, relié et cartonné, il compte 352 pages, très élégamment présentées. Vous pouvez vous le procurer par un versement de 30 €, frais d’emballage et de port compris, sur le compte BE52 0011 4088 5809 de RUSRA LUXNAM à 5100 Wépion.

Les Journées du Patrimoine 2018 à Aywaille

Les Journées du Patrimoine à Aywaille ont connu un extraordinaire succès et rassemblé un très nombreux public de personnes intéressées par les traces que notre riche passé a laissées sur le territoire de notre commune.
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A Raborive, la Brasserie Elfique avait judicieusement choisi ce weekend pour proposer un alléchant programme de festivités à l’occasion de l’inauguration officielle de leurs toutes nouvelles installations. A cela aussi, le public a répondu nombreux et s’est montré particulièrement enthousiaste.
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Des visites de la brasserie ont été commentées par son artisan, André Grolet, et des commentaires historiques sur l’incroyable passé industriel de ce site y ont été distillées, avec humour et passion, par René Henry.
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L’historien aqualien a reçu l’aide précieuse de ses deux fils, Raphaël et Renaud, pour produire une vidéo qui, en une petite vingtaine de minutes, vous raconte un demi-millénaire de vie industrielle à Raborive, vous pouvez la découvrir ci-dessous.

 

Le dimanche après-midi, c’est à l’autre bout de la commune, à Quarreux, que les curieux d’un des aspects parmi les plus insolites de notre passé s’étaient donné rendez-vous.
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Là également c’est un  groupe très important qui a suivi le cours de la Chefna jusqu’à la mine d’or qui fut exploitée en ces lieux au début du XIXe siècle. En chemin, les participants à cette balade ont pu suivre une intéressante démonstration d’orpaillage, se nourrir de la légende locale et suivre les explications données par René Henry sur l’or de l’Ardenne.
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