SAVEURS D’ARDENNE – recettes des XVIIIe et XIXe siècles, par Charles-J.A. Leestmans

SAVEURS D’ARDENNE DE CHARLES-J.A. LEESTMANS EST SORTI !

La parution de cette nouvelle étude de Charles-J.A. Leestmans avait été annoncée et elle est là, disponible et qui vous attend ! Dès que je l’ai reçue, je m’y suis plongé et ne l’ai quittée qu’une fois la dernière page tournée.

Certes, ainsi que l’annonce le sous-titre de cet ouvrage, « Recettes des XVIIIe et XIXe siècles », l’auteur vous plonge au cœur de vieux carnets où sont rassemblées ces étonnantes recettes de nos aïeux ardennais mais, et ceux qui connaissent les écrits de Charles-J.A. Leestmans n’en seront pas surpris, l’ouvrage vous mène bien au-delà du détail de ces préparations. Ainsi, une fois le décor historique et géographique posé, vous serez confrontés à la question essentielle : existe-t-il une cuisine ardennaise ? Et l’auteur, avec moulte détails et précisions, vous montrera en quoi cette cuisine se distingue de celle des régions voisines. D’emblée, votre curiosité sera piquée ; par exemple, quand vous apprendrez qu’aucune des recettes compilées ne réclame l’emploi des champignons des bois… ou quand vous découvrirez la constance du recours à l’aigre-doux ou à l’association du sucré et du salé. Les passionnés de cuisine du terroir, où les produits de nos potager, de nos vergers et de nos bois étalent leurs lettres de noblesse, vont adorer ; mais les amateurs de la langue de chez nous ne seront pas en reste non plus. En effet, la langue employée par les cuisiniers des siècles passés est au moins aussi délicate que leurs préparations : « le beurre frissonne, la caillebotte dégoutte, l’omelette hale et la bière efontène… » Un précieux lexique, en fin d’ouvrage, vous guidera au travers des recettes avec les ingrédients pour guides.

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Bien sûr, vous vous attablerez face aux traditionnels matoufèts, trulèyes ou vôtes al rapêye puis, immanquablement, vous serez intrigués de voir apparaître, à la table des moines, des mets, des ingrédients ou des épices parmi les plus délicats ou exotiques : l’abricot, le citron, l’orange, la figue, l’asperge, le jet de houblon, le riz, la muscade, clous de girofle et même le safran. Bien sûr les poissons de nos rivières, truites, saumons, brochets, ombres, ainsi que les écrevisses ont ravi les palais ardennais mais ils n’étaient pas les seuls : on dégustait, aux tables privilégiées, du cabillaud, de l’églefin et de la lotte. Je n’en dévoilerai pas davantage, sachez simplement que chaque page de cette étude fourmille de surprises, d’anecdotes et de précisions alléchantes, étonnantes et passionnantes.

Charles-J.A. Leestmans vous convie à un voyage particulièrement édifiant et appétissant parmi les vieilles et traditionnelles cuisines ardennaises, des plus nanties aux plus frustres ; grâce à une agréable présentation et à son souci d’authenticité allié à son désir de rendre chaque texte présenté accessible à tout un chacun, vous pourrez vous lancer dans la préparation de l’une ou l’autre, voire de toutes ces recettes bien chez nous : les soupes et les bouillons, les omelettes, les viandes, les poissons, les escargots, les légumes, les pains et les tourtes, les fromages, les sauces et les condiments, les desserts, les confitures et les friandises, les boissons…

Voici quelques-unes de ces recettes pour vous mettre en appétit :

Pour faire une bonne soupe aux écrevisses

Pilez-les toutes vivantes après leur avoir ôté le ver de la queue (la petite substance noire et amère) et les mettez un peu frire avec du beurre, du poivre, sel et vinaigre ; puis mettez-y de l’eau et les laissez cuire ainsi deux heures. Passez-les par un pureu (c’est-à-dire : enlevez l’eau) et remettez votre soupe au feu avec des herbes de soupe (bouquet garni), citron et feuille de laurier et, avant de servir, un bon vin blanc. (Recette de sébastien Wibin né à Stavelot le 5 juin 1765)

 

Pour un bouillon

Un poumon de veau, une poignée d’orge mondée et douze à treize amandes séchées, et quand on (le) peut souffrir huit à neuf limaçons rouges. Il serait très bon, et en faire un bouillon bien bouilli et en prendre le soir et matin.

(Recette provenant de Jean-Antoine Remy, curé de Bihain au XIXe siècle, comme nombre de curés d’alors, le curé de Bihain était un peu guérisseur…)

 

Manière de faire des biscuits

(Selon une recette provenant de Marcourt durant la ptremière moitié du XVIIIe siècle)

Prenez quatre œufs, la pesanteur de sucre que les quatre œufs se pèseront ; on prendera deux de ces quatre œufs les plus pesants pour mettre leur pesanteur de farine la plus fine ; l’on battera les blancs d’œuf à part environ une demi-heure, après quoi l’on mettera les jaûnes d’œuf avec les blancs que l’on battera encore plus épais. Il faut mettre le sucre après la farine que l’on ne fera que remuer comme il faut, mais le plus habilement que l’on pourra pour les enfourner le plus vite que l’on peut. Remarquez qu’il faut que le fournê ne soit guère chaud ou non pour les cuissons – c’est une demi-heure environ. Il faudra toujours avoir soin de bien graisser les moules avec du beurre frais.

 

Tout passionné de notre histoire régionale connaît et apprécie la minutie des recherches menées par Charles-J.A. Leestmans, il se doit dès lors de posséder « Saveurs d’Ardenne » et ses vieilles et authentiques recettes de notre terroir patiemment compilées au départ des archives de bourgeois de Stavelot et d’un apothicaire de La Roche pour le XVIIIe siècle ainsi que celles d’un curé de Bihain pour le XIXe. Réclamez-le à votre libraire ou adressez un virement bancaire de 22€ au compte BE60 0635 4294 1670 de Par Quatre Chemins à 5032 Bothey avec la communication « Saveurs d’Ardenne + vos nom et adresse »

Vient de sortir : BOVIGNY – LA CONCESSION par Georges ANTOINE

BOVIGNY, LA CONCESSION – UNE PASSIONNANTE VISITE GUIDEE PAR GEORGES ANTOINE

Aujourd’hui seulement connu des habitants du cru, La Concession (à Bovigny – Gouvy) a constitué, au milieu du XIXe siècle, un vaste domaine boisé de plus de trois cents hectares avec château, maison de  garde, ferme, chapelle et étangs.

C’est à l’intéressant passé de ces lieux que s’est intéressé Georges Antoine désireux de compléter et de finaliser le travail entrepris bien avant lui par Marcel Dewalque.

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Ce domaine est issu d’une vente, en 1851, d’une « concession » par la commune de Bovigny aux comtes de Berlaymont et de Cornélissen, au Baron van Havre et à I. Vermersch. La Concession passera, au fil de son histoire, dans bien des mains, notamment celles d’une famille d’origine roumaine, les Karadja à la réputation sulfureuse ; celles aussi du célèbre gouvion négociant en tabac et créateur de la marque « Boule Nationale » Odon Warland ; mais il y en eu d’autres moins connues. La ferme a vu aussi se succéder plusieurs exploitants qui ont tous marqué l’histoire du domaine : Nicolas Nizet,  Edouard Cornet, les Caprasse père et fils.

Il a souvent été question de la  Concession dans les journaux et dans les revues mais toujours de façon approximative et partielle. C’est à son histoire complète et bien documentée que s’est attaqué depuis plusieurs temps Georges Antoine qui vient de publier le résultat de ses recherches dans les archives et chez de nombreux témoins dans un petit volume de format A4 et de  70   pages abondamment illustrées d’intéressants documents et de très photos inédites et vendu 10€ les frais de port s’élèvent à 3,50€, soit un total de 13,50€ à verser au compte BE21 3401 2620 3203 de Robert Nizet à Vielsalm.

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Le fermier de la Concession, Nicolas Nizet et son épouse Hortense Dehez en route vers Bovigny pour faire des courses ou aller à la messe.

 

Georges Antoine est un chercheur indépendant, acharné, obstiné, précis et modeste qui a déjà produit d’autres petits ouvrages sur la commune de Bovigny (dont l’enseignement dans celle-ci) et qui nous propose donc aujourd’hui Bovigny, La Concession édité par I.D. Gouvyasbl-éditions. Georges Antoine fait partie de ces historiens amateurs qui s’intéressent à un village, le leur le plus souvent. Tous leurs travaux mis bout à bout constituent en fait une part importante de la grande Histoire.

Gouvy peut à coup sûr s’enorgueillir d’un tel administré !

SAVEURS D’ARDENNE par CHARLES-J.A. LEESTMANS

UN EVENEMENT EXCEPTIONNEL ! UN NOUVEAU CH. LEESTMANS !

L’ouvrage sortira à la fin de ce mois de juillet et il vous plongera dans le « bien manger d’autrefois » au cœur de notre Ardenne aux XVIIIe et XIXe siècles. Charles–J.A. Leestmans, dont tout passionné de notre histoire régionale connaît et apprécie la minutie des recherches, nous propose « Saveurs d’Ardenne » et ses vieilles et authentiques recettes de notre terroir patiemment compilées au départ des archives de bourgeois de Stavelot et d’un apothicaire de La Roche pour le XVIIIe siècle ainsi que celles d’un curé de Bihain pour le XIXe. L’ensemble est complété par des témoignages indédits de villageois racontant leurs plats et comment ils les cuisinent.

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Les amateurs de cuisine de tradition mais aussi les curieux du quotidien de nos aïeux seront ravis de découvrir près de 140 recettes de soupes et de bouillons, d’omelettes, de viandes, de poissons, de légumes, de tourtes, de desserts, de confitures, de boissons sans oublier les escargots, les fromages, les tartes…

Vous passerez de la table du paysan à celle des moines et visiterez leurs cuisines à la découverte des techniques et des produits et épices mis en œuvre. Pour vous mettre en appétit, je ne résiste pas au plaisir de vous présenter l’une de ces succulentes recettes :

« Pour faire une bonne soupe aux écrevisses

Après avoir retiré de la queue la petite substance noire et amère, écrasez-les vives et jetez-les dans le fond d’une casserole de fonte bouillante, le beurre pétillant : ajoutez-y un filet de vinaigre, poivrez, salez et laissez mijoter durant deux heures. Ensuite, recueillez les carcasses dans une passoire, gardez l’eau de la cuisson , remettez au feu en ajoutant des herbes à potage ou bouquet garni, une tranche ou deux de citron, une feuille de laurier, puis avant de servir verser ce qu’il faut de bon vin blanc de Moselle. »

Bref, un voyage aussi appétissant que gourmand que je vous engage à ne manquer sous aucun prétexte en profitant de l’offre de souscription (voir ci-dessous).

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LA CHAPELLE ST-HILAIRE DE BRUME A 250 ANS : CONFERENCE ET CONCERT LE 18 JUIN

La chapelle de Brume est à la fête ce 18 juin prochain!

En 1767, les habitants du hameau de Brume obtiennent enfin leur chapelle, s’épargnant ainsi de lourds déplacements vers l’église paroissiale de Wanne dont ils dépendaient alors.

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Fraîchement remise à neuf, cette charmante vieille dame,  toujours accueillante grâce à la disponibilité de Madame Nicolay, se veut un des rares endroits encore accessibles pour le recueillement comme pour accéder à un moment de repos loin de l’agitation quotidienne.

Ce patrimoine chargé d’Histoire et de petites histoires se veut, ce 18 juin de 15h à 20h  un lieu de fête pour ceux qui lui sont attachés comme pour les amoureux de notre belle région et de ses richesses à protéger !

Après une messe en wallon chantée dès 15h  par la chorale Cécilia de Géromont, nous laisserons la place à la partie profane des festivités. 

Dès 16h,  René Henry, auteur et chroniqueur  à la « Petite Gazette  des Annonces de l’Ourthe reviendra  au travers de l’histoire de cette chapelle sur l’histoire de la progressive christianisation de nos campagnes dès le VIIème siècle.

De 17h à 19h, tartes et gâteaux réjouirons gracieusement les gourmands tandis que la chorale Cécilia de Géromont nous reviendra avec quelques chansons profanes en wallon.

Nous clôturerons cette belle après-midi par une « Echappée musicale » proposée en collaboration avec l’asbl «Les chemins d’Elise » : un duo aérien et original, où ondoient et virevoltent la harpe envoûtante d’Anaëlle Ziadi et la flûte enjôleuse de Delphine Antoine. Un « Ave Maria » par le célèbre chanteur de notre région, Denis Gabriel, sera entonné pour conclure cette échappée musicale.

Simple et divin !

Une organisation de l’Espace culturel de Trois-Ponts en partenariat avec l’ASBL « Les chemins d’Elise », le RSI Trois-Ponts et surtout l’investissement sans mesure de Madame Nicolay.

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CONFÉRENCE | Les 250 ans de la Chapelle Saint-Hilaire de Brume

«  HISTOIRE DE NOS CHAPELLES » le dimanche 18 juin à 16h à la Chapelle de Brume

Conférence donnée par René Henry, auteur et chroniqueur à la « Petite Gazette des Annonces de l’Ourthe »

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Amoureux de nos vallées et plateaux, René Henry leur a déjà consacré plusieurs ouvrages d’histoire régionale et de folklore. A l’heure de l’anniversaire de la chapelle, élevée en 1767, une remise en contexte par un tel spécialiste était tout indiquée. Se lancer à la découverte de nos chapelles, c’est partir à la rencontre d’un patrimoine chargé d’histoire, de tradition tantôt religieuses tantôt populaires et témoignant toujours des peurs, des drames, des joies et des espoirs des populations locales.

 

La conférence sera suivie d’une réception d’anniversaire ouvert à tous et se clôturera par un concert classique « musique aux chapelles ».

Info et rés. : espaceculturel@troisponts.be – 080/292460
PAF :
Conférence : 3€ | gratuit pour les – de 16ans

          Concert : 8€ en prévente – 10 € sur place – Gratuit – 16 ans (Places limitées)

UNE CONFERENCE A NE PAS MANQUER! Rex et La Roche-en-Ardenne, mythes, légendes et réalités (1936-1945)

UN RENDEZ-VOUS A NE PAS MANQUER ! CE 19 MAI PROCHAIN

C’est à La Roche-en-Ardenne que ce rendez-vous est fixé, le vendredi 19 mai, à 20h., au Faubourg Saint-Antoine, place du Bronze, vous y assisterez à une très intéressante conférence, donnée par l’historien Jean-Michel Bodelet, sous le titre « Rex et La Roche-en-Ardenne, mythes, légendes et réalités (1936-1945). »

Le conférencier, spécialiste s’il en est de cette matière, vous présente son exposé :

« Lorsque l’on parle de rexisme et de ses succès électoraux, inévitablement, le nom de La Roche-en-Ardenne revient. C’est en effet dans ce canton –précision importante- que le parti de Léon Degrelle engrange, en mai 1936 son plus haut score dans le pays.  Il y récolte 48,27% des voix. Des voix masculines de plus de 21 ans. A cette époque, les femmes ne votent pas ! Comment expliquer ce succès ? Ne voir que les origines rochoises, du côté maternel, de Léon Degrelle est pour le moins réducteur. D’autres facteurs interviennent dans le choix des électeurs. Notamment le climat de scandales politico-financiers, la situation politique nationale et internationale.

L’engouement pour ce mouvement d’abord, parti ensuite, n’est pas uniquement rochois. Bien au contraire. En une seule fois, Rex envoie 21 députés au parlement. Considérer les électeurs de cette époque comme des fascistes est évidemment un anachronisme criant. Et pourtant, la position de Rex pendant la Seconde Guerre mondiale va, dans la mémoire collective, associer ces deux concepts, celui de rexiste à celui de collaborateur. Or, rien n’est moins vrai. Du slogan de 1936 « Catholique 100 % ou fout le camp » au « Heil Hitler » de 1941, il y a une grande marge. Et il ne faut pas attendre le début de la guerre pour voir apparaitre des dissensions au sein du parti. Des dissensions bien perceptibles à La Roche-en-Ardenne. Ce sera un des axes développé lors de la conférence.

Autre axe important qui sera exploré lors de cette soirée, celui du « rexisme de guerre. » Un rexisme bien différent de celui des premières luttes électorales, non seulement sur le plan doctrinal mais également sur le plan de ses adhérents. Quelle sera la position des rexistes rochois pendant ces événements ? Quelle sera la situation à La Roche-en-Ardenne où, très rapidement, des actes de résistance à l’occupant mais surtout aux collaborateurs sont enregistrés ? Là aussi, l’analyse de nombreuses sources permet d’y voir un peu plus clair. Un peu plus clair également dans ce fait divers inédit, celui de l’enlèvement, par les rexistes, du bourgmestre rochois, Jean Orban de Xivry. Un enlèvement perpétré en plein bataille des Ardennes ! »

Cette petite présentation vous aura, j’en suis persuadé, convaincus de l’intérêt de cette conférence organisée conjointement par l’Asbl « Action-Animation-Tourisme » et le Cercle d’Histoire et d’Archéologie Segnia. La participation aux frais est fixée à 6€, vous pouvez réserver à la Maison du tourisme (084/36 77 36) ou par courriel à asblsegnia@gmail.com ou encore par sms uniquement au 0497/27 33 09

LES TOUTES PROCHAINES CONFERENCES…

J’AVAIS 10 ANS EN 1960… UNE EXPO A DECOUVRIR BIENTÔT AU MUSEE DE WANNE ET DEUX CONFERENCIERS : L’Abbé J-P PIRE et René HENRY

Le Musée de Wanne – maison vivante du temps qui passe – vous propose, dès ce mois de mai, une exposition consacrée aux années ’60, période abordée avec les yeux d’un enfant de 10 ans d’où le titre choisi : Expo 10/60

Dans le cadre de cette manifestation, deux causeries sont d’ores et déjà programmées.

Le vendredi 2 juin, à 20h., l’Abbé Jean-Pierre Pire, Doyen de Liège et ancien professeur au collège St-Roch de ferrières, traitera d’un sujet passionnant : « Le Concile Vatican II : un avant et un après »

Ce concile, qui mobilisa les Evêques du monde entier entre 1962 et 1965, est remarquable par le nombre considérable et l’importance des propositions qui en sont ressorties et qui modifièrent, bouleversèrent même, l’Eglise catholique romaine.

 

Avant cela, le Musée me fait l’honneur de m’inviter une nouvelle fois, ce sera le jeudi 11 mai prochain à 20h., pour évoquer la « grève du siècle », celle qui paralysa la Wallonie durant l’hiver 1960-1961.

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Pour vous, je reviendrai sur cet important mouvement social, la grève générale, développé contre le programme d’austérité, la fameuse Loi unique, du Gouvernement Eyskens. Je vous tracerai alors un aperçu de la façon dont cette grève a été vécue en dehors des centres industriels. Les ouvriers du bassin industriel liégeois originaires de l’Ourthe-Amblève, du Condroz ou de l’Ardenne, ont eux aussi vécu ou subi ces cinq semaines de grève. Pour leur venir en aide de nombreuses initiatives se sont développées, nous irons à la rencontre de certaines d’entre elles. Je vous inviterai à suivre les prémices de la grève, ses développements, ses errements et, bien entendu ses conséquences sur les mutations idéologiques et structurelles dont la nécessité se révéla alors.

Deux dates à bloquer d’ores et déjà dans votre agenda.

Ce sera une occasion agréable de nous rencontrer et d’évoquer ce sujet, vos nombreux témoignages en font foi, qui vous intéresse. Au plaisir de vous y rencontrer.

José WOLFF-Vie et Lumière, une expo à ne pas manquer, à Aywaille, du 17 au 26 mars à l’Espace 17bis

José WOLFF – « VIE ET LUMIERE »

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José Wolff est un peintre né à Liège en 1885 qui sera un brillant élève d’Adrien de Witte. A 17 ans à peine, mais déjà plusieurs fois récompensé par des prix prestigieux, il part à Paris pour y parfaire son art. Après plusieurs expositions, Liège, Paris, Grenade, où il rencontre le succès ; il est convié à l’Union Internationale des Beaux-Arts et des Lettres et y côtoiera les Rodin, Degas, Monet, Cézanne, Anatole France, Tolstoï…

Après la Grande Guerre, il découvre notre région et, au départ de Vieuxville, il excursionne dans les vallées de l’Amblève, de l’Ourthe, de l’Aisne et de la Lembrée y trouvant l’inspiration pour de très nombreux tableaux. Il habitera ensuite à Fanzel avant d’acheter une maison à Roche-à-Frêne.

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La maison du peintre à Fanzel.

 

Les lecteurs de la Petite Gazette compte en leur sein un extraordinaire spécialiste de la vie et de l’œuvre de ce peintre en la personne de Francis Laboureur qui, en 1999 déjà, consacrait une très intéressante plaquette à José Wolff. Aujourd’hui, poursuivant inlassablement son envie de mieux faire connaître cet artiste tombé amoureux de nos paysages, il s’est associé à Luc Vivegnis et à sa galerie « Espace 17bis » à  Aywaille pour mettre sur pied une formidable exposition rassemblant plus de 80 toiles, dessins et affiches généreusement prêtés ou proposés à la vente par des collectionneurs de cet artiste aujourd’hui toujours très apprécié.
Cette exposition-hommage constitue une occasion inédite d’appréhender une part importante de l’œuvre de ce peintre, de le découvrir pour ceux qui ne le connaissent pas encore et, pour les autres, de parfaire leurs connaissances à son sujet.

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Intitulée « Vie et Lumière », cette expo sera également le prétexte à la publication d’un catalogue permettant de situer l’artiste dans le mouvement « luministe » belge.

Je pense très sincèrement qu’une visite à l’espace 17bis est incontournable entre le 17 et le 26 mars prochain, ne laissez surtout pas passer pareille occasion qui ne se représentera pas de sitôt.

L’exposition se déroulera du 17 au 26 mars 2017 inclus et sera accessible les mercredis, jeudis et vendredis de 14h. à 18h30, les samedis de 11h. à 18h30 et les dimanches de 14h. à 18h.

Espace 17bis est installé au n°17 de l’avenue Jean Wilmotte à Aywaille.

POUR PROLONGER L’INFORMATION…

La Petite Gazette a déjà évoqué la vie et l’oeuvre de ce peintre et, bien entendu, c’était déjà à l’initiative de Francis Laboureur.  Voici ce qu’il vous était donné à lire dans l’édition du 12 septembre 2012:

JOSE WOLFF (1885 – 1964) – PEINTRE DE NOS VALLEES

José Wolff, ce nom – s’il parle immédiatement aux amateurs d’art – reste encore, et c’est assez incompréhensible, étranger pour nombre d’entre vous qui me lisez… Voilà ce qui a poussé Monsieur Francis Laboureur à nous présenter ce peintre qui en parlant de l’Aisne disait « Ma rivière, mon pays ». Monsieur Laboureur est intarissable sur le sujet, il est vrai qu’il a, en 1999 déjà, consacré une publication, largement illustrée, à cet artiste que nos régions inspirèrent profondément. C’est auprès de cet auteur que je puise les éléments biographiques suivants.

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José Wolff  naît à Liège, rue des Guillemins, le 18 février 1885. Très tôt, il manifeste de véritables prédispositions pour le dessin. Ses études brillantes ne sont pas brillantes mais ses qualités artistiques lui ouvrent très vite les portes de l’Académie des beaux-arts de Liège où il sera notamment l’élève d’Adrien de Witte. Il a à peine 17 ans quand, muni déjà de quatre premiers prix, il quitte Liège pour Paris et l’atelier du célèbre professeur Fr. Cormont. Il y rencontre d’emblée un certain succès. Après un séjour en Hollande, il revient à Liège où il expose une trentaine d’œuvres au 20e Salon des Artistes, en avril 1908. Il exposera ensuite à Grenade et à Paris

En 1913, il est invité à rejoindre l’Union Internationale des Beaux-Arts et des Lettres au sein de laquelle se retrouvent, entre autres, Auguste Rodin, Degas, Anatole France, Claude Monet, Cézanne, Tolstoï…

Peu avant la Grande Guerre, il retourne à Paris où il côtoie notamment Jules Romains et Anatole France. Pendant la guerre, il est en Belgique et ne la quittera quasiment plus. Les expositions se multiplient dans tout le pays et il gagne la profonde estime de ses contemporains : Richard Heintz, Adrien de Witte, Auguste Donnay…

Au lendemain de la guerre, il découvre notre région, et plus spécialement Vieuxville, grâce à son ami Evariste Carpentier, qui deviendra directeur de l’académie des Beaux-Arts de Liège. Il parcourt les vallées de l’Ourthe, de l’Amblève, de l’Aisne et de la Lembrée qui lui inspirent de nombreux tableaux. Bien vote imprégné des us et des traditions locales, José Wolff réalise la décoration de chars (on y reconnaîtra notamment le château de Logne) quand, à Vieuxville, en 1930, on commémore le centenaire de l’Indépendance de la Belgique.

En 1935, par amitié pour le père du prêtre Pierrard, curé à Heyd, il va recréer les quatorze tableaux du chemin de croix de l’église.

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 La ferme Mathy à Roche-à-Frêne

Il réside ensuite à Fanzel, puis achète une maison à Roche-à-Frêne. Avec un ami liégeois d’origine française, peintre amateur en villégiature à Burnontige, il sillonne la région à bord d’une fourgonnette 2 cv. Les deux peintres peignent de nombreuses toiles.

Jose Wolff est également un portraitiste de renom à qui se sont adressés de très nombreuses personnalités de Liège ou d’ailleurs. On rapporte à ce sujet que Léon Degrelle posa pour lui mais que dès que Wolff cerna la personnalité de son modèle, il refusa de poursuivre le travail entamé en expliquant à Degrelle toute son opposition aux thèses rexistes.

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Vous voyez, il s’agit bien là d’un personnage qui, pour les témoignages d’amour qu’il laissa à nos vallées et pour sa personnalité attachante, méritait d’être évoqué dans La Petite Gazette.