CE 8 OCTOBRE VOUS AVEZ RENDEZ-VOUS SUR DE TRES ANCIENNES VOIES… (FOSSE, TROIS-PONTS)

L’EGLISE ST-JACQUES A FOSSE (TROIS-PONTS) SUR LE CHEMIN DE COMPOSTELLE

A Trois-Ponts, comme dans d’autres communes, on ne se contente pas des éphémères Journées du Patrimoine pour mettre en valeur les merveilles de nos contrées… Le programme inscrit dans le cadre de l’Année Patrimoniale 2017 vous propose une alléchante journée, le dimanche 8 octobre prochain, en l’église Saint-Jacques de Fosse, Trois-Ponts.

Par nos chemins anciens 2 (1)

Dès 10h. vous êtes conviés à visiter une exposition de photos  anciennes  évoquant l’histoire de l’église Saint-Jacques et la vie, durant le 20e siècle, des villages attachés de Fosse, Bergeval, Dairomont, Cour, Mont-de-Fosse.

A 16h., Quentin et Lionel Hurdebise, les petits-fils de Jules Hurdebise,  porteurs du projet « Lu Stâve dès Boûs » de Logbiermé, reviendront sur l’histoire de deux voies majeures qui parcouraient jadis notre territoire en empruntant ses sommets : le Grand Chemin du Luxembourg  connu notamment pour le transport des écorces de chênes en direction de Stavelot et de Malmedy et la fabuleuse voie de Compostelle qui, semble-t-il, voyait passer les pèlerins par les hauteurs de Saint-Jacques. A tour de rôle, ils évoqueront les différentes curiosités naturelles et historiques qui jalonnent ces anciennes voies (faune et flore, maisons et personnages célèbres, croix et monuments, etc.) ; la raison de l’existence du chemin de st-Jacques de Compostelle et son tracé en Belgique afin de comprendre pourquoi « Saint-Jacques » à Fosse.

 

Par nos chemins anciens 2 (2)

A leur suite, René Gabriel, bien connu de tous les lecteurs de La Petite Gazette, présentera le fruit de son inlassable travail de recherche. Sa consultation d’archives et de récits anciens de voyageurs apportera un intéressant éclairage sur l’histoire du ban de Fosse et de nos régions à une époque où les déplacements s’organisaient bien différemment dans nos campagnes. Le livre qu’il vient de publier sur le sujet, à cette occasion, sera disponible sur place.

Une organisation de l’Espace culturel de Trois-Ponts en collaboration avec le « Stâve dès Boûs, Monsieur René Gabriel, le musée de Wanne et Madame Madeleine Gaspar.

Conférence > 3€. Rens. Espace culturel de Trois-Ponts 080/292460 ou 0471/226 883

Exposition >accès gratuit. Rens. Madeleine Gaspar

 

 

REVOICI LES PASSIONNANTES JOURNEES DU PATRIMOINE

On ne compte plus les alléchantes propositions d’expositions, de visites guidées, de conférences… qui vous sont proposées lors du prochain weekend des Journées du Patrimoine. La Petite Gazette a choisi de vous en présenter une sélection qui, je le sais, devrait vous intéresser.

 

A AYWAILLE

Le thème de cette année se déclinera sous l’angle de l’exploitation carrière. Dans les locaux de l’Administration communale, il vous sera proposé une exposition de documents vous montrant comment les maîtres carriers ont pu se frayer les voies, rapides et sécures, publiques ou privées, vers nos carrières. Cette exposition sera accessiblement librement les samedi 9 et dimanche 10 septembre, de 10 à 17h.

Le vendredi à 19h., au même endroit et au cœur même de l’exposition, j’aurai l’immense plaisir de donner une conférence au cours de laquelle René Henry vous montrera comment les maîtres carriers ont réussi à se frayer ces voies. Il y sera question de batellerie, de chemins de fer, terrestres ou aériens et, bien sûr, de chemins et de routes qui bouleversèrent nos paysages.

001 « Document extrait des collections de René Henry »

Contrairement à ce que l’on s’imagine, l’exploitation industrielle de la pierre de chez nous ne remonte pas au-delà des années 1830-1840, à Florzé précisément. Très vite, l’essor de cette industrie, pourvoyeuse de très nombreux emplois locaux, provoqua des bouleversements tangibles de nos paysages locaux. On pense d’emblée au flanc des collines éventrés mais bien d’autres aspects paysagers et environnementaux furent modifiés. Un nombre toujours croissant d’exploitations allait de pair avec la nécessité de pouvoir acheminer les produits, bruts ou finis, issus de cette activité extractive. Les lieux d’exploitation n’étaient pas toujours accessibles à un important charroi, il fallut dès lors créer ces voies d’accès. Dans notre région et dans notre commune bien des moyens furent mis en œuvre pour assurer la circulation la plus aisée possible de ces produits dont le poids est, sans doute, un des éléments majeurs. Nos anciens sites carriers conservent le souvenir de ces voies nouvelles imaginées par nos ingénieux aïeux. En plus de la voie d’eau utilisée depuis des siècles déjà, la voie ferrée fut largement mise à contribution quelle qu’en soit la forme ou le statut : chemin de fer de l’Etat, réseau vicinal, réseau privé et même lignes aériennes sillonnèrent nos coteaux et franchirent nos vallées alors même que le réseau routier se développait considérablement en raison des transports nombreux qu’il devait supporter mais aussi parce que, attirée par le travail qu’offrait les carrières, la population et les zones d’habitat se développaient.

 

A ESNEUX-TILFF

A PROPOS DE LA BATELLERIE ET DU CANAL DE L’OURTHE…

C’est ce sujet que l’asbl Le Vieil Esneux, le Contrat Rivière Ourthe, les R.S.I. de Tilff et d’Esneux et la Commune d’Esneux ont choisi de développer lors des toutes prochaines Journées du Patrimoine. Le programme est alléchant et ne manquera d’attirer un public passionné : une exposition au château Brunsode (du 9 au 13 septembre), des balades à pied et à vélo à la découverte des vestiges du canal (les 9 et 10 septembre à 14h.) et une conférence de Géry de Pierpont, le samedi à 20h., sur le thème : L’aventure du Canal de Meuse & Moselle à travers les Ardennes, il y a 185 ans. Un souterrain pour bateaux, sous la frontière luxembourgeoise…

Géry de Pierpont est archéologue de formation (ULg) et « passeur de patrimoine » par passion. Ancien responsable du programme patrimoine architectural de la Fondation Roi Baudouin et coordinateur européen des Journées du Patrimoine, il fut durant cinq ans le responsable du musée BELvue, dédié à l’histoire de la Belgique et de sa Dynastie, puis chargé de la communication de la Maison des Auteurs de Bruxelles. Après avoir lancé le site de tourisme culturel « intoHistory », pour la promotion des logements dans l’histoire, il travaille aujourd’hui pour la Fondation Eglises Ouvertes. Les curieux d’histoire apprécieront son roman « La Rivière contrariée », consacré à l’épopée du Canal de Meuse et Moselle.

0 Photo pour filigrane (1)

  1. Encouragés par roi Guillaume Ier des Pays-Bas, une poignée d’entrepreneurs intrépides décident de relier la Meuse à la Moselle par un canal qui remonterait l’Ourthe jusqu’à sa source. Un canal qui traverserait la crête ardennaise par un tunnel navigable de plusieurs kilomètres avant de redescendre le long de la Wiltz et de la Sûre jusqu’à Wasserbilig en direction du Rhin ! 684 mètres de dénivellation, 205 écluses, 300 kilomètres de berges, sans parler des capitaux colossaux à rassembler et des conflits sociaux à gérer : une véritable épopée, technique, politique et économique, dont l’aboutissement sera finalement compromis par la révolution belge et la scission du Grand-Duché en 1839.

Une manifestation que les amateurs de cet important aspect de notre histoire régionale auront à cœur de ne pas manquer.

Affiche JP 2017

A GOUVY, LIERNEUX, STOUMONT, TROIS-PONTS et VIELSALM

« 150 ans du rail en Haute-Ardenne », cela se célèbre dignement !

Au programme des festivités, ces samedi 9 et  dimanche  10 septembre, conférence, expos, visites guidées, spectacles historiques pour les familles, concerts à  Gouvy, Lierneux, Trois-Ponts, Stoumont et Lierneux.

En ce 19ème s., siècle de la révolution industrielle, l’Ardenne est considérée comme la « Sibérie belge. »

Les récits des auteurs romantiques qui découvrent la région s’apparentent à des aventures dignes de la conquête de terres inconnues. L’Ardenne parait lointaine pour le reste du pays. La diligence permet certes de s’y rendre mais là aussi, le terme d’épopée n’est pas usurpé.  Le rail, promis par le Roi Léopold Ier va lever ces frontières théoriques au sein de notre pays.  Il va s’avérer être un merveilleux vecteur d’émancipation pour la région ardennaise. Sur le plan économique, social et  celui des idées.

Ainsi le 20 février 1867 marque le début d’une ère nouvelle pour notre  région ; durant les 3 dernières décennies du 19ème s. et la 1ère moitié du 20ème s., les voies de fer irriguèrent progressivement nos vertes vallées, reliant nos bourgades et villages aux grands centres industriels et névralgiques nationaux et internationaux. Les métamorphoses et impacts sur cette région furent multiples et inégaux.La place grandissante donnée à  la voiture, la fermeture progressive des charbonnages et les difficultés rencontrées par la sidérurgie détricotent progressivement cette voie de fer dont subsiste, depuis 1959, uniquement la ligne 42 !

Sa 09  à 19h30, à l’Espace culturel de Trois-Ponts, sera donnée la conférence inaugurale et introductive «  Le rail, vecteur d’émancipation de l’Ardenne ».  En analysant le cas du nord de la province de Luxembourg et du sud de celle de Liège, J.-M. Bodelet (historien) remettra en perspective ce que fut « l’âge d’or du rail. » . A l’issue de la conférence, un verre de l’amitié sera offert à l’occasion des 150 ans de l’inauguration du chemin de fer Spa-Gouvy, 1ère ligne de chemin de fer qui traversa notre région !

 Di 10  de 9h à 18h, à Gouvy, Lierneux, Stoumont, Trois-Ponts, Vielsalm, vous pourrez profiter d’un circuit guidé en 5 étapes accessible en car (sur réservation !) ou librement.

Au programme : expos, visites guidées, conte historiques par la cie Sandra Proes, animations, visites sur site, concerts

modèle extraction mine de manganèse

Stoumont  «  Exceptionnel ! Une exploitation minière (extraction de manganèse) en Ardenne liégeoise » : expo et visites guidées 9h, 11h, 16h.

Terminus en gare de Lierneux et on rentre à latelier

Lierneux  « Quand le tram ouvrit nos villages »: expo et visites guidées 10h30 ( avec conte historique), 14h

 

Pont hermamont Vielsalm

Vielsalm  «  Vielsalm, à la croisée du rail depuis 150 ans ! »: expo et visites guidées 10h30, 13h (avec conte historique), 15h30

thumbnail_train à vapeur sur le viaduc

Trois-Ponts  « L’âge d’or d’un village né du train ! »: expo et visites guidées à 10h, 14h30 (avec conte historique), 17h

Gouvy « Gouvy, nœud ferroviaire »: expo et visites guidées 10h, 14h, 16h30 (avec conte historique)

 

Di 10 à 19h30, dans la grange tout à côté du Château de Rahier, clôturez cette belle journée en compagnie du groupe Chat Pitre quartet pour un concert de «  Jazz manouche ». En collaboration avec l’asbl « Les Chemins d’Elise »

Je vous invite à consulter le programme complet ci-annexé.  
Infos pratiques  
Info & rés obligatoire : avant le 7 septembre  > places limitées pour la formule en car (50 places) et pour le conte historique tout public (50 places).
Espace culturel de Trois-Ponts 080/29.24.60 ou 0471-226883- Espaceculturel3ponts.jimdo.com
PAF : circuit > parcours en bus et animations gratuites.- sauf repas à votre charge

SAVEURS D’ARDENNE – recettes des XVIIIe et XIXe siècles, par Charles-J.A. Leestmans

SAVEURS D’ARDENNE DE CHARLES-J.A. LEESTMANS EST SORTI !

La parution de cette nouvelle étude de Charles-J.A. Leestmans avait été annoncée et elle est là, disponible et qui vous attend ! Dès que je l’ai reçue, je m’y suis plongé et ne l’ai quittée qu’une fois la dernière page tournée.

Certes, ainsi que l’annonce le sous-titre de cet ouvrage, « Recettes des XVIIIe et XIXe siècles », l’auteur vous plonge au cœur de vieux carnets où sont rassemblées ces étonnantes recettes de nos aïeux ardennais mais, et ceux qui connaissent les écrits de Charles-J.A. Leestmans n’en seront pas surpris, l’ouvrage vous mène bien au-delà du détail de ces préparations. Ainsi, une fois le décor historique et géographique posé, vous serez confrontés à la question essentielle : existe-t-il une cuisine ardennaise ? Et l’auteur, avec moulte détails et précisions, vous montrera en quoi cette cuisine se distingue de celle des régions voisines. D’emblée, votre curiosité sera piquée ; par exemple, quand vous apprendrez qu’aucune des recettes compilées ne réclame l’emploi des champignons des bois… ou quand vous découvrirez la constance du recours à l’aigre-doux ou à l’association du sucré et du salé. Les passionnés de cuisine du terroir, où les produits de nos potager, de nos vergers et de nos bois étalent leurs lettres de noblesse, vont adorer ; mais les amateurs de la langue de chez nous ne seront pas en reste non plus. En effet, la langue employée par les cuisiniers des siècles passés est au moins aussi délicate que leurs préparations : « le beurre frissonne, la caillebotte dégoutte, l’omelette hale et la bière efontène… » Un précieux lexique, en fin d’ouvrage, vous guidera au travers des recettes avec les ingrédients pour guides.

001

Bien sûr, vous vous attablerez face aux traditionnels matoufèts, trulèyes ou vôtes al rapêye puis, immanquablement, vous serez intrigués de voir apparaître, à la table des moines, des mets, des ingrédients ou des épices parmi les plus délicats ou exotiques : l’abricot, le citron, l’orange, la figue, l’asperge, le jet de houblon, le riz, la muscade, clous de girofle et même le safran. Bien sûr les poissons de nos rivières, truites, saumons, brochets, ombres, ainsi que les écrevisses ont ravi les palais ardennais mais ils n’étaient pas les seuls : on dégustait, aux tables privilégiées, du cabillaud, de l’églefin et de la lotte. Je n’en dévoilerai pas davantage, sachez simplement que chaque page de cette étude fourmille de surprises, d’anecdotes et de précisions alléchantes, étonnantes et passionnantes.

Charles-J.A. Leestmans vous convie à un voyage particulièrement édifiant et appétissant parmi les vieilles et traditionnelles cuisines ardennaises, des plus nanties aux plus frustres ; grâce à une agréable présentation et à son souci d’authenticité allié à son désir de rendre chaque texte présenté accessible à tout un chacun, vous pourrez vous lancer dans la préparation de l’une ou l’autre, voire de toutes ces recettes bien chez nous : les soupes et les bouillons, les omelettes, les viandes, les poissons, les escargots, les légumes, les pains et les tourtes, les fromages, les sauces et les condiments, les desserts, les confitures et les friandises, les boissons…

Voici quelques-unes de ces recettes pour vous mettre en appétit :

Pour faire une bonne soupe aux écrevisses

Pilez-les toutes vivantes après leur avoir ôté le ver de la queue (la petite substance noire et amère) et les mettez un peu frire avec du beurre, du poivre, sel et vinaigre ; puis mettez-y de l’eau et les laissez cuire ainsi deux heures. Passez-les par un pureu (c’est-à-dire : enlevez l’eau) et remettez votre soupe au feu avec des herbes de soupe (bouquet garni), citron et feuille de laurier et, avant de servir, un bon vin blanc. (Recette de sébastien Wibin né à Stavelot le 5 juin 1765)

 

Pour un bouillon

Un poumon de veau, une poignée d’orge mondée et douze à treize amandes séchées, et quand on (le) peut souffrir huit à neuf limaçons rouges. Il serait très bon, et en faire un bouillon bien bouilli et en prendre le soir et matin.

(Recette provenant de Jean-Antoine Remy, curé de Bihain au XIXe siècle, comme nombre de curés d’alors, le curé de Bihain était un peu guérisseur…)

 

Manière de faire des biscuits

(Selon une recette provenant de Marcourt durant la ptremière moitié du XVIIIe siècle)

Prenez quatre œufs, la pesanteur de sucre que les quatre œufs se pèseront ; on prendera deux de ces quatre œufs les plus pesants pour mettre leur pesanteur de farine la plus fine ; l’on battera les blancs d’œuf à part environ une demi-heure, après quoi l’on mettera les jaûnes d’œuf avec les blancs que l’on battera encore plus épais. Il faut mettre le sucre après la farine que l’on ne fera que remuer comme il faut, mais le plus habilement que l’on pourra pour les enfourner le plus vite que l’on peut. Remarquez qu’il faut que le fournê ne soit guère chaud ou non pour les cuissons – c’est une demi-heure environ. Il faudra toujours avoir soin de bien graisser les moules avec du beurre frais.

 

Tout passionné de notre histoire régionale connaît et apprécie la minutie des recherches menées par Charles-J.A. Leestmans, il se doit dès lors de posséder « Saveurs d’Ardenne » et ses vieilles et authentiques recettes de notre terroir patiemment compilées au départ des archives de bourgeois de Stavelot et d’un apothicaire de La Roche pour le XVIIIe siècle ainsi que celles d’un curé de Bihain pour le XIXe. Réclamez-le à votre libraire ou adressez un virement bancaire de 22€ au compte BE60 0635 4294 1670 de Par Quatre Chemins à 5032 Bothey avec la communication « Saveurs d’Ardenne + vos nom et adresse »

Vient de sortir : BOVIGNY – LA CONCESSION par Georges ANTOINE

BOVIGNY, LA CONCESSION – UNE PASSIONNANTE VISITE GUIDEE PAR GEORGES ANTOINE

Aujourd’hui seulement connu des habitants du cru, La Concession (à Bovigny – Gouvy) a constitué, au milieu du XIXe siècle, un vaste domaine boisé de plus de trois cents hectares avec château, maison de  garde, ferme, chapelle et étangs.

C’est à l’intéressant passé de ces lieux que s’est intéressé Georges Antoine désireux de compléter et de finaliser le travail entrepris bien avant lui par Marcel Dewalque.

001

Ce domaine est issu d’une vente, en 1851, d’une « concession » par la commune de Bovigny aux comtes de Berlaymont et de Cornélissen, au Baron van Havre et à I. Vermersch. La Concession passera, au fil de son histoire, dans bien des mains, notamment celles d’une famille d’origine roumaine, les Karadja à la réputation sulfureuse ; celles aussi du célèbre gouvion négociant en tabac et créateur de la marque « Boule Nationale » Odon Warland ; mais il y en eu d’autres moins connues. La ferme a vu aussi se succéder plusieurs exploitants qui ont tous marqué l’histoire du domaine : Nicolas Nizet,  Edouard Cornet, les Caprasse père et fils.

Il a souvent été question de la  Concession dans les journaux et dans les revues mais toujours de façon approximative et partielle. C’est à son histoire complète et bien documentée que s’est attaqué depuis plusieurs temps Georges Antoine qui vient de publier le résultat de ses recherches dans les archives et chez de nombreux témoins dans un petit volume de format A4 et de  70   pages abondamment illustrées d’intéressants documents et de très photos inédites et vendu 10€ les frais de port s’élèvent à 3,50€, soit un total de 13,50€ à verser au compte BE21 3401 2620 3203 de Robert Nizet à Vielsalm.

Concessions (1)

 

Le fermier de la Concession, Nicolas Nizet et son épouse Hortense Dehez en route vers Bovigny pour faire des courses ou aller à la messe.

 

Georges Antoine est un chercheur indépendant, acharné, obstiné, précis et modeste qui a déjà produit d’autres petits ouvrages sur la commune de Bovigny (dont l’enseignement dans celle-ci) et qui nous propose donc aujourd’hui Bovigny, La Concession édité par I.D. Gouvyasbl-éditions. Georges Antoine fait partie de ces historiens amateurs qui s’intéressent à un village, le leur le plus souvent. Tous leurs travaux mis bout à bout constituent en fait une part importante de la grande Histoire.

Gouvy peut à coup sûr s’enorgueillir d’un tel administré !

SAVEURS D’ARDENNE par CHARLES-J.A. LEESTMANS

UN EVENEMENT EXCEPTIONNEL ! UN NOUVEAU CH. LEESTMANS !

L’ouvrage sortira à la fin de ce mois de juillet et il vous plongera dans le « bien manger d’autrefois » au cœur de notre Ardenne aux XVIIIe et XIXe siècles. Charles–J.A. Leestmans, dont tout passionné de notre histoire régionale connaît et apprécie la minutie des recherches, nous propose « Saveurs d’Ardenne » et ses vieilles et authentiques recettes de notre terroir patiemment compilées au départ des archives de bourgeois de Stavelot et d’un apothicaire de La Roche pour le XVIIIe siècle ainsi que celles d’un curé de Bihain pour le XIXe. L’ensemble est complété par des témoignages indédits de villageois racontant leurs plats et comment ils les cuisinent.

001

Les amateurs de cuisine de tradition mais aussi les curieux du quotidien de nos aïeux seront ravis de découvrir près de 140 recettes de soupes et de bouillons, d’omelettes, de viandes, de poissons, de légumes, de tourtes, de desserts, de confitures, de boissons sans oublier les escargots, les fromages, les tartes…

Vous passerez de la table du paysan à celle des moines et visiterez leurs cuisines à la découverte des techniques et des produits et épices mis en œuvre. Pour vous mettre en appétit, je ne résiste pas au plaisir de vous présenter l’une de ces succulentes recettes :

« Pour faire une bonne soupe aux écrevisses

Après avoir retiré de la queue la petite substance noire et amère, écrasez-les vives et jetez-les dans le fond d’une casserole de fonte bouillante, le beurre pétillant : ajoutez-y un filet de vinaigre, poivrez, salez et laissez mijoter durant deux heures. Ensuite, recueillez les carcasses dans une passoire, gardez l’eau de la cuisson , remettez au feu en ajoutant des herbes à potage ou bouquet garni, une tranche ou deux de citron, une feuille de laurier, puis avant de servir verser ce qu’il faut de bon vin blanc de Moselle. »

Bref, un voyage aussi appétissant que gourmand que je vous engage à ne manquer sous aucun prétexte en profitant de l’offre de souscription (voir ci-dessous).

002

LA CHAPELLE ST-HILAIRE DE BRUME A 250 ANS : CONFERENCE ET CONCERT LE 18 JUIN

La chapelle de Brume est à la fête ce 18 juin prochain!

En 1767, les habitants du hameau de Brume obtiennent enfin leur chapelle, s’épargnant ainsi de lourds déplacements vers l’église paroissiale de Wanne dont ils dépendaient alors.

brume chapelle

Fraîchement remise à neuf, cette charmante vieille dame,  toujours accueillante grâce à la disponibilité de Madame Nicolay, se veut un des rares endroits encore accessibles pour le recueillement comme pour accéder à un moment de repos loin de l’agitation quotidienne.

Ce patrimoine chargé d’Histoire et de petites histoires se veut, ce 18 juin de 15h à 20h  un lieu de fête pour ceux qui lui sont attachés comme pour les amoureux de notre belle région et de ses richesses à protéger !

Après une messe en wallon chantée dès 15h  par la chorale Cécilia de Géromont, nous laisserons la place à la partie profane des festivités. 

Dès 16h,  René Henry, auteur et chroniqueur  à la « Petite Gazette  des Annonces de l’Ourthe reviendra  au travers de l’histoire de cette chapelle sur l’histoire de la progressive christianisation de nos campagnes dès le VIIème siècle.

De 17h à 19h, tartes et gâteaux réjouirons gracieusement les gourmands tandis que la chorale Cécilia de Géromont nous reviendra avec quelques chansons profanes en wallon.

Nous clôturerons cette belle après-midi par une « Echappée musicale » proposée en collaboration avec l’asbl «Les chemins d’Elise » : un duo aérien et original, où ondoient et virevoltent la harpe envoûtante d’Anaëlle Ziadi et la flûte enjôleuse de Delphine Antoine. Un « Ave Maria » par le célèbre chanteur de notre région, Denis Gabriel, sera entonné pour conclure cette échappée musicale.

Simple et divin !

Une organisation de l’Espace culturel de Trois-Ponts en partenariat avec l’ASBL « Les chemins d’Elise », le RSI Trois-Ponts et surtout l’investissement sans mesure de Madame Nicolay.

001

CONFÉRENCE | Les 250 ans de la Chapelle Saint-Hilaire de Brume

«  HISTOIRE DE NOS CHAPELLES » le dimanche 18 juin à 16h à la Chapelle de Brume

Conférence donnée par René Henry, auteur et chroniqueur à la « Petite Gazette des Annonces de l’Ourthe »

002

Amoureux de nos vallées et plateaux, René Henry leur a déjà consacré plusieurs ouvrages d’histoire régionale et de folklore. A l’heure de l’anniversaire de la chapelle, élevée en 1767, une remise en contexte par un tel spécialiste était tout indiquée. Se lancer à la découverte de nos chapelles, c’est partir à la rencontre d’un patrimoine chargé d’histoire, de tradition tantôt religieuses tantôt populaires et témoignant toujours des peurs, des drames, des joies et des espoirs des populations locales.

 

La conférence sera suivie d’une réception d’anniversaire ouvert à tous et se clôturera par un concert classique « musique aux chapelles ».

Info et rés. : espaceculturel@troisponts.be – 080/292460
PAF :
Conférence : 3€ | gratuit pour les – de 16ans

          Concert : 8€ en prévente – 10 € sur place – Gratuit – 16 ans (Places limitées)

UNE CONFERENCE A NE PAS MANQUER! Rex et La Roche-en-Ardenne, mythes, légendes et réalités (1936-1945)

UN RENDEZ-VOUS A NE PAS MANQUER ! CE 19 MAI PROCHAIN

C’est à La Roche-en-Ardenne que ce rendez-vous est fixé, le vendredi 19 mai, à 20h., au Faubourg Saint-Antoine, place du Bronze, vous y assisterez à une très intéressante conférence, donnée par l’historien Jean-Michel Bodelet, sous le titre « Rex et La Roche-en-Ardenne, mythes, légendes et réalités (1936-1945). »

Le conférencier, spécialiste s’il en est de cette matière, vous présente son exposé :

« Lorsque l’on parle de rexisme et de ses succès électoraux, inévitablement, le nom de La Roche-en-Ardenne revient. C’est en effet dans ce canton –précision importante- que le parti de Léon Degrelle engrange, en mai 1936 son plus haut score dans le pays.  Il y récolte 48,27% des voix. Des voix masculines de plus de 21 ans. A cette époque, les femmes ne votent pas ! Comment expliquer ce succès ? Ne voir que les origines rochoises, du côté maternel, de Léon Degrelle est pour le moins réducteur. D’autres facteurs interviennent dans le choix des électeurs. Notamment le climat de scandales politico-financiers, la situation politique nationale et internationale.

L’engouement pour ce mouvement d’abord, parti ensuite, n’est pas uniquement rochois. Bien au contraire. En une seule fois, Rex envoie 21 députés au parlement. Considérer les électeurs de cette époque comme des fascistes est évidemment un anachronisme criant. Et pourtant, la position de Rex pendant la Seconde Guerre mondiale va, dans la mémoire collective, associer ces deux concepts, celui de rexiste à celui de collaborateur. Or, rien n’est moins vrai. Du slogan de 1936 « Catholique 100 % ou fout le camp » au « Heil Hitler » de 1941, il y a une grande marge. Et il ne faut pas attendre le début de la guerre pour voir apparaitre des dissensions au sein du parti. Des dissensions bien perceptibles à La Roche-en-Ardenne. Ce sera un des axes développé lors de la conférence.

Autre axe important qui sera exploré lors de cette soirée, celui du « rexisme de guerre. » Un rexisme bien différent de celui des premières luttes électorales, non seulement sur le plan doctrinal mais également sur le plan de ses adhérents. Quelle sera la position des rexistes rochois pendant ces événements ? Quelle sera la situation à La Roche-en-Ardenne où, très rapidement, des actes de résistance à l’occupant mais surtout aux collaborateurs sont enregistrés ? Là aussi, l’analyse de nombreuses sources permet d’y voir un peu plus clair. Un peu plus clair également dans ce fait divers inédit, celui de l’enlèvement, par les rexistes, du bourgmestre rochois, Jean Orban de Xivry. Un enlèvement perpétré en plein bataille des Ardennes ! »

Cette petite présentation vous aura, j’en suis persuadé, convaincus de l’intérêt de cette conférence organisée conjointement par l’Asbl « Action-Animation-Tourisme » et le Cercle d’Histoire et d’Archéologie Segnia. La participation aux frais est fixée à 6€, vous pouvez réserver à la Maison du tourisme (084/36 77 36) ou par courriel à asblsegnia@gmail.com ou encore par sms uniquement au 0497/27 33 09