LE CANAL ET LA BATELLERIE DUR L’OURTHE S’EXPOSENT A COMBLAIN-AU-PONT JUSQU’AU 15/4

A NE PAS MANQUER

L’expo sur le canal et la batellerie de l’Ourthe, que l’Asbl Le Vieil Esneux organise, avec le Contrat Rivière Ourthe, dans le cadre des Journées de l’Eau au Musée de Comblain, du 22 mars au 15 avril de 10 à 17 heures, tous les jours sauf le lundi.
Cette exposition reprend les éléments présentés lors des Journées du Patrimoine en septembre 2017 : panneaux, documents, maquettes, objets…
Lors de ces Journées du Patrimoine, le programme est tellement vaste qu’il est nécessaire de faire des choix et, souvent, c’est très frustrant! C’est donc l’occasion pour ceux qui n’avaient pu y venir de découvrir cette exposition. Il est prévu des visites commentées les samedi 24 (10 et 14h) et dimanche 25 ((10 et) 15 h) sur inscription au 0470 054 110.
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Les Pratiques de la médecine populaire, une conférence ce vendredi 23 mars à Malmedy

Conférence sur « Les pratiques de la médecine populaire » le vendredi 23 mars à Malmedy.

Dans le cadre de son 120ème anniversaire, le Royal Club wallon organise trois conférences sur des sujets variés. La première aura lieu au Malmundarium (salle du Chapitre), place du Châtelet, 10 à 4960 Malmedy, le vendredi 23 mars 2018 à 20 heures. Elle sera donnée par René Henry, historien régional, chroniqueur au Journal Vlan-Les Annonces.

R_HENRY-3 « Je ne suis ni médecin, ni pharmacien » ». Pourtant, c’est bien dans un monde parallèle à ces deux derniers que René Henry vous plongera, en abordant le thème des  pratiques de la médecine populaire. Ses propos sont le résultat de plusieurs décennies de recherches, de rencontres ou d’échanges mis en perspective avec une question sous-jacente : comment après plusieurs siècles, de telles pratiques sont-elles toujours en vogue ? La médecine populaire est aujourd’hui encore  très vivace et toutes les familles perpétuent ces traditions.

L’exposé se veut à mi-chemin entre l’histoire et l’ethnologie. René Henry vous emmènera à la découverte de ces bergers de chez nous, observateurs attentifs de la nature, de ses vertus. Il vous fera rencontrer ces maréchaux-ferrants, gardiens, dans une moindre mesure, d’un savoir capable de guérir le bétail. En effet, au départ, toutes ces pratiques de médecine sont destinées au bétail, richesse d’une famille. Puis un glissement s’est opéré. Sans doute suivant une idée que si c’est bon pour les bêtes, cela doit être bon pour les gens, du « r’pougneu » au barreur de feu, d’une foulure d’un cheval aux coliques d’un veau, on va s’orienter vers les ennuis musculaires des adultes ou les problèmes intestinaux des enfants.

Seront évoqués les « paquets » composés de plusieurs substances, certaines neuvaines à faire à tel ou tel saint, en y intégrant la récupération de la religion catholique de ces remèdes de « bonnes femmes ». Un terme qui, lui aussi sera nuancé… une importante contribution à notre mémoire collective.

Le Conseil d’administration du Royal Club Wallon

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Pourquoi y a-t-il autant de châteaux dans notre région? Que servait-on à la table des seigneurs? Conférence à Hamoir ce jeudi 22 mars

Visitons nos châteaux, découvrons leurs cuisines et asseyons-nous à la table du seigneur…

Une conférence de René HENRY, ce jeudi 22 mars à 14h. à la cafeteria du hall omnisport de Hamoir, à l’initiative du Conseil Communal des Seniors.

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Nous vivons dans une région dans laquelle on compte un nombre très impressionnant de châteaux, de forteresses, de tours… René Henry, historien régional et chroniqueur historique bien connu, viendra vous expliquer les raisons qui poussèrent à la construction de ces impressionnants monuments. Il vous en contera, avec sa verve et son humour habituels, l’évolution, les transformations et même, pour certains, leur destruction.

Durant cet après-midi, notre conférencier se propose également non seulement de vous faire visiter ces châteaux mais aussi de vous permettre de vous installer à la table des seigneurs de l’époque et de découvrir ce qu’il y avait alors dans leurs assiettes. Ce voyage dans le temps promet d’être étonnant à plus d’un titre car vous pourrez quitter les clichés traditionnels qui s’imposent à l’esprit quand il est question de cuisine sous l’ancien régime. En vous détaillant les menus présentés, l’aspect étonnant que revêtaient les plats servis, la subtilité de leurs parfums et les incroyables menus de l’époque,  René Henry vous fera revivre les repas fastueux servis à la table de la noblesse tout en vous narrant, avec force anecdotes, les usages de la bienséance à y respecter.

Où mangeait-on ? Quels couverts étaient alors utilisés ? Comment s’installait-on à table ? Comment se déclinaient les différents services ? Combien de plats étaient servis ? Quels étaient les goûts à la mode ? Comment bien se tenir à table ? Autant de questions qui trouveront leurs réponses durant cet après-midi. Avec l’orateur du jour, vous pourrez ensuite vous installer à la table dues Princes-Evêques de Liège au XVIe siècle et découvrirez une table somptueuse où lors de certains banquets de prestige plus 100 plats différents étaient mitonnés… Bien entendu, vous serez également conviés à suivre votre guide du jour jusque dans les cuisines où s’afférait parfois une véritable armée de marmitons, jonglant avec d’étonnantes épices pour l’époque. A chaque surprise en succéderont de nouvelles… pour un plaisir garanti.

C’est donc à une très intéressante et très amusante rencontre avec un des aspects de notre passé régional resté très inconnu que vous êtes invités ce jeudi 22 mars prochain, à 14h. en la Cafeteria du cafétéria du Hall Omnisport de Hamoir. Ce serait vraiment dommage de manquer ce rendez-vous !

Une organisation du Conseil Communal des Seniors

LA CHRONIQUE DU 20ème SIECLE A VIELSALM par ROBERT NIZET

UNE IMMERSION DANS UN PASSE A LA FOIS SI PROCHE ET SI ELOIGNE DE NOTRE QUOTIDIEN

Avec La chronique du 20ème siècle à Vielsalm, le tout récent ouvrage de Robert Nizet, vous êtes emmenés dans un voyage à travers le 20ème siècle – une époque à la fois si proche et si lointaine…

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« Ce siècle avait commencé dans un autre monde » précise d’emblée l’auteur et la richesse de l’iconographie illustrant son propos le confirme page après page. Toutes les années du siècle sont évoquées et, si nombre de bâtiments et lieux emblématiques de Vielsalm sont toujours bien reconnaissables, tous les autres éléments du décor et les personnages l’animant vous feront prendre la mesure des bouleversements considérables vécus par nos aïeuls ayant traversé ce siècle.

L’anecdote, l’insolite et la grande Histoire se partagent les lignes des articles de cette chronique : des loups sont aperçus dans l’hiver rigoureux de 1902, le tram Vielsam-Lierneux est mis en service en 1904, Vielsalm doit payer aux Allemands une rançon de 20.000 francs en or ou en argent dès les premiers jours de la Grande Guerre, en août 1914, pour éviter que le feu soit mis à la localité…

Robert Nizet vous fait assister à diverses séances du conseil communal où, même avant la guerre de 14, les propos ne sont guère raffinés et où les noms d’oiseaux s’échangent allégrement. Vous suivrez avec intérêt l’histoire de nombreux monuments salmiens : le kiosque de la place du marché, la chapelle Saint-Gengoux, le Monument aux Morts, l’ancienne fontaine… Vous assisterez à la naissance de sociétés aujourd’hui disparues ou toujours particulièrement actives sur les rives de la Salm.

En feuilletant, avec plaisir j’en suis convaincu, les pages de cette chronique et en en découvrant, avec curiosité et intérêt, le contenu, vous ne pourrez que vous rendre compte de l’immense travail de compilation auquel s’est livré Robert Nizet : des heures et des heures de lecture attentive des journaux locaux : « L’Organe de Vielsalm » et « L’Annonce de Vielsalm », la consultation minutieuse d’une volumineuse collection de coupures de presse, de notes, de documents administratifs et, bien entendu, des articles de « Glain et Salm, Haute Ardenne » ont été nécessaires pour mener à bien ce projet et le rendre particulièrement attractif.

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Pareil travail impose bien évidemment des choix, ceux de l’auteur sont judicieux et mêlent subtilement vie économique, sociale et culturelle avec le quotidien des Salmiens durant tout le siècle, vous faisant vivre une réelle expérience d’immersion dans le passé proche. Pour vous en convaincre, vous découvrirez, comme j’ai déjà eu la chance de le faire, la vie des ardoisières mais aussi le développement de l’artisanat ardennais à Cahay ou de la Beurrerie de la Salm ; vous revivrez les heures fastes de la société de chasse à courre « Rallye Vielsalm », de « Vielsam-Attractions » ou de la société de pêche « La Salmiote ». Vous serez conviés à l’inauguration du Musée du Coticule, de la caserne Ratz du 3e ChA et de la clinique Saint-Gengoux. Vous serez au premier rang lors des visites royales, princières et ministérielles dont Vielsalm a été honorée. Vous prendrez la mesure de l’importance des marchés au bétail, des petits et grands faits des deux guerres mondiales. Vous revivrez les premières projections cinématographiques organisées dans la localité mais aussi de nombreux faits heureux ou tragiques qui marquèrent la population : accidents, incendies, assassinats, inaugurations diverses, nouvelles sportives…

Le texte est remarquablement soutenu par une très agréable mise en pages vous invitant à dévorer ces 256 pages très richement illustrées. Vous pouvez acquérir l’ouvrage, au prix de 20€, chez l’auteur Robert Nizet, rue du Vieux Marché 21 à 6690 Vielsalm ou vous le faire envoyer en adressant un versement de 26€ (frais d’emballage et de port compris) au compte BE21 3401 2620 3203 de Robert Nizet à 6690 Vielsalm. Vous ne serez pas déçus, je puis vous l’assurer.

L’ENQUÊTE SUR LA PRESENCE DU G.I. BEN WOLFE A GRIVEGNEE ET A ANDENNE EN 1944 SE POURSUIT

LE G.I. BEN WOLFE, A GRIVEGNEE ET A ANDENNE EN 1944 – SUITE DE L’ENQUÊTE

Monsieur Roger Lemaire, d’Esneux, a bien entendu poursuivi son enquête ; il a eu la gentillesse de tenir la Petite Gazette et ses lecteurs informés de ses multiples démarches et résultats de celles-ci. Rappelez-vous que cette recherche initiée dans La Petite gazette avait retenu l’attention d’une journaliste de La Meuse… M. Lemaire explique :

« J’avais reçu un coup de téléphone d’une jeune (à en juger par sa voix) journaliste de La Meuse, qui voulait tout savoir sur cette affaire. Comme vous, j’ai constaté qu’elle négligeait de citer ses sources.  Je lui ai dit que j’avais reçu le fils du G.I. Ben Wolfe et son épouse en octobre, et que nous avions, entre autres choses,  rendu visite au petit garçon visible sur une des photos d’Andenne, devenu un homme  de 82 ans ; je ne lui donné ni son nom ni son adresse comme elle le demandait, car je ne m’y sentais pas autorisé. Elle les a cependant trouvés par elle-même par la suite. En fait, j’avais eu de sérieuses difficultés pour les trouver moi-même, car le G.I.Wolfe avait donné dans ses courriers trois orthographes du nom de famille, toutes incorrectes.  C’est le message d’une ancienne Andennoise paru dans La Petite Gazette qui m’a fourni l’orthographe correcte: elle avait été en classe avec une des sœurs du « petit garçon ».Ceci m’a permis, après quelques recherches, de trouver finalement la bonne piste.

En ce qui concerne la famille de Liège, malgré des recherches longues et variées, je n’ai pas trouvé la solution de l’énigme. Le nom de famille est inconnu et ne figure sur aucun document accessible ; la localisation de la maison où les photos ont été prises en 1944 est inconnue. Le seul point utilisable est la narration dans un courrier du G.I.Wolfe du fait que la maison de cette famille a été fortement endommagée par un V1 tombé entre le 8 et le 14 novembre 1944. J’ai pu consulter sur internet deux sites  qui donnent la liste de tous les V1 tombés sur le grand Liège pour l’un, sur la Belgique entière pour l’autre ; il apparaît que le seul V1 tombé sur Liège et sa banlieue entre ces deux dates est tombé à Grivegnée le 14 novembre. Je m’en souviens d’ailleurs, car il est tombé à 50 mètres de notre maison en faisant plusieurs tués et pas mal de blessés, dont moi.   Cependant, en regardant attentivement une des  photos de la famille de Liège, on peut voir que la porte d’entrée porte le n° 110 ; or, il n’y avait pas de n° 110 dans ce qui s’appelait à l’époque « rue de l’Enseignement » : la numérotation s’arrêtait à 51. Le seul V1 qui aurait pu détruire ou endommager une maison portant le n° 110 semble être celui qui est est tombé au quai de la Boverie, mais toutes les maisons qui se trouvaient à cet endroit avant guerre ont été remplacées par cinq très larges buildings, donc la numérotation a changé. De plus, ce V1 est tombé le 28 novembre…     De toute façon, cela ne nous permettrait pas d’identifier cette famille si accueillante et bien de chez nous.  Le G.I. se serait-il trompé de date dans ses courriers ? Nous ne le saurons jamais.

Je vous remercie en tout cas pour votre aimable collaboration dans cette recherche, et je continue à lire avec plaisir votre Petite Gazette sur internet, puisqu’elle n’est plus accessible dans la presse écrite.

La Petite Gazette du 24 janvier 2018

LES GI’s PRESENTS CHEZ NOUS EN 1944

Monsieur Roger Lemaire, d’Esneux, fait le point sur cette recherche de GI’s présents chez nous en 1944 (voir notre édition du 22 mars 2017 ou www.lapetitegazette.net)

« Faisant suite à l’article de la Petite Gazette, il y a du nouveau : M. Wolfe Junior (le fils du G.I)  et moi avons continué à correspondre après sa visite en Belgique et nous sommes arrivés à la conclusion  que son père a bien séjourné en octobre 1944  à Grivegnée,  rue de l’Enseignement (rebaptisée depuis rue de la Haminde), plus précisément dans  une des deux maisons jointives qui se trouvent dans un petit parc tout en haut de la rue à droite en montant – la rue est en forte pente -. C’est à quelques mètres de l’endroit où un V1 est tombé le 14 novembre 1944, tuant au total 3 personnes domiciliées dans les maisons qui portaient alors les n° 47 et 51. Comme il n’y a pas eu de victime dans la famille d’accueil du G.I , on peut conclure qu’elle n’occupait ni le n° 47 ni le n° 51. La numérotation des maisons a cependant changé depuis 1944, et l’emplacement précis des n° 47 et 51 en 1944 ne nous est pas connu avec certitude. Actuellement,  dans le haut de cette rue, l’observation visuelle tout comme le plan cadastral montrent que  la première maison au coin de la rue Lovinfosse porte le n° 37 ; lui font suite, en montant, trois maisons qui portent les n° 39, 41 et 43. La maison suivante ne porte pas le n° 45 comme on s’y attendrait, mais bien le n° 49 ; c’est une construction récente, qui s’étend sur  l’équivalent de trois parcelles de terrain, d’où sans doute son n° 49.Tout contre cette maison, en haut sur la troisième parcelle, se trouve  une  allée étroite, maintenant bétonnée, qui conduit à une longue parcelle de terrain non bâti enclavée derrière les maisons. Vient ensuite un petit parc très arboré, dans lequel se trouvent deux maisons contiguës, dont la première semble avoir été reconstruite depuis la guerre. Là encore, une surprise : sur un pilier à l’entrée du parc figure un seul numéro, le n° 55, alors qu’il y deux maisons contiguës mais perpendiculaires l’une à l’autre, la deuxième clairement beaucoup plus ancienne que la première. On peut supposer que la première de ces deux maisons portait en 1944 le n° 51 et a dû être reconstruite, tandis que la maison qui portait en 1944 le n° 47 a été détruite pat le V1 et que l’actuelle maison n° 49 occupe son ancien emplacement. Cela ne nous dit pas pourquoi il n’y a pas de n° 51 et 53, ni affichés ni mentionnés sur le plan cadastral.

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Autre point qui nous avait intrigués : une des photos prises en 1944 montre deux militaires américains et deux femmes de la famille d’accueil devant une petite maison. En agrandissant fortement la photo, on peut y lire un n° en haut sur la porte : n° 110; or, il n’y a pas de n° 110 rue de l’Enseignement.  De plus, Mr Wolfe Junior qui dispose des photos d’origine a pu y lire nettement une plaque qui porte une inscription de trois lignes : INFIRMIER/MASSAGE/ VENTOUSES. La seule maison qui porte un n° 110 dans les environs se trouve rue Belvaux, à une distance de 200 mètres de la maison d’accueil des G.I.’s. Sa façade a été rejointoyée, et porte et fenêtres ont été remplacées depuis la guerre, mais le peu qu’on en voit sur la photo  est  compatible avec  le 110 rue Belvaux (n° inchangé !).  Nous pensons que  ce n’est pas là qu’étaient hébergés les Gis car il fallait une maison bien plus grande pour loger une famille de 6 personnes et 2 ou 3 G.I.’s. Est-ce que ceci réveillerait un souvenir dans la mémoire d’un des lecteurs ?

Nous pensons donc avoir localisé l’endroit où étaient accueillis les G.I.’s à Grivegnée, mais nous ignorons toujours le nom de cette famille. La personne la plus jeune de cette famille (Paula)  avait à l’époque 19 ans. Elle aurait maintenant 92 ans.  Peut-être est-elle encore en vie… Je remercie encore tous les lecteurs pour leur aimable collaboration dans cette recherche. »

Cette enquête qui a attiré, à ce jour, plus de 4000 visites dans la version électronique de la Petite Gazette peut sans doute encore nous valoir, si vous le souhaitez, l’une ou l’autre bonne surprise…

LE DYNAMISME DES CERCLES HISTORIQUES DE CHEZ NOUS ET LEURS NOUVELLES PUBLICATIONS

La Petite Gazette du 3 janvier 2018

LES ANNALES 2017 DU CERCLE HISTORIQUE MARCHE-EN-FAMENNE, HOTTON, RENDEUX

La Petite Gazette débute cette année 2018 avec la ferme intention d’encore vous faire découvrir de nouvelles facettes de notre riche passé régional et de son patrimoine sous tous ses aspects, du plus monumental ou plus discret. Pour rencontrer cet ambitieux  objectif, votre collaboration est encore et toujours indispensable; plus que jamais le partage de vos incroyables connaissances permettra de compléter la formidable collection de contributions rassemblées dans cette chronique depuis bientôt 20 ans. Merci pour votre indéfectible intérêt et merci pour votre implication.

Je désirais, en ces premiers jours de l’année nouvelle, rendre un hommage vibrant à l’extraordinaire dynamisme des cercles d’histoire locale de chez nous; aujourd’hui, je vous présenterai la nouvelle et magnifique publication du Cercle historique Marche-en-Famenne, Hotton, Rendeux asbl, célébrant 40 années d’histoire locale au travers de 124 pages très richement illustrées, aussi en quadrichromie, et idéalement mises en page. Les « plumes » habituelles, dont certaines sont bien connues des lecteurs de La Petite Gazette, proposent des articles admirablement documentés et vous menant vers d’étonnants horizons.

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Gilbert Vanbelle s’est penché sur l’histoire de Roy, de Lignières et de Grimbiémont, et de leurs églises et chapelle; dessins, plans et photographies viennent utilement soutenir un texte précis apportant d’intéressantes anecdotes. Avec l’étude de Philippe Annaert, c’est au coeur du duché de Luxembourg au XVIIe siècle que vous serez plongés à la rencontre des principaux pèlerinages évoqués dans les archives ardennaises. A cette époque, la promotion du culte est assurée par les nombreux témoignages des faits miraculeux relevés dans les sanctuaires et chapelles du duché. L’auteur s’attache principalement au site du monument du Saint-Sépulcre à Marche-en-Famenne grâce à un dossier, particulièrement riche en information, qu’a rédigé, en 1678, une commission diocésaine constituée alors par l’évêque de Liège. Vous glisserez ainsi vos pas dans ceux des pèlerins du ardennais du XVIIe siècle, simplement passionnant.

Jean-Louis Schmitz explore un autre aspect de la vie marchoise au XVIIe siècle en nous proposant de feuilleter avec lui un livre de raison soit une chronique familiale rédigée vers 1619 par le notaire Toussaint Gouffart (1573-1648) et donnant de bien intéressantes informations sur le quotidien à Marche-en-Famenne à la charnière des XVIe et XVIIe siècles que l’auteur a la judicieuse idée de replacer dans leur contexte historique général pour une compréhension optimale. Maurice Petit, quant à lui, nous livre une étude sur les prêtres de Hodister et de Gênes. Bien loin des simples listes que proposaient jadis les monographies villageoises, Maurice Petit nous donne une foule de détails sur ces desservants, leurs qualités certes mais surtout leurs petits « travers » ou habitudes étonnantes vu leur fonction… et cela va vraiment dans tous les sens. Etonnant et très intéressant.

André Collard et André Haquin vous plongent dans les premières semaines de la Seconde Guerre Mondiale à Marche-en-Famenne en suivant le « journal » tenu par Madame Julia Fisenne-Lecocq qui le commence par ces mots : « Mon journal pour mes enfants au cas où je ne les reverrais plus. 1940. Jeudi 9 mai. » Ce journal rédigé au crayon dans un agenda couvre 110 pages et aborde toutes les réalités quotidiennes des premières semaines de guerre, depuis l’exode vers la France d’une partie de sa famille jusqu’à leur retour le 20 juillet. Ce journal constitue une chronique locale très précise rendant de façon très humaine l’état d’esprit de ces temps troublés. Les Annales 2017 se complètent des rubriques habituelles : récit de l’excursion du Cercle, « De cent ans en cent ans, les années ’17 » et la remarquable contribution d’Erika Berger « Nous avons lu pour vous » vous présentant par le détail les nombreuses publications reçues par le Cercle.

Pour recevoir les publications du Cercle historique Marche-en-Famenne, Hotton, Rendeux, asbl, il suffit d’adhérer à l’association comme simple membre adhérent par le versement d’une cotisation de 20€ à verser sur le compte BE48 1420 6513 5727 du Cercle historique de Marche-en-Famenne, Hotton, Rendeux. Cette cotisation vous donne droit à la un exemplaire des Annales de l’année en cours. Pour acquérir les publications des années antérieures, il vous suffira de consulter le site http://cercle-historique.marche.be

 

La Petite Gazette du 10 janvier 2018

LE NOUVEL  ARCHEO-CONTACT DU VIEIL ESNEUX EST ARRIVE …

Dans notre dernière édition, j’évoquais, tout en m’en réjouissant, la vivacité de nos cercles historiques régionaux et, cette semaine, c’est avec plaisir que je vous présente le contenu du n°51 de « Archéo-Contact », le bulletin du Cercle Archéo-Historique « Le Vieil Esneux – Ardenne-Condroz ASBL ». Les passionnés qui animent ce cercle et dont les recherches et les travaux remplissent les pages de ses bulletins vous emmènent à leur suite dans l’histoire locale, survolant allègrement les siècles.

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Ce numéro ne fait pas exception : Harald Delaitte vous plonge dans nos paysages à l’époque du Paléolithique à la rencontre des Homo-Erectus et des Néandertaliens dont il nous présente les caractéristiques, quelques-uns de leurs outils découverts chez nous et d’autres traces locales de leur époque. Le même auteur, rejoint par Joseph Graftiau cette fois, aborde l’âge de la pierre polie, le néolithique, à Lincé et environ, en passant en revue les nombreuses découvertes de trois chercheurs de chez nous, Harald Delaitte, Gaston Lawarrée et André Nélissen. Cet article passionnant revient aussi sur les fouilles menées dans les années 80 au « Château de Fays » et lance une intrigante réflexion sur l’orientation de la chapelle de cette place fortifiée qui, manifestement, est une construction liée aux solstices… Bien plus proche de notre temps, c’est la distribution d’eau à Esneux qu’a étudiée André Baltia qui nous entraîne à l’époque des pompes à bras et des bornes-fontaines en illustrant ses propos de très jolies anciennes vues. Pol Walhain, quant à lui, se penche sur le crash d’un bombardier bi-moteur U.S., à la Noël 1944, à Colonster. Philippe Hamoir nous fait assister à la spectaculaire résurrection du Christ des Ruelles. Ce bulletin contient évidemment ses rubriques habituelles assurées par « l’archiviste de service » mais aussi quelques textes en wallon, un rappel par l’image du succès rencontré lors des Journées du Patrimoine…

Toutes celles et tous ceux s’intéressant à l’histoire de notre région trouveront plaisir et intérêt à lire cette nouvelle publication. Le Vieil Esneux en édite deux par an que vous recevrez simplement en devenant membre de l’asbl par un versement de 15€ pour les Esneutois, 20€ pour tous les autres (la différence représente les frais d’affranchissement des bulletins) à verser sur le compte BE90 6528 4546 6432 du Vieil Esneux asbl.

 

LES SOLDATS D’AYWAILLE SOUS LA PERIODE FRANCAISE, une nouvelle publication d’ETIENNE COMPERE

La Petite Gazette du 27 décembre 2017

DES AQUALIENS ONT COMBATTU PARTOUT EN EUROPE DANS LES ARMEES FRANCAISES…

Dès septembre 1798, durant la période française, à Aywaille -comme dans toute la région- tous les hommes âgés de 20 à 25 ans sont soumis au « service militaire obligatoire permanent« . Ce service militaire a une durée de 5 ans et s’effectue soit par enrôlement volontaire soit par conscription, c’est-à-dire par tirage au sort.

Etienne Compère, sans doute le plus parfait connaisseur de la population aqualienne à travers les siècles, s’est intéressé à ces hommes dont le destin fut bouleversé par la loi Jourdan dont l’article 1 précise que « Tout Français est soldat et se doit à la défense de la Patrie. » or les Aqualiens sont français depuis le 1er octobre 1795!

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Etienne Compère, chercheur rigoureux, minutieux et, surtout, passionné, s’est plongé dans les liasses d’archives communales, paroissiales et les registres de contrôle des troupes à la recherche de ces jeunes hommes d’Aywaille, de Remouchamps, de Harzé, d’Ernonheid et de Deigné dont il découvrit la trace sur tous les champs de bataille d’Europe. Au gré des pages de sa toute récente publication, l’auteur vous entraîne à Breslau, à Coblence, à Augsbourg, à Brême, en Saxe, en France, en Hollande, au Portugal, en Espagne, en Autriche et en Russie; dans les pas des fusiliers, des voltigeurs, des tirailleurs, des grenadiers, des canonniers, des sapeurs ou des gendarmes, près d’une centaine de jeunes hommes ayant abandonné nos vertes campagnes pour des contrées qu’ils n’avaient jamais imaginé fouler! Fidèle à son souci d’humanisme, Etienne Compère nous invite à partager des moments d’intimité familiale en nous donnant à connaître diverses lettres adressées par ces soldats à leurs parents, il nous plonge également dans les difficiles réalités provoquées par la conscription et qui poussèrent bien de ces jeunes gens à devenir des réfractaires ou des déserteurs, d’autres connurent le sort peu enviable des prisonniers de guerre ou des condamnés aux travaux forcés pour cause de désertion. D’intéressantes anecdotes viennent émailler ces petits récits de vie militaire : l’un de ces soldats aurait dialogué avec l’Empereur, un autre s’est vu étonnamment impliqué dans une affaire criminelle, nombre d’entre eux se verront décorer…

Ne négligeant aucun aspect du régime de la conscription, Etienne Compère s’est également intéressé à ceux qui ont échappé à ce long et dangereux service militaire parce qu’ils ont fourni un remplaçant, parce qu’ils étaient soit le fils aîné ou le fils unique d’une veuve, parce qu’ils étaient de trop faible constitution ou trop petits (15% d’entre eux) ou qu’ils présentaient une invalidité (28% !). Dans cette nouvelle publication (92 pages A4, très bien présentées), l’auteur pense bien entendu à vous fournir toutes les indications nécessaires à la juste perception de l’état d’esprit de cette période qui bouleverse toutes les ancestrales habitudes : prêtres de nos paroisses refusent de prêter le serment « de haine » constitutionnel, les règles régissant la conscription et le tirage au sort mais aussi les faits du quotidien qui font alors l’actualité (les réquisitions de chevaux, de charrettes, de voitures, de fourrage, de viande…), la chasse aux réfractaires et aux déserteurs et bien d’autres faits divers du temps.

Cette étonnante « photographie » de cette époque si particulière qui sanctionne la brutale transition entre l’ancien et le nouveau régime se doit de trouver place dans la bibliothèque de tout amateur de l’histoire de notre région. Pour l’acquérir, rien de plus simple : un versement de 25€ (port compris) sur le compte BE60 06187698 6070 d’Etienne Compère à 4920 Aywaille avec la communication « Conscrits d’Aywaille » et le livre vous sera très vite livré.