CONNAISSEZ-VOUS CET ENSEMBLE DE SYMBOLES FUNERAIRES?

IMPORTANCE ET INTERÊT HISTORIQUE DE NOTRE PATRIMOINE FUNERAIRE

Le patrimoine funéraire suscite un intérêt croissant : les visites commentées de cimetières, la publication d’ouvrages entièrement consacré aux sépultures, parfois remarquables, qu’abritent les cimetières de nos régions et l’importance que les autorités publiques accordent désormais à l’entretien et à la sauvegarde de ce patrimoine en sont des gages évidents.

Et il y a de quoi intéresser un public toujours plus large car la visite attentive d’un cimetière vous en apprendra beaucoup sur le passé d’une localité, sur les petits et grands faits qui ont marqué son quotidien durant les deux derniers siècles. Vous y découvrirez, en parcourant les allées et en lisant les épitaphes et plaques commémoratives, les traces des industries qui y furent actives, les accidents qui y survinrent, le souvenir des épidémies qui endeuillèrent la commune, l’existence passée ou ancienne d’associations politiques, sportives, culturelles…

Les tombes de celles et de ceux ayant combattu pour nos libertés lors des conflits mondiaux du siècle passé vous rappelleront qu’ils étaient militaires ou civils, soldats ou résistants, que nombre d’entre eux sont tombés, très jeunes, au champ d’honneur, que d’autres ont été déportés, internés ou se sont réfugiés dans la clandestinité pour échapper au travail obligatoire. Les tombes des victimes civiles de ces conflits permettent de ne pas oublier les exactions des armées envahissant notre région, les massacres, les exécutions arbitraires… Vous aurez sans doute la chance d’y découvrir l’évocation de métiers aujourd’hui disparus ; vous serez confrontés à la persistance de la hiérarchisation de la société locale en comparant la taille et la hauteur des sépultures, des monuments et, même, de véritables petites chapelles privées. Vous côtoierez les gloires locales : sportives, artistiques, politiques…

Les amateurs d’art y trouveront également leur compte car, au hasard de leur déambulation, ils rencontreront de véritables chefs-d’œuvre statuaires, mais aussi des bas-reliefs, des bronzes… Les styles différents, néo-gothique ou art déco par exemple, voisinent et attirent l’œil du connaisseur comme du curieux.

Enfin, comment ne pas évoquer plus largement la passionnante découverte de la symbolique funéraire et la présence, sur de nombreuses sépultures, de la représentation des attributs de la profession ou de l’appartenance philosophique du défunt ? La colonne brisée représentant la vie brutalement interrompue, évocation du mont Golgotha, la chaîne, symbole de vie, présentant un maillon cassé, symbole de mort, couronnes d’immortelles sculptées, pleureuses, anges, flammes, urnes stylisées, alpha et oméga… Au rang des attributs que vous pourrez identifier il y aura immanquablement ceux de la prêtrise : calice, hostie, raison et épis de blé ; ceux du mayorat : écharpe mayorale, le caducée du corps médical, l’équerre et le compas des francs-maçons… Aller à leur découvert est réellement passionnant.

J’imagine sans peine que, parmi vous qui me lisez, il s’en trouvera sans doute l’un ou l’autre qui pourra venir éclairer cette employée de l’administration communale d’Aywaille en charge de la gestion de ce patrimoine. En effet, bien qu’elle soit une véritable spécialiste passionnée par le patrimoine funéraire, elle se trouve face à une énigme qu’elle a du mal à résoudre. Dans le cimetière de Dieupart, deux sépultures présentent la même symbolique dont vous découvrez la photo ci-dessous.

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Ces deux tombes sont celles de deux instituteurs communaux du XIXe siècle, Jacques-Henri Bronne et François-Joseph Septroux, la symbolique utilisée est particulièrement riche : végétaux stylisés, globe terrestre, balance horizontale + poids, ailes, palmes, acacia, livres, latte, équerre, compas fermé, maillet… Si le globe terrestre, l’équerre, le compas et la latte apparaissent souvent sur la tombe d’un instituteur car ils constituent une panoplie pédagogique, que signifie ici la présence de la balance et du maillet par exemple ? Pareil ensemble symbolique existe-t-il dans d’autres cimetières de la région ? Voici les questions auxquelles il serait vraiment très intéressant d’apporter une réponse et je compte beaucoup sur votre précieuse collaboration pour y parvenir. Merci de nous aider à résoudre cette énigme.

Pour tout contact avec La Petite Gazette : henry-rene@hotmail.com

TOUR SAINT-MARTIN ET VIEUX CIMETIERE DE COMBLAIN-AU-PONT

LA TOUR SAINT-MARTIN & LE VIEUX CIMETIERE DE COMBLAIN-AU-PONT.

Dominant le village de Comblain-au-Pont, la tour St-Martin, de style roman, et le vieux cimetière qui l’entoure sont tout ce qui subsiste d’une forteresse médiévale. Celle-ci a, au cours du temps, perdu ses enceintes défensives (dont il reste néanmoins quelques vestiges, tel le donjon de Monthuy situé derrière la maison communale), ainsi que ses propres murailles.

Cette forteresse fut, à l’origine, la demeure des chevaliers de Comblen (sic). Certains historiens la font remonter au fameux Ordre du Temple, d’autres à l’Ordre de St-Jean de Jérusalem. (N.D.L.R. Il convient néanmoins de se montrer très prudent quant à l’origine de l’édification de cette place forte car nous ne disposons d’aucun document antérieur au XIIIe siècle, cela permet certes les supputations mais pas les affirmations. Ce qui est certain et je l’écrivais dans mon ouvrage intitulé « Nos Châteaux » c’est que «le recueil des chartes de l’abbaye de Stavelot-Malmédy nous apprend que le 12 mars 1228, la comtesse Ermesinde, issue des terres du Luxembourg, s’engage à restituer la forteresse de Logne et la maison forte de Comblain à l’abbaye. C’est donc bien qu’elle les détenait sans titre… Nous savons en outre que cette promesse mit quatre-vingt ans à être honorée. »

Quoi qu’il en soit, cet imposant édifice perdit toute fonction militaire dès la fin du XIIIe siècle pour devenir le siège de l’église locale, situation qui dura jusqu’au milieu du XIXe siècle : à la construction de l’église actuelle (inaugurée en 1856), plus centrale par rapport à la localité, et plus aisée d’accès, la désaffectation de l’ancienne bâtisse la livra aux démolisseurs, et transforma le site en carrière de pierres. Ainsi plusieurs maisons du village lui doivent-elles leurs matériaux. Seul subsista l’ancien donjon du château qui se dresse encore aujourd’hui dans le ciel de Comblain. Il est l’emblème de la commune.

Quant à l’ancien cimetière, il fut progressivement abandonné par les autorités locales, lesquelles, dans les années 1930, conçurent et créèrent un nouveau site d’inhumation sur la rive droite de l’Ourthe.

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La population comblennoise en fut grandement soulagée. En effet, le vieux cimetière St-Martin, à l’époque, et durant les quelques siècles précédents, n’était accessible par aucune voie carrossable. Aussi le portement des cercueils s’effectuait-il dans des conditions fort pénibles : à bras d’hommes, il fallait littéralement escalader la colline très pentue en empruntant un sentier raide et sinueux.

Les gravures du XVIIIe siècle (dont les dessins de Mathieu Xhrouet, de Spa), ainsi que les quelques photographies ci-annexées, datant respectivement des années 1950 et 1970, évoquent cependant un lieu d’aspect romantique, hélas vandalisé depuis lors. Il a suffi des quelques dernières années pour que cet endroit au charme d’antan revête l’apparence d’un terrain vague. Les photographies qui accompagnent cet appel datent quelque peu certes mais elles ont le mérite de rappeler l’aspect que ces lieux ont connu. On y distingue parfaitement des pierres tombales et des stèles funéraires dressées. Il est cependant à noter que plusieurs de ces monuments ont aujourd’hui disparu…

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La situation actuelle, indigne, ne peut donc perdurer plus longtemps. C’est pourquoi un comité de villageois, soutenu par le Cercle historique de Comblain et du pays d’Ourthe & Amblève, a pris l’initiative d’entreprendre la réfection, voire la restauration des lieux. Cela suppose que l’ensemble des tombes & caveaux, desquels beaucoup d’inscriptions ont entre-temps disparu, soient pourtant identifiés et répertoriés.

Un appel est donc lancé à la population de Comblain-au-Pont demandant à toutes les familles, ou toute personne ayant des proches inhumés dans le cimetière St-Martin, de se manifester dès que possible afin de mener ce travail à bonnes fins. Vous pouvez bien entendu communiquer vos renseignement à la Petite Gazette qui se verra un plaisir de les transmettre à qui les attend. Vous avez là une réelle occasion de participer à la sauvegarde d’un intéressant patrimoine, ne laissez pas passer cette opportunité.

Contact pour la Petite Gazette : henry-rene@hotmail.com

CONNAISSEZ-VOUS CE CHRIST A SPRIMONT?

AVIS DE RECHERCHE – OU ÉTAIT DRESSE CE CHRIST A SPRIMONT ?

Le souci de préservation et de mise en valeur du petit patrimoine manifesté par mon ami Albert Etienne, de Sprimont, dépasse largement les limites de sa commune. C’est un vrai passionné qui arpente continuellement sentiers et chemins et y balayant tout de son regard aiguisé. Il est aujourd’hui face à une énigme que vous pourriez peut-être l’aider à résoudre. Il vous l’expose lui-même :

« Cette photo très intéressante m’a été transmise par mon ami D. Grégoire. Dans le cadre de l’inventaire du petit patrimoine populaire que j’ai réalisé, je n’ai pas encore pu localiser l’endroit précis ou cet imposant crucifix (qui n’existe plus) avait été érigé à Sprimont.

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Toutefois d’après mes recherches, le personnage de gauche serait M. Magis (sacristain) et père de l’ancien instituteur de l’école libre. A côté de lui, l’acolyte serait Joseph Bernard, né en 1898 qui épousera plus tard Jeanne Pirard.

D’après l’âge des acolytes, on peut conjecturer que la photo a été prise vers 1907-1910 ? A droite, il pourrait s’agir de Jean-Baptiste Simon, curé de 1900 à 1920. Au centre, dans sa tenue d’apparat, coiffé de son bicorne avec son épée et de sa hallebarde, c’est Joseph Philippart auquel succèdera, dans la même fonction, Raymond Fondaire qui habitait rue Golette n°6. Ces personnages, haut en couleur et à l’allure fière, ont été les deux seuls « suisses » attachés à l’église St-Martin de Sprimont. Si le nom officiel de cette fonction est « bedeau », il était couramment dénommé en wallon « tchèsse-tchin« , c’est à dire « chasse-chien ». (N.D.L.R. Durant sa recherche, Albert Etienne a pu compter sur une intéressante précision émanant de M. Pierre Duchatelet lui signalant qu’on disait aussi « chasse-coquin ») Cet employé laïc était chargé de veiller à la discipline et au bon déroulement des offices et des différentes cérémonies religieuses au cours desquels il rythmait également les « assis-debout ». »

Relayée par les réseaux sociaux, l’enquête menée par Albert lui a ouvert quelques pistes : Ainsi, Mme Astrid Malherbe et M. Jacky Detilleux font un lien avec le Christ situé au dessus du Homby et Mme Marie-Louise Bonfond conseille d’étudier les photos de l’intérieur des églises pensant que le Christ recherché aurait pu y trouver place.

Albert s’est évidemment mis en chasse de nouvelles infos et signale que « la croix située sur le Tige a effectivement été érigée après la guerre par l’entrepreneur Willems.
Toutefois, le Christ est en fonte et est plus petit que celui dont j’ai publié la photo. » Ce n’est donc pas le même !

Pensez-vous pouvoir faire progresser cette recherche ? Avez-vous des informations relatives à ces personnes présentes sur la photo présentée ? Pouvez-vous localiser le mur de pierre derrière le Christ, peut-être à Damré ? Avez-vous une idée de l’occasion à laquelle cette croix a été dressée ? Oui, alors n’hésitez pas à vous mettre en rapport avec la Petite Gazette qui transmettra immédiatement.

D’avance, un grand merci.

LOGNE AUTREFOIS – L’EXPOSITION DE L’ETE 2018 A VIEUXVILLE

VOTRE CONTRIBUTION EST SOLLICITEE…

Le Musée du Château Fort de Logne à la Ferme de la Bouverie à Vieuxville, proposera du du 1er juillet au 31 août 2018, une exposition intitulée « Logne autrefois« .

Cet événement n’est que le premier d’un projet s’inscrivant sur plusieurs années et qui verra, été après été, un thème plus spécifiquement développé pour illustrer la vie à Logne et à Vieuxville depuis la fin du 19e siècle jusqu’aux années 1950.

Le premier volet de cet alléchant programme d’expositions à venir se donne pour but de présenter une vue synthétique et simplifiée de la vie des Lognards de jadis et de leur environnement. Le conservateur du Musée et son équipe aimeraient évoquer Logne et Vieuxville au travers d’un choix de photos ou d’images diverses, voire d’autres documents s’ils peuvent en rassembler. C’est dans le cadre de cette recherche qu’ils s’adressent à vous, lectrices et lecteurs de la Petite Gazette, avec le fervent espoir de pouvoir dénicher l’un ou l’autre cliché original, un document illustrant le quotidien de la période envisagée : article de presse, affiche d’événement, récit d’une excursion, publicité d’époque… que vous accepteriez de leur confier afin qu’ils puissent le reproduire.

Excursion à Logne 1928                                                                                                    Une excursion à Logne en 1928

Logne présente la particularité d’avoir connu très tôt un certain intérêt touristique (lié notamment à l’arrivée du train, au pittoresque de ses paysages rocheux et à la redécouverte des ruines de Logne), grâce à quoi les collections du Musée sont riches de plus de deux cents cartes postales, dont certaines remontent au tout début des années 1900. Ce n’est donc pas ce type de document qu’ils recherchent !

Voici quelques exemples, mais la liste n’est pas arrêtée définitivement, de thèmes qui seront évoqués en 2018 avant de, peut-être, être développés lors des années à venir :

  • La vie des villageois d’autrefois (l’organisation villageoise (cadastre, occupation des sols, l’église paroissiale et ses pasteurs, l’école de Vieuxville, les vieilles demeures, les moulins, les bourgmestres et les avatars de la vie communale…) + les agriculteurs, les artisans, les bergers et les bergères, les festivités du centenaire de l’indépendance, les processions, les croyances…) ;
  • Le vallon de la Lembrée, Sy, Logne, Vieuxville sous l’œil des artistes (Théâtre, Carpentier, Wolff, Heintz, Ponthier, Schepers…) ;
  •                                                                                                                Ponthier et Heintz
  • Ponthier F. et Heintz R.
  • Un siècle de découvertes et de fouilles au château fort de Logne (de 1897 à 2003);
  • La naissance du tourisme à Logne-Vieuxville (la ligne de l’Ourthe, le gué de Palogne, les touristes en excursion, les textes rédigés par les promeneurs (cf. Docteur Bovy), les guides touristiques, les premiers restaurants, les cafés et les pensions de familles, les auberges de jeunesse, la naissance du Domaine de Palogne…)
  • Le Paradis… perdu ? => Choix des plus belles vues d’autrefois et une réflexion sur le développement harmonieux de notre terroir qui pourrait comprendre un volet Nature et Histoire : mise en exergue des particularités naturelles du vallon de la Lembrée et de l’impact de l’action humaine sur ces dernières, en particulier: les pelouses calcaires <=> pastoralisme, abandon et restauration; le paysage <=> l’urbanisation et le tourisme; la rivière <=> son usage à travers les siècles (navigation, canal de l’Ourthe, modifications de tracés…), etc.

Toutes ces pistes, toutes les infos, tous les documents relatifs à l’histoire ancienne ou récente de Logne – Vieuxville intéressent l’équipe du Musée car, comme ils le disent justement : « c’est de la matière pour le futur ». Derrière cette recherche de documents et ces projets d’expositions, la volonté annoncée est de mener le Musée au-delà de sa préoccupation première, qui est bien sûr la conservation et la valorisation du patrimoine archéologique local, et d’en faire un lieu où se concentreraient toutes les données historiques de notre localité, ensemble de gros hameaux qui ont la chance de disposer d’un impressionnant patrimoine, par rapport à leur apparente insignifiance.

Vaste et noble projet auquel vous avez la chance de pouvoir apporter votre contribution en recherchant les documents qui pourraient alimenter ce fonds. Si vous pouvez répondre à cet appel, n’hésitez pas à vous adresser à la Petite Gazette qui vous mettra en rapport avec le conservateur du Musée.

L’ENQUÊTE SUR LA PRESENCE DU G.I. BEN WOLFE A GRIVEGNEE ET A ANDENNE EN 1944 SE POURSUIT

LE G.I. BEN WOLFE, A GRIVEGNEE ET A ANDENNE EN 1944 – SUITE DE L’ENQUÊTE

Monsieur Roger Lemaire, d’Esneux, a bien entendu poursuivi son enquête ; il a eu la gentillesse de tenir la Petite Gazette et ses lecteurs informés de ses multiples démarches et résultats de celles-ci. Rappelez-vous que cette recherche initiée dans La Petite gazette avait retenu l’attention d’une journaliste de La Meuse… M. Lemaire explique :

« J’avais reçu un coup de téléphone d’une jeune (à en juger par sa voix) journaliste de La Meuse, qui voulait tout savoir sur cette affaire. Comme vous, j’ai constaté qu’elle négligeait de citer ses sources.  Je lui ai dit que j’avais reçu le fils du G.I. Ben Wolfe et son épouse en octobre, et que nous avions, entre autres choses,  rendu visite au petit garçon visible sur une des photos d’Andenne, devenu un homme  de 82 ans ; je ne lui donné ni son nom ni son adresse comme elle le demandait, car je ne m’y sentais pas autorisé. Elle les a cependant trouvés par elle-même par la suite. En fait, j’avais eu de sérieuses difficultés pour les trouver moi-même, car le G.I.Wolfe avait donné dans ses courriers trois orthographes du nom de famille, toutes incorrectes.  C’est le message d’une ancienne Andennoise paru dans La Petite Gazette qui m’a fourni l’orthographe correcte: elle avait été en classe avec une des sœurs du « petit garçon ».Ceci m’a permis, après quelques recherches, de trouver finalement la bonne piste.

En ce qui concerne la famille de Liège, malgré des recherches longues et variées, je n’ai pas trouvé la solution de l’énigme. Le nom de famille est inconnu et ne figure sur aucun document accessible ; la localisation de la maison où les photos ont été prises en 1944 est inconnue. Le seul point utilisable est la narration dans un courrier du G.I.Wolfe du fait que la maison de cette famille a été fortement endommagée par un V1 tombé entre le 8 et le 14 novembre 1944. J’ai pu consulter sur internet deux sites  qui donnent la liste de tous les V1 tombés sur le grand Liège pour l’un, sur la Belgique entière pour l’autre ; il apparaît que le seul V1 tombé sur Liège et sa banlieue entre ces deux dates est tombé à Grivegnée le 14 novembre. Je m’en souviens d’ailleurs, car il est tombé à 50 mètres de notre maison en faisant plusieurs tués et pas mal de blessés, dont moi.   Cependant, en regardant attentivement une des  photos de la famille de Liège, on peut voir que la porte d’entrée porte le n° 110 ; or, il n’y avait pas de n° 110 dans ce qui s’appelait à l’époque « rue de l’Enseignement » : la numérotation s’arrêtait à 51. Le seul V1 qui aurait pu détruire ou endommager une maison portant le n° 110 semble être celui qui est est tombé au quai de la Boverie, mais toutes les maisons qui se trouvaient à cet endroit avant guerre ont été remplacées par cinq très larges buildings, donc la numérotation a changé. De plus, ce V1 est tombé le 28 novembre…     De toute façon, cela ne nous permettrait pas d’identifier cette famille si accueillante et bien de chez nous.  Le G.I. se serait-il trompé de date dans ses courriers ? Nous ne le saurons jamais.

Je vous remercie en tout cas pour votre aimable collaboration dans cette recherche, et je continue à lire avec plaisir votre Petite Gazette sur internet, puisqu’elle n’est plus accessible dans la presse écrite.

La Petite Gazette du 24 janvier 2018

LES GI’s PRESENTS CHEZ NOUS EN 1944

Monsieur Roger Lemaire, d’Esneux, fait le point sur cette recherche de GI’s présents chez nous en 1944 (voir notre édition du 22 mars 2017 ou www.lapetitegazette.net)

« Faisant suite à l’article de la Petite Gazette, il y a du nouveau : M. Wolfe Junior (le fils du G.I)  et moi avons continué à correspondre après sa visite en Belgique et nous sommes arrivés à la conclusion  que son père a bien séjourné en octobre 1944  à Grivegnée,  rue de l’Enseignement (rebaptisée depuis rue de la Haminde), plus précisément dans  une des deux maisons jointives qui se trouvent dans un petit parc tout en haut de la rue à droite en montant – la rue est en forte pente -. C’est à quelques mètres de l’endroit où un V1 est tombé le 14 novembre 1944, tuant au total 3 personnes domiciliées dans les maisons qui portaient alors les n° 47 et 51. Comme il n’y a pas eu de victime dans la famille d’accueil du G.I , on peut conclure qu’elle n’occupait ni le n° 47 ni le n° 51. La numérotation des maisons a cependant changé depuis 1944, et l’emplacement précis des n° 47 et 51 en 1944 ne nous est pas connu avec certitude. Actuellement,  dans le haut de cette rue, l’observation visuelle tout comme le plan cadastral montrent que  la première maison au coin de la rue Lovinfosse porte le n° 37 ; lui font suite, en montant, trois maisons qui portent les n° 39, 41 et 43. La maison suivante ne porte pas le n° 45 comme on s’y attendrait, mais bien le n° 49 ; c’est une construction récente, qui s’étend sur  l’équivalent de trois parcelles de terrain, d’où sans doute son n° 49.Tout contre cette maison, en haut sur la troisième parcelle, se trouve  une  allée étroite, maintenant bétonnée, qui conduit à une longue parcelle de terrain non bâti enclavée derrière les maisons. Vient ensuite un petit parc très arboré, dans lequel se trouvent deux maisons contiguës, dont la première semble avoir été reconstruite depuis la guerre. Là encore, une surprise : sur un pilier à l’entrée du parc figure un seul numéro, le n° 55, alors qu’il y deux maisons contiguës mais perpendiculaires l’une à l’autre, la deuxième clairement beaucoup plus ancienne que la première. On peut supposer que la première de ces deux maisons portait en 1944 le n° 51 et a dû être reconstruite, tandis que la maison qui portait en 1944 le n° 47 a été détruite pat le V1 et que l’actuelle maison n° 49 occupe son ancien emplacement. Cela ne nous dit pas pourquoi il n’y a pas de n° 51 et 53, ni affichés ni mentionnés sur le plan cadastral.

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Autre point qui nous avait intrigués : une des photos prises en 1944 montre deux militaires américains et deux femmes de la famille d’accueil devant une petite maison. En agrandissant fortement la photo, on peut y lire un n° en haut sur la porte : n° 110; or, il n’y a pas de n° 110 rue de l’Enseignement.  De plus, Mr Wolfe Junior qui dispose des photos d’origine a pu y lire nettement une plaque qui porte une inscription de trois lignes : INFIRMIER/MASSAGE/ VENTOUSES. La seule maison qui porte un n° 110 dans les environs se trouve rue Belvaux, à une distance de 200 mètres de la maison d’accueil des G.I.’s. Sa façade a été rejointoyée, et porte et fenêtres ont été remplacées depuis la guerre, mais le peu qu’on en voit sur la photo  est  compatible avec  le 110 rue Belvaux (n° inchangé !).  Nous pensons que  ce n’est pas là qu’étaient hébergés les Gis car il fallait une maison bien plus grande pour loger une famille de 6 personnes et 2 ou 3 G.I.’s. Est-ce que ceci réveillerait un souvenir dans la mémoire d’un des lecteurs ?

Nous pensons donc avoir localisé l’endroit où étaient accueillis les G.I.’s à Grivegnée, mais nous ignorons toujours le nom de cette famille. La personne la plus jeune de cette famille (Paula)  avait à l’époque 19 ans. Elle aurait maintenant 92 ans.  Peut-être est-elle encore en vie… Je remercie encore tous les lecteurs pour leur aimable collaboration dans cette recherche. »

Cette enquête qui a attiré, à ce jour, plus de 4000 visites dans la version électronique de la Petite Gazette peut sans doute encore nous valoir, si vous le souhaitez, l’une ou l’autre bonne surprise…

MON GRAND-PERE A ETE RESISTANT

« MON GRAND-PÈRE ÉTAIT DANS LA RESISTANCE, MAIS JE NE SAIS PAS EXACTEMENT CE QU’IL A FAIT… »

Combien de fois n’entendons-nous pas, pour l’une ou l’autre personne, cette constatation teintée de regret ? Comment y remédier ?

La résistance à l’occupant lors de la Deuxième Guerre mondiale s’est manifestée de plusieurs manières, par exemple la résistance armée, la presse clandestine, les filières d’évasion ou encore les services de renseignement.

C’est à propos de cette dernière catégorie que Maurice Petit, à la suite de son livre « L’Abbé Paul Désirant Résistant inébranlable » paru en 2016, a entrepris un projet de recherche historique sur les résistants qui ont été officiellement reconnus, après la guerre, comme agents de renseignement et d’action (ARA) et cela pour les communes de Hotton, La Roche-en-Ardenne, Marche-en-Famenne et Rendeux.

Le but du travail est de reconstituer le parcours de chacun des ARA de ces communes afin d’en pérenniser la mémoire comme source de réflexion pour l’avenir.

Pour les quatre communes concernées, environ 110 résistants ont été reconnus ARA, ce qui constitue un nombre particulièrement élevé, en comparaison de la moyenne nationale.

Les réseaux auxquels ils appartenaient sont les suivants : Antoine, Bayard, Benoit, Boucle, Cato, Clarence, Comète, Cone, Conjugal, Evasion, Groupe G, Luc-Marc, Mill, PCC/PCB, Stockmans, Tégal, Tempo et Zéro.

La recherche se fait dans plusieurs dépôts d’archives. Cependant, pour donner une consistance plus humaine au récit, un appel à témoignages est lancé ici  pour recueillir des souvenirs, des photos ou des documents relatifs à cette bonne centaine de résistants. Dans la double limite indiquée ci-dessous : le résistant a été reconnu agent de renseignement et d’action et a été actif dans une des quatre communes.

Toute personne qui souhaite apporter ainsi sa contribution à ce travail de mémoire est invitée à prendre contact avec La Petite Gazette ou directement avec le chercheur à l’adresse suivante : ara4communes@gmail.com

LE FOUR A CHAUX DE RENNES (HAMOIR)

QUE SAVEZ-VOUS DU FOUR A CHAUX DE RENNES (HAMOIR) ?

Le Cercle Histoire & Culture Hamoir (CHCH de Hamoir) rassemble des amateurs avertis et des passionnés de l’histoire régionale et locale animés par la même volonté de comprendre, d’expliquer et de préserver tous les témoins de la vie aux siècles passés. Les membres de cette association fouillent les archives, récoltent des témoignages et des documents afin de partager le fruit de leurs recherches avec le plus grand nombre dans le but de protéger et de sauvegarder tout ce qui peut encore l’être.

Madame Marie-Madeleine Boreux est un des membres actifs du CHCH et c’est à ce titre qu’elle s’adresse à la Petite Gazette.

Toute notre région, dans la seconde moitié du XIXe siècle, parce qu’elle est riche en roches calcaires, a vu se développer l’industrie de la chaufournerie. Des fours à chaux s’érigèrent en de nombreux lieux et, même si nombre d’entre eux ont disparu aujourd’hui, la toponymie et le nom de bien des rues en perpétuent souvenir de ces chafours.

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La chaux produite par les chaufourniers de nos villages est destinée à la construction et à l’amendement des terres acides. Le développement de l’agriculture dans le courant de la seconde moitié du XIXe siècle explique, en partie du moins, l’accroissement du besoin en chaux et l’érection de ces fours à l’architecture si spécifique. Les besoins du secteur de la construction au lendemain de la Grande Guerre constitueront le dernier sursaut de cette industrie mais l’avènement de l’emploi des engrais chimiques dans l’agriculture d’une part et le recours au ciment dans le secteur de la construction d’autre part allaient définitivement provoquer l’abandon des fours à chaux.

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Le Cercle Histoire & Culture Hamoir s’intéresse activement au four à chaux de Rennes, au croisement des routes  Comblain Fairon et Ouffet, derrière le hangar de la CILE. Il semble bien, comme la plupart de ses homologues dans les communes voisines, avoir été activé jusque dans les années 1920-1930. Malheureusement, les recherches menées n’ont, jusqu’à présent du moins, guère donné de résultats… Aussi, le CHCH se tourne-t-il vers vous dans l’espoir que vous pourrez communiquer souvenirs, renseignements, informations, archives, documents, photos … concernant ce four à chaux, élément très intéressant et exceptionnel du  patrimoine communal,  qui fait l’objet d’un projet de remise en état.

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Madame Boreux et tous les membres du CHCH vous remercient dès à présent pour tout ce que vous pourrez leur transmettre pour les aider dans leur recherche.

La façon la plus simple de procéder est d’écrire à la Petite Gazette qui se chargera de transmettre vos précieux renseignements.