INTERPELLANT ET MAGISTRAL! LA PUISSANCE DE LA MATERNITE FACE AU PATRIARCAT

VIENT DE SORTIR : LA PUISSANCE DE LA MATERNITE FACE AU PATRIARCAT, UNE RESTAURATION DES SCIENCES HUMAINES PAR L’INCLUSION INEDITE DE L’ELEMENT FEMININ – ANNE-MARIE GILLIS-THYS

Interpellant et magistral ! Avec cet ouvrage, sa thèse de doctorat, Anne-Marie Gillis-Thys bouleverse des postulats ancestraux enseignés depuis toujours dans les cours d’histoire et ouvre grand des portes dévoilant de surprenantes réalités insoupçonnées dûment étayées par des textes et des documents inédits ou volontairement laissés dans l’ombre.

Il est communément admis, répété et enseigné que la structure sociale des Romains repose sur le patriarcat mais, très étonnament, aucun texte de droit ne l’atteste ! Ainsi, s’il est exact que toutes les puissantes « gentes » romaines vivaient sur de vastes territoires possédés en commun par leurs membres, comment ces territoire pouvaient-ils être transmis en héritage sans se voir divisés ? Et voilà déjà la thèse du patriarcat mise à mal par cette simple question…

L’auteure, en outre, vous démontrera que le sens même du terme « patriarcat » tel qu’il est défini encore de nos jours par les meilleurs dictionnaires repose sur une erreur –volontaire ?- d’analyse étymologique ; « patriarcat », le pouvoir de la patrie, a été traduit comme signifiant le pouvoir de l’oncle, « patruus », puis par le pouvoir du père, « pater ». Sur cette erreur repose l’existence même du mythe patriarcal entretenu, notamment, par les grandes religions qui imposeront le mariage et, dès lors, le principe d’une succession bilatérale responsable de l’éclatement du territoire détenu en commun pour donner naissance à l’individualisation de la propriété et des biens.

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La chercheuse, faisant reposer son analyse sur une vaste et rigoureuse étude (près de 80 pages de références bibliographiques et de sources), prouve alors la volonté organisée de mettre à mal la gestion commune de grands territoires, une forme de communisme antique et médiéval, au profit de l’individualisation de la propriété, selon les principes du capitalisme.

Histoire, sociologie, anthropologie et toutes les sciences humaines sont exploitées pour insister sur la volonté entretenue, de nos jours encore, de nier jusqu’à l’existence même de la femme dans l’histoire de l’humanité. Anne-Marie Gillis-Thys expose alors, de la façon la plus passionnate qui soit et avec une rigueur scientifique qui n’empiète jamais sur l’accessibilité de son propos, une réalité bien différente qui bouscule les ukases de l’histoire au masculin et qui, indubitablement, rend à la femme la place centrale du clan, celle qui transmet le territoire. Vous irez, au gré des pages de cette extraordinaire étude, à la rencontre du rôle prédominant de la femme avant et durant l’ère chrétienne, chez les Hébreux et dans le monde musulman depuis l’antiquité jusqu’à Napoléon et son code civil sans oublier un très intéressant chapitre consacré au rôle des dignitaires religieux au moyen âge, notamment dans la principauté de Stavelot-Malmedy.

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Ce remarquable ouvrage de près de 650 pages se lit comme un roman, il est sorti en mai dernier et a été édité aux Editions Universitaires Européennes. En commencer la lecture, c’est être assuré de ne plus le lâcher. Plus d’infos sur le blog d’Anne-Marie Gillis-Thys : www.patriarcat.com

SAVEURS D’ARDENNE – recettes des XVIIIe et XIXe siècles, par Charles-J.A. Leestmans

SAVEURS D’ARDENNE DE CHARLES-J.A. LEESTMANS EST SORTI !

La parution de cette nouvelle étude de Charles-J.A. Leestmans avait été annoncée et elle est là, disponible et qui vous attend ! Dès que je l’ai reçue, je m’y suis plongé et ne l’ai quittée qu’une fois la dernière page tournée.

Certes, ainsi que l’annonce le sous-titre de cet ouvrage, « Recettes des XVIIIe et XIXe siècles », l’auteur vous plonge au cœur de vieux carnets où sont rassemblées ces étonnantes recettes de nos aïeux ardennais mais, et ceux qui connaissent les écrits de Charles-J.A. Leestmans n’en seront pas surpris, l’ouvrage vous mène bien au-delà du détail de ces préparations. Ainsi, une fois le décor historique et géographique posé, vous serez confrontés à la question essentielle : existe-t-il une cuisine ardennaise ? Et l’auteur, avec moulte détails et précisions, vous montrera en quoi cette cuisine se distingue de celle des régions voisines. D’emblée, votre curiosité sera piquée ; par exemple, quand vous apprendrez qu’aucune des recettes compilées ne réclame l’emploi des champignons des bois… ou quand vous découvrirez la constance du recours à l’aigre-doux ou à l’association du sucré et du salé. Les passionnés de cuisine du terroir, où les produits de nos potager, de nos vergers et de nos bois étalent leurs lettres de noblesse, vont adorer ; mais les amateurs de la langue de chez nous ne seront pas en reste non plus. En effet, la langue employée par les cuisiniers des siècles passés est au moins aussi délicate que leurs préparations : « le beurre frissonne, la caillebotte dégoutte, l’omelette hale et la bière efontène… » Un précieux lexique, en fin d’ouvrage, vous guidera au travers des recettes avec les ingrédients pour guides.

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Bien sûr, vous vous attablerez face aux traditionnels matoufèts, trulèyes ou vôtes al rapêye puis, immanquablement, vous serez intrigués de voir apparaître, à la table des moines, des mets, des ingrédients ou des épices parmi les plus délicats ou exotiques : l’abricot, le citron, l’orange, la figue, l’asperge, le jet de houblon, le riz, la muscade, clous de girofle et même le safran. Bien sûr les poissons de nos rivières, truites, saumons, brochets, ombres, ainsi que les écrevisses ont ravi les palais ardennais mais ils n’étaient pas les seuls : on dégustait, aux tables privilégiées, du cabillaud, de l’églefin et de la lotte. Je n’en dévoilerai pas davantage, sachez simplement que chaque page de cette étude fourmille de surprises, d’anecdotes et de précisions alléchantes, étonnantes et passionnantes.

Charles-J.A. Leestmans vous convie à un voyage particulièrement édifiant et appétissant parmi les vieilles et traditionnelles cuisines ardennaises, des plus nanties aux plus frustres ; grâce à une agréable présentation et à son souci d’authenticité allié à son désir de rendre chaque texte présenté accessible à tout un chacun, vous pourrez vous lancer dans la préparation de l’une ou l’autre, voire de toutes ces recettes bien chez nous : les soupes et les bouillons, les omelettes, les viandes, les poissons, les escargots, les légumes, les pains et les tourtes, les fromages, les sauces et les condiments, les desserts, les confitures et les friandises, les boissons…

Voici quelques-unes de ces recettes pour vous mettre en appétit :

Pour faire une bonne soupe aux écrevisses

Pilez-les toutes vivantes après leur avoir ôté le ver de la queue (la petite substance noire et amère) et les mettez un peu frire avec du beurre, du poivre, sel et vinaigre ; puis mettez-y de l’eau et les laissez cuire ainsi deux heures. Passez-les par un pureu (c’est-à-dire : enlevez l’eau) et remettez votre soupe au feu avec des herbes de soupe (bouquet garni), citron et feuille de laurier et, avant de servir, un bon vin blanc. (Recette de sébastien Wibin né à Stavelot le 5 juin 1765)

 

Pour un bouillon

Un poumon de veau, une poignée d’orge mondée et douze à treize amandes séchées, et quand on (le) peut souffrir huit à neuf limaçons rouges. Il serait très bon, et en faire un bouillon bien bouilli et en prendre le soir et matin.

(Recette provenant de Jean-Antoine Remy, curé de Bihain au XIXe siècle, comme nombre de curés d’alors, le curé de Bihain était un peu guérisseur…)

 

Manière de faire des biscuits

(Selon une recette provenant de Marcourt durant la ptremière moitié du XVIIIe siècle)

Prenez quatre œufs, la pesanteur de sucre que les quatre œufs se pèseront ; on prendera deux de ces quatre œufs les plus pesants pour mettre leur pesanteur de farine la plus fine ; l’on battera les blancs d’œuf à part environ une demi-heure, après quoi l’on mettera les jaûnes d’œuf avec les blancs que l’on battera encore plus épais. Il faut mettre le sucre après la farine que l’on ne fera que remuer comme il faut, mais le plus habilement que l’on pourra pour les enfourner le plus vite que l’on peut. Remarquez qu’il faut que le fournê ne soit guère chaud ou non pour les cuissons – c’est une demi-heure environ. Il faudra toujours avoir soin de bien graisser les moules avec du beurre frais.

 

Tout passionné de notre histoire régionale connaît et apprécie la minutie des recherches menées par Charles-J.A. Leestmans, il se doit dès lors de posséder « Saveurs d’Ardenne » et ses vieilles et authentiques recettes de notre terroir patiemment compilées au départ des archives de bourgeois de Stavelot et d’un apothicaire de La Roche pour le XVIIIe siècle ainsi que celles d’un curé de Bihain pour le XIXe. Réclamez-le à votre libraire ou adressez un virement bancaire de 22€ au compte BE60 0635 4294 1670 de Par Quatre Chemins à 5032 Bothey avec la communication « Saveurs d’Ardenne + vos nom et adresse »

Mademoiselle de ces gens-là de PAUL DE RE

LU AVEC GRAND PLAISIR POUR VOUS LE NOUVEAU ROMAN DE  PAUL DE RE

MADEMOISELLE DE CES GENS-LA

Paul De Ré, pourtant entré il y a peu en littérature, est incontestablement une plume dont la renommée dépasse déjà largement le public des lecteurs des romans de notre terroir. « Mademoiselle de ces gens-là » marquera incontestablement une étape dans l’évolution de la trace littéraire qu’imprime profondément Paul De Ré. D’abord, sans rien renier de ce qui fait sa patte régionaliste fleurant bon le terroir d’Ourthe-Amblève, l’auteur nous mène dans un Liège qui ravira les nostalgiques de la Belle Epoque. Bien sûr, même si le village, Mazine en Condroz, où vit Mademoiselle est tout à fait imaginaire, vous serez nombreux à penser l’avoir reconnu, le talent d’évocation de Paul De Ré n’y est évidemment pas étranger. Son écriture précise, sa recherche du mot juste et précis, ses phrases tout empreintes de savoureuses expressions chères à la langue de chez nous nous plongent directement dans une réelle intimité avec les protagonistes de son histoire. Je ne vous en dévoilerai pas grand-chose de peur d’en déflorer l’essentiel, c’est d’ailleurs la démarche suivie par l’auteur dans les diverses présentations qu’il fit à Sprimont, à Esneux… même que les extraits lus à ces occasions auraient pu donner une idée erronée, au du moins fort éloignée, du contenu que le lecteur découvre avec un appétit grandissant au fil des pages.

Sachez simplement que vous serez immergés dans une étonnante confrontation entre des mondes aussi différents que celui de la grande bourgeoisie provinciale, bien pensante et catholique rigide, et celui des gens du voyage, « ces gens-là » et leur vie guidée par une envie de liberté se moquant des usages… Vous l’imaginez le choc est brutal et, avec beaucoup de subtilité, l’auteur vous indiquera lequel de ces mondes lui inspire le plus de respect.

Ce roman, au-delà de l’intrigue qui vous tiendra en haleine, vous invite également à réfléchir, à analyser et à comprendre, certes des mentalités d’hier mais, à bien y regarder, pas seulement… Comme moi, je suis certain que vous adorerez ce roman. (Editions Murmure des soirs, Esneux, 394 pages – 20€)

L’ABC DES ECOLES DE SPRIMONT

J’AI LU POUR VOUS : « L’ABC DES ECOLES DE SPRIMONT » d’YVETTE GILLES-SEPULCHRE

Voilà une publication de poids ! Plus d’un kilo de souvenirs, de photographies, de documents…

Tout le monde y trouvera son compte. D’abord, bien entendu, celle ou celui qui, un jour, usa ses fonds de culotte sur les bancs d’une des écoles, communales ou libres, de Sprimont ; ensuite, le lecteur curieux de connaître l’évolution des conditions de la transmission du savoir dans nos communes.

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Yvette Gilles-Sépulchre nous livre, dans ce nouvel ouvrage qu’elle signe, le fruit d’une incroyable recherche parmi les archives communales et celles du doyenné de Sprimont, mais également dans les familles de la commune. Après un utile et rapide rappel de ce qu’était une « école » de l’Antiquité à la fin de l’ancien régime, l’auteure nous plonge dans la réalité locale à l’époque hollandaise quand, le 10 avril 1826, Lincé voit l’ouverture des soumissions pour la construction de l’actuel presbytère à côté duquel devait se construire une école. Vous serez ensuite emmenés à la découverte des matières d’examen permettant aux candidats instituteurs de voir attribuer un grade, du 1er au 4e rang, selon leur degré de compétence.

La toute jeune Belgique indépendante ne conçoit pas l’école sans la présence active de la religion ; que l’école soit libre ou officielle, la classe commence par la prière. En 1879, sous l’influence libérale, le cours de religion est remplacé par un cours de morale non confessionnelle.

Yvette Gilles-sépulchre vous guidera, de manière très agréable et intelligemment illustrée, à la rencontre du quotidien en classe au fil des décennies. Elle aborde les règlements d’école, l’orthographe, la discipline, le matériel scolaire, les congés scolaires, la promulgation de l’enseignement obligatoire et gratuit, les guerres scolaires, le Pacte scolaire… De passionnants chapitres sont alors consacrés aux écoles gardiennes, à l’évolution de la méthodologie.

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L’auteure nous invite ensuite à l’accompagner dans sa propre scolarité depuis son premier jour de classe à la maternelle ; avec elle, vous vivrez de grands moments : la Saint-Nicolas, la chasse aux poux, la remise des prix, les cours de couture…

L’histoire de toutes les écoles du Sprimont d’hier et de celui d’aujourd’hui est ensuite révélée, vous voyagerez ainsi à Louveigné, à Banneux, à Deigné, à Gomzé-Andoumont, à Sendrogne, à Chanxhe, à Dolembreux, à Fraiture, au Hornay, à Fraiture, à Rouvreux et bien entendu à Sprimont centre. Vous y retrouverez sans aucun doute votre photo, celle de vos parents, de vos enfants, de votre instituteur mais aussi de nombreuses anecdotes et documents qui, à n’en pas douter, vous replongeront dans l’insouciance de vos années passées à l’école du village. J’ai personnellement pris un énorme plaisir à découvrir cette très intéressante et très plaisante étude et je vous invite à la découvrir à votre tour.

Ce fort volume de 308 pages au format A4, à l’agréable mise en page, est illustré d’innombrables documents et photographies, dont de nombreuses en quadrichromie est à votre disposition dans les deux librairies de Sprimont, à la bibliothèque et à l’Administration communale au prix de 20 €.

Vu son poids, par courrier, il vous en coûtera 30 € (en raison des frais de port bien entendu), somme qu’il convient de verser au compte n° BE57 0016 6753 0535 de l’Office du Tourisme de Sprimont, avec la mention « L’ABC des Ecoles de Sprimont ».

Le lundi 14 novembre prochain, à 18h., une présentation de cet ouvrage est organisée à la bibliothèque publique « Les Mille feuilles » à Sprimont. Vous pourrez, bien entendu, y acquérir cet ouvrage et y faire déposer une dédicace par Yvette Gilles-Sépulchre.

Cette soirée de présentation a été rendue possible grâce à une étroite collaboration entre la bibliothèque « Les Mille feuilles« , le Fonds d’Histoire Locale de Sprimont et l’Office du Tourisme.

 

VIENT DE PARAITRE : L’ABBE PAUL DESIRANT – RESISTANT INEBRANLABLE – de MAURICE PETIT

C’est à Devantave (Rendeux), tout à côté du presbytère, où il exerça son ministère et où il fut arrêté puis torturé, et à deux pas du petit cimetière où il repose, que l’ouvrage que Maurice Petit a consacré à l’abbé Paul Désirant a été présenté, il y a quelques jours, devant une foule nombreuse.

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Paul-Marie Renard, pour la section Luxembourg-Namur de la Royale Union des services de Renseignement et d’Action, a présenté cet abbé de façon simple et profonde à la fois : « Cet homme est un exemple » et du livre de Maurice Petit, il dira : « Ce livre force la réflexion… »

Romain Pousseur, l’étudiant qui se chargea de la mise en page de ce travail et qui fut conquis par son contenu, a eu cette phrase remarquable pour commenter la vie et l’action de ce prêtre : « C’est un modèle pour une civilisation en devenir constant ».

Des propos qui ne pouvaient que ravir l’auteur qui a exprimé son désir de voir son travail de mémoire devenir un outil pédagogique pour permettre la réflexion et la discussion chez les étudiants qui découvriront cette époque qu’ils n’ont heureusement pas connue au travers de la vie de cet homme « bien de chez nous » qu’était l’abbé Paul Désirant. C’est pour faciliter ce travail et initier le débat que l’auteur a choisi de découper son ouvrage en petits chapitres, denses mais clairs et précis. « Ce travail de mémoire, je l’ai voulu pour appréhender l’avenir avec une réelle dose d’espoir »

Grâce aux documents, aux photos et aux témoignages qu’il a récoltés, Maurice Petit nous plonge dans le quotidien et l’engagement de ce jeune abbé. Nous le suivons, pérennisant les valeurs qu’il a découvertes et développées chez les scouts en s’engageant, dès le mois de septembre 1940, dans le service de renseignement Clarence de Walthère Dewé ; puis, peu après, il deviendra agent d’un deuxième service de renseignements militaires, le réseau Benoit et encore du Mouvement National belge et du Front de l’Indépendance. L’auteur nous mène alors dans les arcanes de ces mouvements pour indiquer les connexions que l’abbé Désirant créera avec le réseau Bayard, la distribution de la presse clandestine, l’hébergement de soldats français évadés… Les faits qui mènent à son arrestation sont détaillés et commentés ainsi que le calvaire de l’abbé qui finira devant le peloton d’exécution à la Citadelle de Liège le 31 août 1943, quelques minutes après l’abbé Joseph Peeters, le curé de Comblain-au-Pont. L’auteur termine son ouvrage en publiant les dernières lettres de l’abbé Désirant et en évoquant les hommages qui lui furent rendus après la guerre.

Ce livre (124 pages), grâce notamment aux multiples liens qu’ils créent avec de nombreux mouvements de résistance ou membres de ces mouvements, vous passionnera. Vous pouvez l’acquérir par un versement de 15€ + 5€ de frais d’emballage et d’expédition soit 20€ sur le compte BE52 0011 4088 5809 de RUSRA LUXNAM à 5000 Namur.

Précisons que ce livre est maintenant disponible aussi:

– à la librairie Nouvel Horizon, de Rendeux;

– au Royal Syndicat d’Initiative de Marcourt;

– au Centre de Documentation de l’Ourthe moyenne à Bardonwez

Je m’en voudrais de ne pas mettre en exergue le généreux soutien de l’Administration communale de Rendeux, l’éditeur de cet ouvrage.

Un excellent conseil donné à tout qui  souhaiterait trouver une information complémentaire concernant les S.R.A. (Services de Renseignement et d’Action) et les objectifs défendus par l’asbl RUSRA-KUIAD vzw, allez donc consulter ce lien : 16-0531-SRA-rdd- Les Services de Renseignement et d’Action.pdf.

INDISPENSABLE DANS VOTRE BIBLIOTHEQUE!

Vient de paraître :  Eddy DE BRUYNE, Encyclopédie de l’occupation, de la collaboration et de l’Ordre Nouveau en Belgique francophone (1940-1945)

« Oeuvre magistrale », « œuvre d’une vie », cette « Encyclopédie de l’occupation, de la collaboration et de l’Ordre Nouveau en Belgique francophone (1940 – 1945 » que signe Eddy De Bryne est véritablement monumentale ! D’abord dans son seul aspect : 575 pages A4 sous un robuste cartonnage et près de 2,5 Kg, mais surtout bien sûr pour la masse d’informations rassemblées, sur ce sujet toujours délicat aujourd’hui, et concernant, pour la toute première fois, la Wallonie et Bruxelles.

Cet ouvrage d’Eddy De Bryne est le fruit de 30 années d’inlassables et minutieuses recherches qui avaient déjà conduit l’auteur à consacrer huit livres précieux pour la connaissance de cette période.

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Le professeur honoraire Francis Balace, dans sa préface, résume parfaitement le contenu de cette gigantesque entreprise : « Tout y est évoqué, non seulement les personnalités, même les plus infimes, de la collaboration politique et militaire (…), les administrations locales, les organismes économiques et professionnels d’Ordre Nouveau, les journalistes à la plume docile. »

Eddy de Bruyne a patiemment et rigoureusement consulté toutes les sources écrites disponibles, belges et allemandes, Pro Justicia, P-V d’interrogatoires, journaux de l’époque et journaux de l’après-guerre… mais aussi d’innombrables sources orales : il a rencontré Léon Degrelle en Espagne, s’est entretenu avec un officier de la Légion Wallonie, a interviewé des combattants du front de l’Est et des condamnés pour des faits d’incivisme…

Dans son « Encyclopédie », l’auteur propose ainsi des milliers d’articles, interconnectés pour retrouver aisément les liens nécessaires entre eux, mettant à disposition toutes les informations nécessaires pour appréhender la réalité des Kollabos wallons et bruxellois. Il mène le lecteur au cœur même des organisations politiques, sociales, culturelles et de jeunesse de la collaboration institutionnalisée et le guide au sein même de la hiérarchie de ces mouvements jusque dans leurs sections locales. Vous y découvrirez, entre beaucoup d’autres précieuses informations, un recensement des cellules wallonnes de Rex et l’organigramme des journaux collaborationnistes, La Légia ou Le Pays réel notamment.

L’auteur comble une importante lacune dans la bibliographie de la Seconde Guerre Mondiale et, avec une grande honnêteté intellectuelle, place les indispensables balises empêchant la publication de son travail de susciter la source malsaine d’une chasse aux sorcières à rebours.

C’est le Cercle d’Histoire et d’Archéologie Segnia qui a reçu l’honneur d’être choisi par Eddy De Bruyne pour l’édition de son « Encyclopédie » et le produit proposé, l’écrin de cette remarquable publication, justifie amplement ce choix !

Il s’agit d’un ouvrage de référence désormais incontournable pour tout qui s’intéresse à cet aspect jusqu’alors trop méconnu de notre histoire récente et qui se doit de trouver une place de choix dans la bibliothèque des passionnés de l’histoire de la guerre 40 – 45, mais aussi de tout qui veut s’informer de façon rigoureuse sur ceux qui se laissèrent séduire par l’Ordre nouveau en Belgique francophone.

Initialement, ce livre ne devait être accessible qu’aux souscripteurs, le conseil d’administration de Segnia a heureusement décidé d’en faire imprimer quelques dizaines d’exemplaires supplémentaires. Ne manquez surtout pas l’occasion d’en acquérir un car il me semble que cette édition exceptionnelle sera bien vite épuisée.

Vous pouvez obtenir un exemplaire de cette « Encyclopédie » en versant 70€ + 10€ d’envoi postal sur le compte BE90 0000 0336 9132 de Segnia à 6980 La Roche-en-Ardenne, avec la communication « Encyclopédie ».

300_6450Eddy De Bruyne, au centre, lors de la présentation officielle de son Encyclopédie, à La Roche-en-Ardenne le samedi 18 juin 2016. L’auteur est entouré de L. Nollomont, secrétaire-trésorier de Segnia, à gauche, et de l’historien Jean-Michel Bodelet, à droite

HISTOIRE ET PETITES HISTOIRES AUTOUR DU PETIT-SPAY

Raymond Collin et Jean-Marie Dehalleux voulaient évoquer les jours tragiques vécus, au home de Petit-Spay par une colonie d’enfants et leurs six monitrices pris au cœur de terribles combats lors de l’Offensive de l’hiver 44-45 et, gagnés par l’intérêt suscité par l’histoire du lieu, ils offrent aujourd’hui un passionnant récit débordant largement les limites de leur objectif initial.

Petit-Spay

Il est vrai que la visite de ce petit coin des rives de l’Amblève, proche de Trois-Ponts, met le chercheur, comme le lecteur, face à tous les ingrédients des histoires traditionnelles de notre Ardenne. En effet, en ces lieux se mêlent intimement réalités et mystères, légende colportée par la tradition populaire et faits dûment attestés, le tout articulé autour de personnages bien réels, tous suscitant un évident intérêt. On y rencontrera une famille illustre, les de Waha, dont un des membres prit la tête d’insurgés lors de la guerre dite des Paysans, en 1798, qui fit suite à la promulgation de la loi instaurant un service militaire obligatoire de 5 ans en temps de paix et illimité en temps de guerre pour tous les hommes de 20 à 25 ans. Son implication dans ce conflit a sans doute mené à la destruction de son château de Petit-Spay par les autorités françaises. On y croise aussi une mystérieuse fille du coin qui, la veille de convoler, s’enfuit avec un riche Anglais alors en séjour à Spa. Désormais appelée la Belle Anglaise, elle acquiert étonnament divers biens alors qu’elle est issue d’une famille modeste et qu’elle n’a que 20 ans. Les auteurs, de façon très rigoureuse, confrontent alors les récits légendaires et la stricte réalité des documents qu’ils ont découverts. Sans doute délaissée par son amant anglais, elle épouse un entrepreneur bruxellois et reviendra régulièrement sur ses terres natales dans la belle villa qu’ils élèveront, peut-être à l’emplacement même du château initial ainsi que le laisse supposer une étonnante découverte. Après son décès, son époux se remarie et vit à Petit-Spay,  puis vend la propriété en 1907. En 1932, une communauté de religieuses bénédictines s’y installe et une réalité plus surprenante encore que des faits rapportés aux veillées s’y développe. Au début de la guerre, la mère abbesse quitte le couvent, en puisant dans les caisses, retrouve le père abbé d’un monastère ; ensemble, ils se rendent en France, épousent la foi protestante et se marient…

La grosse villa du Petit-Spay, en 1943, deviendra un des homes de l’Aide aux Enfants de Prisonniers et accueillera, sous la direction et l’animation de cheftaines de louveteaux, une quarantaine de jeunes enfants. En décembre 1944, lors de l’Offensive et suite aux destructions des ponts sur l’Amblève, le Petit-Spay se retrouve ionpinément au cœur de terribles combats. Avec force témoignages, les auteurs relatent les douze jours que ces 40 gamins et leurs 6 animatrices passèrent au cœur des combats, la succession des occupations des lieux par les SS et les soldats US, jusqu’à leur évacuation vers Farnières où ils retrouveront 750 autres réfugiés.

Cette histoire est étonnante et intrigante, elle vous passionnera.  L’ouvrage est disponible après versement de 16 euros + 3 euros de frais d’envoi postal au compte Belfius, BE95 0630 0810 1858, de Dehalleux Jean-Marie, 69 route de Floriheid à 4960 Malmedy.