A la garde des vaches…

La Petite Gazette du 1er avril 2009

LE PATURAGE SANS PATURE

Monsieur Jacques Motte, de Grand-Bru, nous présente ce témoignage d’un temps révolu :

« Ma grand-mère, Joséphine Baclin dite Fifine, épouse de Jonas Burton, faisait paître ses vaches sur le bas côté du chemin à 150 mètres de chez elle à Grand-Bru, en core en 1939. Elle s’installait, bien à l’aise, sur son tabouret pliant posé à même la chaussée. Elle tricotait sans crainte de voir débouler un véhicule lancé à 80 km/h. C’était il y a 70 ans, mais cette pratique, qui s’est poursuivie jusque vers 1950, permettait de compléter gratuitement la nourriture du bétail pendant l’été.

Amis lecteurs, combien se souviennent encore d’avoir vu dames, demoiselles et enfants garder les vaches le long des routes?

Personnellement, je me souviens, après la guerre, avoir aussi gardé les vaches dans des prés non clôturés.

 

La Petite Gazette du 22 avril 2009

Mon ami Robert Leruth, d’Aywaille, m’a raconté que, lorsqu’il était enfant, il faisait paître des chèvres le long du talus non loin de la laiterie d’Aywaille.

Monsieur Francis Roufosse raconte à son tour :

« En ce qui concerne le pâturage sans pâture, il est vrai qu’autrefois les adultes et même fort souvent les enfants étaient chargés, chaque jour, d’aller faire paître leur vache ou autres bestiaux dans l’herbe (à l’époque fraîche car non mazoutée par les gaz d’échappement) le long des chemins.

Quelquefois assez loin de chez eux, même à la lisière de sombres forêts – parfois jusqu’à la tombée du jour- et en toute sécurité sans pour autant craindre l’apparition de pédophiles ou autre loup à visage humain (ce n’est pas sympa sympa pour les loups ce que je dis là !).

A Marche-en-Famenne, le calme de la petite vallée bucolique du « Fond des Vaulx », au sud de la ville, la désignait tout particulièrement non seulement pour les promenades dominicales en famille ou encore pour les nombreux petits jardins que les citadins cultivaient amoureusement « extra muros », mais également pour le bref pâturage d’animaux venus y prendre un petit supplément gratuit de verdure. »

Marche Fond des Vaulx

 

La Petite Gazette du 19 mai 2009

Madame Yolande Bertrand, de Rotheux, nous confie également quelques souvenirs :

« La grand-maman de mon mari, Madame Lambertine Looze, possédait deux vaches et son époux travaillait à Seraing. Ils habitaient une belle petite maison à Bellaire où il n’y avait qu’un petit potager. La grand-mère partait en conduisant ses bêtes pâturer non loin de là, à la lisière du bois où de l’herbe fraîche et bien verte croissait dans les « Claires », nom donné à ces endroits.

Ce bois a été défriché pour construire des habitations et puis la route du Condroz. Il reste comme souvenir de cette manne gratuite le nom d’une rue de Rotheux : la rue des Grandes Claires.

Parfois, grand-maman Bertrand rapportait, sur sa brouette, des fagots et du bois pour se chauffer. Son fils acheta une petite propriété à côté de la maison familiale et donna les terres à ses parents. Ils purent construire des étables et un hangar car le cheptel devenait plus important. »

 

La Petite Gazette du 10 novembre 2009

Madame M. Delfosse, de Verleumont, nous confie ce témoignage qu’elle tient de sa maman et qui concerne le pâturage des vaches le long des chemins. Précisons que sa maman était née à fraiture Bihain en octobre 1902.

« Maman était partie avec une autre petite fille du même âge pour, selon la formule consacrée, « garder les vaches ». elles étaient aidées dans cette tâche par des chiens de vaches.

Accomplissant la mission avec sérieux, quelle ne fut pas leur stupeur de voir arriver les premiers Prussiens de la guerre 1914-1918. Elle me les décrivait très imposants, sur leurs chevaux, avec leur long manteau et leur casque à pointe, une lance à la main !

Prises de panique, elles sont rentrées à la ferme avec le bétail et ce fut la dernière fois que les parents les ont envoyées aux champs… »

 

La Petite Gazette du 11 juin 2014

C’EST VRAI QU’IL N’ AVAIT PAS DE CLÔTURE AUX PRAIRIES

Madame Jeanne-Marie Naegels-Misie, d’Esneux, partage, avec nostalgie, cette « bien belle époque » ainsi qu’elle me l’écrit.

« J’habitais avec mon père, Nicolas Misie, et le propriétaire, Ivan Sucur, la dernière maison à la lisière du Bois du Sart-Tilman, rue Robiet, pendant la guerre et après. Le propriétaire, célibataire, avait une ferme et des prairies, le long de la rue de Boncelles qui va à Ougrée, la maison à côté des prairies d’Ivan Sucur était à la famille Dossogne, parents et enfants.

Le matin, Ivan Sucur, on va le nommer le fermier, mettait ses vaches et, par la même occasion, les trayait. Les gens des environs venaient chercher leur lait. Le soir, une personne de la rue Mattéoti ouvrait le fil de fer qui fermait la prairie et les vaches, qui attendaient cette ouverture en beuglant, retournaient toutes seules sur le chemin de la ferme et entraient dans l’étable. Le fermier procédait alors à la traite du soir et d’autres personnes venaient encore chercher du lait ; nous aussi…

Le matin des jours de congé, j’accompagnais le fermier ; certaines prairies n’avaient pas de fils barbelés et quelques vaches, durant la journée, s’aventuraient dans les bois. Il n’y a cependant jamais eu le moindre problème et aucune vache ne s’est jamais perdue. Chacune d’elles avait un nom et il y avait une chienne, Follette, avec un de ses jeunes, Gamin.

Une fois que le fermier venait d’avoir une truie qui avait des petits, moi, le midi, je revenais manger à la maison et je suis tout de suite allée voir ces bébés. Horreur… une fois la porte ouverte, un des petits s’est sauvé dans le bois et, jamais, on ne l’a récupéré. J’ai évidemment été grondée et punie… »

Les remuages à Nassogne

La petite Gazette du 15 mai 2007

Monsieur Edmond Leroy, de Nassogne, évoque pour notre plus grand intérêt une tradition multiséculaire:

« Monon est né en Ecosse dans une famille assez riche et vertueuse. Il y vivait sans occupation en méditant la loi du Seigneur et le servant par ses prières.

Un jour, pressé de sommeil, il prit un peu de repos, il vit un ange et reçut un message céleste : »Monon, serviteur fidèle de Jésus-Christ, possesseur des Cieux, Dieu très haut te commande que, sans délai, tu t’en ailles en France dans les forêts d’Ardenne et que tu cherches avec grande diligence, dans les forêts d’Ardenne, la place qui s’appelle Frydier, laquelle place est arrosée de la fontaine Nassonia ».

Il y construisit une cellule, priait, évangélisait, invitait les habitants de la région à la conversion. Les druides du dieu Freyr et du dieu Arduina, offusqués par le résultat du travail de Monon, chargèrent leurs adeptes de le supprimer dans son ermitage, en 636.

Jean l’Agneau, évêque de Tongres, son ami, fit construire une première église où furent conservées les reliques du martyr qui reçurent la visite de nombreux pèlerins. Pépin le Bref, pèlerin de marque, éleva l’église au rang de collégiale, la dota et établit un chapitre de chanoines qui subsista jusqu’à la Révolution française.saint-Monon

La dernière construction date de 1661, elle subit plusieurs restaurations, la dernière en 1948-1949 suite aux dégâts de l’Offensive des Ardennes en 1944-1945.

Pour suivre la tradition, Nassogne, vit chaque année à l’heure du pèlerinage de saint Monon, organisé depuis des siècles le dimanche qui suit l’Ascension. Après la messe à la collégiale a lieu la procession des « Remuages », translation du sarcophage du saint (que l’on peut frotter d’herbes ou de branchages) vers la chapelle de Coumont, lieu de son ermitage et martyre en 636. »

Il serait vraiment intéressant de pouvoir présenter dans une prochaine Petite Gazette des témoignages et des photographies de cette ancestrale tradition ardennaise. Y penserez-vous?

LE REMEDE DE WERIS

La Petite Gazette du 12 mars 2013

Madame Anne-Marie De Grave évoque ici un remède dont, jusqu’à ce jour, je n’avais jamais entendu parler… Le connaissez-vous ?

En parcourant La Petite Gazette, je repense à un vieux remède que maman nous donnait souvent en hiver lorsque nous étions enfants (j’ai 64 ans): “le remède de Wéris”.

C’était une petite bouteille contenant un liquide brun foncé. Pas vraiment mauvais. C’était à base de fer, mais que contenait-il d’autre ?

Nous avions alors une femme d’ouvrage venant de Wéris en Vespa, été comme hiver, jusqu’à Barvaux où nous habitions. Elle s’appelait Armande et son nom de famille, je pense Jacob. C’était une très gentille dame, elle était célibataire et vivait avec sa sœur. C’est probablement par elle que nous obtenions ce remède. »

Ma correspondante aimerait savoir si d’autres lecteurs ont des souvenirs à propos de ce remède de Wéris et s’ils auront la gentillesse d’en parler.

Madame de Grave se souvient également de la présence à Wéris d’un “rebouteux” Monsieur L. Il travaillait avec un pendule et donnait des remèdes homéopathiques, mais elle ne sait pas s’il vit toujours et s’il exerce encore.

Vous avez combien, comme vous, ce genre d’informations m’intéressent. Aussi, vous savez que vous pouvez me dire tout ce que savez à propos de ces pratiques de médecine populaire et sur ceux qui la pratiquent « sègneûs », « r’pougneûs » et  rebouteux de toute sorte.

La Petite Gazette du 26 mars 2013

LE REMEDE DE WERIS SERAIT PLUTÔT LE REMEDE D’OPPAGNE

Madame Julia Fournaise, de Bomal s/O, a été très prompte à répondre à Mme De Grave à propos du remède qu’elle évoquait :

« Pour répondre concernant le remède de Wéris, je n’en ai jamais entendu parler. Mais on vendait au magasin Debras à Bomal s/O et je pense à la pharmacie, la bouteille d’Oppagne. J’en ai moi-même acheté pour mes enfants. Si mes souvenirs sont bons, on disait que c’était le remède contre la fièvre lente. »

Madame Lambert intervient à son tour :

« Il y avait bien une Melle Armande Jacob à Wéris, qui est décédée il y a déjà quelques années.

Concernant le remède de Wéris dit  ‘’po l’fîvelêne ‘’ ou pour la fièvre lente;

Ce remède était destiné à donner un coup de fouet à des enfants lymphatiques (ou comme disaient nos ainés ‘’qui ont fîvelêne ‘’) ou après une opération, quand on a un coup de mou.

Ce remède était entre les mains de 2 dames l’une au Pas Bayard et l’autre à Oppagne , villages voisins de Wéris .

Ce remède était composé de plusieurs ingrédients,  qui devaient macérer plusieurs jours avec une certaine technique.     On en retirait alors un sirop qui était stocké dans des bouteilles.

Quand quelqu’un allait chercher le remède, une certaine quantité de ce sirop (peut-être quelques gouttes seulement, parce que les flacons étaient petits) était  mis dans le flacon et dilué avec du malaga.

Ces deux dames sont maintenant décédées.»

Un grand merci pour ces précisions et informations. Si dans votre coin aussi un remède spécifique a existé, existe encore, c’est évidemment avec grand intérêt que nous recevrions des renseignements à son propos.

NOS VILLAGES ONT AUSSI UN IMPORTANT PASSE METALLURGIQUE

La Petite Gazette du 2 décembre 2015

Il suffit d’évoquer les noms de Ferrières, Ferot, Izier, Rouge-Minière, Xhoris… pour être convaincu que l’extraction et l’exploitation du fer ont aussi considérablement influencé l’histoire de nos villages et j’aimerais que vous puissiez en parler.

Lors d’une passionnante visite que je faisais dernièrement au Musée de la Vie rurale à Xhoris, une remarquable et très ancienne photographie qui y est exposée a retenu toute mon attention et je n’avais qu’une envie : vous la présenter.001

Les documents et objets présentés au Musée de la Vie rurale à Xhoris sont commentés, en français, en néerlandais et en wallon, à destination des visiteurs et cela rend la visite d’autant plus agréable. Quand le printemps reviendra, je vous promets que La Petite Gazette rendra une visite de ce musée à la découverte de ses richesses et avec la volonté de vous encourager à y faire une halte instructive. Nous en reparlerons donc…

Pour en revenir à cette photographie, nous avons appris qu’elle a été prise vers 1910. Elle présente un groupe d’ouvriers employés à l’extraction du minerai de fer à Xhoris. Ces ouvriers sont, de gauche à droite : H. Clajot, C. Laffineur, N. Dupont, A. Levêque, J. Pirotton, E. Tavier, A. Gabriel et ?  .

La mine se trouvait au bout de la route des Gueuses en passant par la rue des Minières. Il est utilement précisé qu’une gueuse désignait un lingot de fonte de première fusion.

Je suis certain que de pareils documents dorment encore chez vous qui avez eu des aïeuls travaillant encore dans le secteur métallurgique de nos campagnes, de même, je suis certain que, dans bien des familles, il existe encore le souvenir des anciens qui ont vécu de l’extraction ou de l’exploitation du minerai de fer. Je sais aussi qu’il y a parmi vous qui lisez ces lignes bien des amateurs d’histoire régionale qui se sont passionnés par ce sujet au départ, par exemple, d’une recherche toponymique ou de documents extraits des archives. Mon souhait est que vos témoignages, le fruit de vos recherches et vos documents familiaux puissent nous permettent de faire revivre cet aspect de notre histoire régionale. Voudrez-vous concrétiser ce souhait ? Je l’espère vivement et, déjà, vous remercie de vos contributions à venir.

La Petite Gazette du 23 décembre 2015

A PROPOS DE CEUX QUI EXPLOITAIENT LE FER A FERRIERES

Monsieur René Gabriel, de Roanne-Coo, vous le savez, est passionné par les réalités quotidiennes de l’ancien régime dans nos régions et, inlassablement, fouille les archives des cours de justice à la recherche de ces faits qui nous éclairent sur la vie au jour le jour, il y a plus de deux siècles, dans nos villages. Voici ce que l’appel lancé à propos des travailleurs du fer de nos contrées lui a fait ressortir de ses innombrables carnets de notes :

« Suite  à  votre  article  relatif  au  passé  sidérurgique  de  notre  région, je  vous  transmets  deux  mentions  qui  devraient intéresser les lecteurs de La Petite Gazette. J’ai  longuement  recherché  à  Ferrières, Cour  de  Justice, et  ces  documents  en  sont  issus. Il  s’agit, orthographe  de  l’époque, de  deux  visites  de  “corps  morts”  retrouvés  dans  des  fosses à  minière. J’ai  prolongé  ma  recherche  et  retrouvé  quantité  d’actes  où  sont  relatés  d’autres  faits  anodins, ou plus  graves, et  même  des  meurtres. Leur  nombre  étant  nettement  plus  important  que  dans  d’autres  bans, je  pense   qu’ils  sont  le  résultat  de  beuveries  et  bagarres  provoqués  par  des  ouvriers  miniers  dans  les  nombreux  estaminets  locaux ;  les  cultivateurs  et  autres  employés  dans  l’agriculture  étant  généralement  moins  enclins  à  de  tels excès.

A Lorcé et  Chevron, curieusement  des  bans  voisins, bon  nombre  de  faits  de  violence  semblables  sont  aussi  consignés. Rien  d’étonnant  qu’en  1789  les  meneurs  soient  des  lognards  ! Ils  avaient  le sang  chaud  ! Je  n’ai  pas  localisé  les  endroits  mais  la  toponymie  locale  doit  très  certainement  encore en  garder  trace

Le  28  août 1728. Visite  du  corps  mort de  Jean Joseph  Squelin.

Visite  faite  par  le chyrurgien Sr La Croix  après  qu’icelluy  eut  prêté  serment de  faire  fidel  rapport.

Le  corps  dudit  Jean Joseph  Squelin  ayant  été  tiré  hors  d’une  fosse  a  minière  sur  le  dit  lieu  de  la  Manette appartenant a Joseph le Quarte, Thomas  de  Marteau, Colas  le  Quarte et  Dieudonné  le  Quarte, a  déclaré  ledit  La Croix  n’avoir  trouvé  aucune  fracture  ny  dislocation  ny  aucune  playe  depuis  la  plante  du  pied  jusqu’à  la  teste  et  ne  voit  aucun  sujet  de  sa  morte  sinon  que  ledit Jean Joseph  a  été  submergé  dans  ladite  fosse  et  que  cela  luy  at  causé  la  morte.

Le  6  décembre 1729. Visite  d’un  corps  mort.

Visite  du  corps  mort  de  Louys  Jehot  dont  il  fut  trouvé  en  lieu dit Clocky a  l’adjunction  du  chyrurgien La Croix.

Ledit  corps  estant  exposé  dans  une  fosse  a  minière  estante  sur  la  propriété  de  Mademoiselle  Hennin  en  lieu  dit Clocki, y  at  esté  trouvé  ledit  chyrurgien  une  grande  playe  de  trois  doigts  de  longueur  du  cuir  muscului  sur  la  teste, l’os  coronal, l’os  frontal  et  autres os  fracassés  pièce  par  pièce. Les  veines  et  artères piémères  et  duremère  et  les  vaisseaux  tout  rompus et  délié de  ses  membres  par  quels  coups  la  morte  luy  est  survenue.

Il serait très intéressant que ceux qui le peuvent prennent la peine de situer précisément ces endroits où l’on a extrait le minerai de fer.

La Petite Gazette du 16 décembre 2015

LA METALLURGIE DANS NOS REGIONS

C’est avec grand plaisir que nous retrouvons la jolie plume de Monsieur Jean Bolland qui répond à l’appel qui vous a été lancé en évoquant le passé métallurgique de la vallée de l’Aisne :
« La métallurgie dans la vallée de l’Aisne a laissé son empreinte dans de nombreux lieux-dits évocateurs : Forge à l’Aplé, La Forge (Mormont), Vieux Fourneau… Des sources d’eau ferrugineuse -les pouhons- attestent également du fait que le minerai de fer est une composante de notre sous-sol.

Depuis Dochamps jusqu’à Bomal, en passant par La FosseForge à l’Aplé, Amonines, Blier, Wérichet-sous-Fisenne, Fanzel, La Forge, Roche-à-Fresne… de modestes ateliers métallurgiques étaient installés le long de l’Aisne et de certains de ses affluents. La plupart du temps, ces ateliers étaient constitués d’un bas-fourneau dans lequel le minerai de fer était fondu et d’un marteau -ou forge- où le fer obtenu était travaillé pour en façonner des objets.
Divers corps de métiers participaient, de près ou de loin, à la réussite de cette activité : bûcherons, charbonniers ou faudeurs qui produisaient le charbon de bois nécessaire à l’activité des fourneaux, forgerons, charretiers pour l’acheminement des matières premières et le transport des produits issus de cette métallurgie.

Le minerai de fer provenait de gisements de la région. Gisements à fleur de terre ou à faible profondeur : les minières exploitées notamment à Clerheid, Fisenne, Hoursinne, Wéris, Heyd, Ozo et Izier.

Cette activité métallurgique s’étendit sur les 15e, 16e et 17e siècles avec des hauts et des bas dus aux nombreuses guerres, passages de troupes étrangères et réquisitions qui en découlaient. Conséquence de ces époques troublées : cette industrie disparut pratiquement au 17e siècle. On peut ajouter le fait que ces installations, modestes faut-il le rappeler, n’avaient pas su se reconvertir face à une métallurgie liégeoise qui avait modernisé son outillage, diversifié sa production et ses débouchés ; métallurgie liégeoise qui avait également le net avantage de bénéficier de grandes facilités pour le transport des matières premières et des produits finis. Et pourtant nous n’en étions pas encore à l’époque des hauts-fourneaux qui allaient faire les beaux jours de Liège, au 19esiècle grâce à John Cockerill. Ceci est un autre histoire.
(Certains renseignements sont basés sur les recherches de Fernand Pirotte : En marge d’un millénaire, Aspects de la vie économique et de la vie sociale dans la Terre de Durbuy de 1500 à 1648, L’industrie métallurgique de la Terre de Durbuy de 1480 à 1625.) »

 La Petite Gazette du 30 décembre 2015

A PROPOS DE CE REGARD SUR LES US DES OUVRIERS DU FER A FERRIERES

Monsieur Pierre Paulis, de Ferrières, a lu attentivement les notes transmises par M. René Gabriel et vous éclaire sur la toponymie de Ferrières :

« J’ai lu, avec beaucoup d’intérêt, les notes de M. R. Gabriel, de Roanne-Coo, concernant les minières de Ferrières » m’écrit M. Paulis avant de nous livrer le fruit de ses recherches toponymiques :

« La manette. En tant que toponyme, je n’ai relevé aucune trace. A mon avis, ce substantif désigne la « qualité de la terre » qui est sale et boueuse. Ce qui expliquerait la raison de ces deux accidents que vous relatez. Ils se sont, sans doute, passés au même endroit, c’est-à-dire

È Clokî ( au Clocher) Celui-ci existe bel et bien comme toponyme. Ce grand terrain de +/- 10 ha est situé au sud de l’église. Il est surtout connu, aujourd’hui, par son chantoir dénommé « trô dè Pi » ou trou du goupil = renard. C’est une borne naturelle marquant la limite d’avec la Basse Colète contigüe.

É Clokî fut aussi, dès le 12me siècle, un douaire ( li doyâre) donné par les moines de Stavelot au curé ,dès l’instauration de notre paroisse indépendante. Elle est détachée de Xhignesse, son église-mère, avant 1130.

De cette terre boueuse, est extrait  depuis longtemps  –  on parle de l’époque belgo-romaine  –  un minerai de fer réputé pour sa qualité et son abondance. C’est de la limonite grise et schisteuse. (Exploitation jusqu’au début du 19me siècle). De l’eau d’infiltration contrecarrait le travail des mineurs. Ceux-ci se plaignaient de « passer autant de temps à puiser l’eau qu’à extraire le minerai » .Ils se plaignaient aussi du houx  envahissant les minières. L’eau était rejetée à l’aide d’une pompe (l’exhaure) dans le rîhê (ruisselet) tout proche.

La vie de ces ferrons (car ils travaillaient autant à la mine qu’au fourneau) était pénible et dangereuse. On déplore quantité d’accidents. Ce qui explique, sans doute, les traits de caractères que vous relevez et dont les traces sont encore visibles aujourd’hui. Nous étions aussi des Lognards! Le  minerai était travaillé sur place. Ensuite, il fut transporté, en fusion, par « li vôye  d’Eveu » (vôye d’êwe, voie d’eau ou mieux : la voie de l’eau) vers les makas hydrauliques de Malacord puis de Ferot. Au cours du 17e siècle, le surplus de la production minière était suffisamment important que pour être exporté vers les fourneaux de l’Amblève. Dieupart, notamment. Li vôye dès gueuses nous le rappelle.

Au Clokî encore, au mitan des ferrons, s’est, probablement, élevée, au 8me ou au 9me siècle, la première chapelle paroissiale dédiée à saint Martin (cf. Guilleaume). Par après, ont suivi les deux  églises, le cimetière, le  presbytère et le vicariat.

Cette terre a ainsi joué un rôle important  dans la formation du village, de la paroisse et de la commune de Ferrières. »

Un très grand merci pour cette très intéressante contribution.

SOUGNE-REMOUCHAMPS, TERRE DE CYCLISME ET PAS DEPUIS PEU…

La Petite Gazette du 17 février 2016

Monsieur Victor Colette, de Sougné-Remouchamps, a extrait de ses trésors, et ils sont nombreux, cette vieille photographie qui n’avait plus quitté son antique encadrement depuis bien des décennies (et qui a d’ailleurs quelque peu souffert de l’opération…).Tous ces hommes endimanchés sont les membres rassemblés fièrement autour du drapeau de la société « Les Amis de la Pédale de Sougné-Remouchamps »001

Au premier plan, de part et d’autre de la personnalité, sans doute le Président, trônant dans un fauteuil placé sur une petite estrade, cinq sportifs aux jambes nues… En reconnaissez-vous ? Joseph Matagne est-il parmi eux ? Parlez-nous de ces pionniers du sport cycliste.

La Petite Gazette du 2 mars 2016

Monsieur Alain Charlier possède toujours un vélo vendu par Joseph Matagne : « Maman, Mélanie Matagne, était la cousine de Joseph Matagne. Je possède toujours, le vélo qu’il lui avait vendu… »

20160217_135210 (1)

20160217_135050

 La Petite Gazette du 9 mars 2016

LES AMIS DE LA PEDALE

Monsieur Ghislain Nisin intervient à son tour à propos de cette ancienne photographie des « Amis de la Pédale de Sougné-Remouchamps ».

« Je veux évoquer la photo, extraite de la collection de monsieur Victor
Colette, que vous avez publiée dans de récentes éditions de La petite Gazette et qui montre les sociétaires des « Amis de la pédale ». Monsieur Alain Charlier, dans l’édition du 02/03 parle de Joseph Matagne qui était le cousin de Mélanie Matagne épouse de Joseph Charlier, je pense ».

N.D.L.R. Pour rappel M. Charlier nous disait alors que : « au vu d’un autre document (de mauvaise qualité) que je possède, Joseph Matagne pourrait être le premier assis à gauche sur la photo publiée (sous réserve).

Monsieur Nisin poursuit : « Le troisième personnage debout à partir de la droite avec une chemise blanche et le veston ouvert est mon grand-père, François Nisin de Sougné-Remouchamps. Il était membre fondateur du club « Les Amis de la Pédale » de Remouchamps.

Ce club a été fondé le 28 avril 1907. François Nisin en est devenu le « Secrétaire Général », le 1er mai 1907. »

 La Petite Gazette du 30 mars 2016

LE DRAPEAU DES AMIS DE LA PEDALE EXISTE TOUJOURS !

Monsieur Alain Charlier, de Sougné-Remouchamps, est déjà intervenu à propos de la photo publiée. Aujourd’hui, il nous revient avec une histoire incroyable qui se résume pourtant en deux photos… Il vous explique :

« Concernant le club cycliste  » les Amis de la pédale« , Monsieur André Grognard, que l’on rencontre avec plaisir à l’enseigne  du « Cheval Blanc« , juste à côté de l’entrée de la grotte à Sougné-Remouchamps, m’a permis de photographier, pour La Petite Gazette, le drapeau original du club qu’il a trouvé après maintes recherches sur diverses brocantes. Il est daté de 1907 »

drapeau amis de la pédale

 La Petite Gazette du 6 avril 2016

Monsieur René Pirnay, d’Aywaille, a puisé dans sa collection de cartes postales pour en extraire cette belle photo du Café des cyclistes, parce que Mme Annie Hourlay-Thonon évoquait pareil lieu de rendez-vous des amateurs de la petite reine.café cyclistes

Tout qui connaît cette route reconnaîtra aisément les lieux, mais ce « café des cyclistes » n’est manifestement pas le même que celui que l’on distingue sur cette photo de Mme Hourlay-Thonon et qui porte le nom de « l’Arrêt des cyclistes ».

arrêt des cylistes

Il y a quinze jours, cette lectrice nous apprenait que «le 3e homme assis à gauche est mon grand père Joseph Cornet de Deigné, né en 1893 et décédé en 1960, il a été bourgmestre de la commune de Louveigné dans les années 50.

Quelqu’un pourra-t-il nous dire où était celui-ci?

 

 

 

 

Les Vertiges du Passé – Nos Châteaux

C’est à l’hebdomadaire 7 Dimanche que j’emprunte la présentation du premier volume des Vertiges du Passé consacré à Nos Châteaux. Cet article est signé Geoffray Wolff et daté du 29 septembre 2013.

Découvrez « Nos Châteaux », le dixième livre de René Henry002

« Vertiges du Passé : nos Châteaux » de René Henry vient de sortir, aux éditions Dricot. René Henry, bien connu des habitants d’Ardenne, de Condroz, de Famenne et d’Ourthe-Amblève pour ses chroniques dans l’hebdomadaire Vlan-Les Annonces, y détaille 25 châteaux disséminés entre Harzé et Jemeppe-Hargimont, en passant notamment par Tilff, Poulseur, Fanson, Amblève et bien d’autres localités.

« Lors d’exposés que je fais, on me demandait souvent pourquoi il y avait tant de châteaux dans notre région,  explique-t-il. Il s’agit en fait du résultat d’une réalité historique : notre région était à un moment aux confins de quatre pays. Les plus anciens châteaux avaient donc un rôle militaire évident. »

Des explications qu’il détaille dans son livre, dans lequel on retrouve également l’histoire propre de chacun des châteaux qu’il a visités. Le tout accompagné de nombreuses images d’archives qui vous permettront de vous émerveiller devant ces réalisations historiques.

« Vertiges du Passé – Nos Châteaux » a été présenté officiellement lors des Journées du Patrimoine, début du mois. C’est le dixième livre de René Henry qui s’est déjà penché notamment sur la médecine populaire, les portes et portails en Ourthe-Amblève et l’histoire d’Aywaille, cette commune dans laquelle il habite. »

Ce livre peut encore être obtenu par un versement de 20€ (frais de port inclus), avec la communication « Nos Châteaux », sur le compte BE29 0682 0895 1464 de P.A.C. Aywaille à 4920 Aywaille. Sitôt votre paiement enregistré, votre livre vous sera envoyé dans les délais les plus brefs.

 

Les pratiques de la médecine populaire

C’est ainsi que Mlle Nathalie Legrand dans L’Avenir Huy-Waremme du 4 septembre 2012 présentait cet ouvrage :003

« Vieille recettes pour soigner ses méhins

Chroniqueur de La Petite Gazette, René Henry signe un livre qui évoque les remèdes et les guérisseurs du Condroz et d’ailleurs.

La sience a beau faire des progrès, certaines traditions ont la vie dure dans nos régions : saints guérisseurs, médailles, prières, pakèts, offrandes et arbres à clous sont autant de rituels de la médecine populaire qui perdurent. René Henry signe La Petite Gazette, chronique hebdomadaire d’un journal distribué dans toutes les boîtes aux lettres de l’Ardenne, en Famenne, en Condroz et en Ourthe-Amblève. Depuis près de 40 ans de nombreux courriers témoignent de ces rituels étranges toujours pratiqués, si pas respectés, sous nos latitudes.

Pratiques régionales, principes ancestraux, célèbres rebouteux de villages et remèdes classés selon les maux sont rassemblés en un recueil de 288 pages intitulés les pratiques de médecine populaire, qui relève plus de l’étude des traditions régionales que du dictionnaire médical.

Selon René Henry, ces pratiques trouvent leurs origine dans la médecine vétérinaire, aux secrets longtemps et jalousement conservés par les bergers et les maréchaux-ferrants. Jusqu’il y a peu, chaque ménage disposait d’un petit élevage, pratique proche de la nature qui contribuait à entretenir ce savoir curatif, appliqué selon l’adage « Si c’èst bon po lès bièsses, c’èst sûr bon po nos-ôtes ! »

En ce qui concerne le Condroz, le récit évoque la ceinture de Sainte-Marguerite qui assurait des couches sans le moindre problème. Le pakèt, attaché aux poignets des enfants atteints de « five-lin.ne », contient sept ingrédients enserrés dans un morceau jamais lessivé de toile bleue. Cueillies la nuit du 23 au 24 juin, les herbes de la Saint-Jean permettront de confectionner de nombreux cataplasmes, décoctions et infusions. Sans oublier les objets magiques que sont les fossiles, os de formes spécifiques, fers à cheval et haches préhistoriques parfois utilisé(e)s par certains guérisseurs.

Le Condroz bénéficie aussi de ses r’pougneûs, guérisseurs spécialisés dans la remise en place des os fracturés, entorses et luxations : Albert Maquoi oeuvrait à Scry, au Tige, tandis que li vî Jamart, aux Cahottes, était souverain envers le tour de rein. Ce Léopold Jamart nous a quittés en novembre 1984, la pratique n’est donc pas si vieille… »

Ce livre peut encore être obtenu par un versement de 19€ (frais de port inclus), avec la communication « Médecine populaire », sur le compte BE29 0682 0895 1464 de P.A.C. Aywaille à 4920 Aywaille. Sitôt votre paiement enregistré, votre livre vous sera envoyé dans les délais les plus brefs.

 

Aywaille – Chronique illustrée du XXe siècle

 

Voici comment Mlle Nathalie Legrand présentait cet ouvrage dans La Meuse du 23 août 2006

« Chronique d’un siècle – 300 photos qui racontent Aywaillechronique illustrée

Amateur de petits récits qui font la grande Histoire, René Henry propose un huitième recueil constitué de plus de 300 photographies, souvent inédites, qui témoignent de l’histoire d’Aywaille au siècle passé.

Articles de presse, documents administratifs et autres discours officiels sont illustrés par les clichés du père et du grand-père de Freddy Lemaire, tous deux photographes aqualiens ui ont immortalisé un siècle de vie à Aywaille.

Les documents glanés dans les archives de journaux, de l’administration ou des greniers particuliers retracent la construction d’une voie de chemin de fer reliant la gare d’Aywaille et une carrière de grès du côté du Bois de Grand-Heid en 1900, le gel de l’Amblève en janvier 1908, les terribles inondations de janvier et juin 1914, tous les détails de l’enterrement du Dr Thiry le 21 janvier 1916, l’écroulement de la tour du château de Montjardin le vendredi 4 mars 1927, la disparition de Joseph Dubois en mars 1929…

Citons encore le démontage du pont suspendu et la construction du nouvel ouvrage en 1934 à Aywaille, la jonction du viaduc autoroutier de Remouchamps en mars 1980, la démolition de la gare de Sougné-Remouchamps au cours de l’été 1986 ou la visite du vulcanologue et résistant Haroun Tazieff… Ces événements témoignent d’une vallée de l’Amblève dans laquelle il est difficile de s’ennuyer.

Inaugurations, intronisations, manifestations sportives, ; festives, familiales, patriotiques ou culturelles sont largement évoquées dans cet ouvrage de 200 pages en grand format (21 cm X 29,7cm) publié par les éditions Dricot de Bressoux. »

Ce livre peut encore être obtenu par un versement de 25€ (frais de port inclus), avec la communication « Aywaille – Chronique », sur le compte BE29 0682 0895 1464 de P.A.C. Aywaille à 4920 Aywaille. Sitôt votre paiement enregistré, votre livre vous sera envoyé dans les délais les plus brefs.

 

 

Hier en Ourthe-Amblève, tome 2, Mythes et Destinées.

Dans Les Echos du 6 octobre 1994, M. Xhignesse en disait ceci :
« Le P.A.C. Aywaille et son président, René Henry, s’attachent depuis plusieurs années déjà à promouvoir et à préserver les richesses patrimoniales de l’Ourthe-Amblève. « La sauvegarde par la connaissance !, explique rené Henry, l’auteur de ce nouvel ouvrage sur le passé régional, la mémoire collective régionale a beaucoup de force, mais il suffit d’une génération pour oublier… »ourthe-ambleve tome 2
Ce nouvel ouvrage raconte des faits, des anecdotes qui ont marqué le quotidien des vallées de l’Ourthe et de l’Amblève. Au-delà de l’aspect « légende » des récits se cache une importante et méticuleuse recherche historique. Au fil des pages de ce nouveau recueil, vous partirez à la rencontre des ouvriers carriers qui creusèrent le flanc des vallées pour en extraire la pierre, noble matériau qu’ils façonnèrent avec art. Vous prendrez la mesure des conditions pénibles de leur travail en les accompagnant, à la suite du célèbre roi Pahaut dans la terrible grève de 1886 ou en découvrant les terribles accidents qui endeuillèrent la difficile profession. Vous découvrirez deux immenses projets qui, bien qu’ils n’aient jamais été terminés, ont fondamentalement mofié la vie de ce coin de Wallonie : la canalisation puis le canal de l’Ourthe. Vous suivrez la destinée étonnante de personnages de chez nous dont le rayonnement fut extraordinaire à l’époque : Jean Del Cour ou un prieur d’Aywaille qui devint pape ! Vous vous plongerez dans les traces de Renaud, Allard, Guichard et Richard, les mythiques quatre fils Aymon et vous découvrirez des aspects désormais quasiment oublié de la vie locale : la ruée vers l’or de l’Amblève, la justice locale et ses longueurs, les processions de jeunes filles à marier et bien d’autres surprises au fil des pages de cet ouvrage qui vous convie à de passionnantes promenades dans notre passé régional. »
Ce livre de 190 pages présente plus de 20 chroniques illustrées de dessins originaux de Michèle Mertens et peut être obtenu par un versement de 12€ (frais de port inclus), avec la communication « Hier en Ourthe-Amblève Tome 2 », sur le compte BE29 0682 0895 1464 de P.A.C. Aywaille à 4920 Aywaille. Sitôt votre paiement enregistré, votre livre vous sera envoyé dans les délais les plus brefs.

Hier en Ourthe-Amblève, tome 1, Réalités et Mystères

Voici comment, fin décembre 1991, Emile Bonmariage présentait Hier en Ourthe-Amblève, Réalités et Mystères dans les colonnes du journal Le Soir :ourthe-ambleve tome 1
« Petites chroniques d’un pays de rivières et de collines. L’Ourthe-Amblève ne cessera jamais de séduire. Terre de grandes escapades campagnardes, elle est le poumon des villes enfièvrées. A l’orée des étendues forestières, on croit encore aux légendes et aux loups-garoux. Travailleurs de la terre et carriers d’aujourd’hui n’ont rien oublié des pénibles labeurs d’autrefois. Ni des crises sociales qui les menacent à nouveau. L’Aqualien René Henry, historien amoureux de sa région, entretient la mémoire collective (…) il rend chaleureusement vie au passé, avec ses réalités et ses mystères.
Ce livre est un kaléidoscope de la vie des aïeux, de leurs coutumes, de leurs joies, de leurs peurs, de leurs croyances. L’Histoire et les petites histoires tantôt inquiétantes, tantôt souriantes. Les sorcières bien sûr, célèbres « macrales » expertes en maléfices. Et les remèdes pour conjurer le mauvais sort. Mais aussi la quiétude des foyers familiaux, les bonnes-recettes de grand-mère, le secret des plantes, les fontaines miraculeuses, les petits métiers prospères dans les villages, la navigation sur l’Amblève, florissante jusqu’en 1880. En n’oubliant pas quelques drames ; l’assassinat d’un bourgmestre à Aywaille ou le crime de Tolumont.
Une écriture simple, conviviale, honnête qui parle droit au cœur, aussi bien qu’à la raison. Les récits de René Henry, illustrés par une vingtaine de croquis de Michèle Mertens, sont quelquefois le fruit d’amicaux bavardages avec les derniers témoins d’un autrefois pas trop ancien. Passionnants et terriblement enrichissants les dialogues avec les aînés ! Souvent ils s’alimentent de patientes recherches dans les journaux d’époques plus lointaines, dans les archives de l’Etat, des paroisses ou des familles. On y retrouve les échos de la grande guerre que vécurent les ouvriers carriers de l’Ourthe-Amblève en avril 1886. Sans oublier la lecture d’anciens ouvrages, la compilation de notes volumineuses et de documents abondants, légués par d’illustres prédécesseurs comme le docteur Louis Thiry.
Le livre d’aujourd’hui, une première étape ? René Henry espère qu’il y en aura d’autres. Tant de souvenirs sont à conserver. »
Ce livre de 166 pages présente plus de 20 chroniques illustrées de dessins originaux de Michèle Mertens et peut être obtenu par un versement de 12€ (frais de port inclus), avec la communication « Hier en Ourthe-Amblève tome 1 », sur le compte BE29 0682 0895 1464 de P.A.C. Aywaille à 4920 Aywaille. Sitôt votre paiement enregistré, votre livre vous sera envoyé dans les délais les plus brefs.