LE REMEDE DE WERIS

La Petite Gazette du 12 mars 2013

Madame Anne-Marie De Grave évoque ici un remède dont, jusqu’à ce jour, je n’avais jamais entendu parler… Le connaissez-vous ?

En parcourant La Petite Gazette, je repense à un vieux remède que maman nous donnait souvent en hiver lorsque nous étions enfants (j’ai 64 ans): “le remède de Wéris”.

C’était une petite bouteille contenant un liquide brun foncé. Pas vraiment mauvais. C’était à base de fer, mais que contenait-il d’autre ?

Nous avions alors une femme d’ouvrage venant de Wéris en Vespa, été comme hiver, jusqu’à Barvaux où nous habitions. Elle s’appelait Armande et son nom de famille, je pense Jacob. C’était une très gentille dame, elle était célibataire et vivait avec sa sœur. C’est probablement par elle que nous obtenions ce remède. »

Ma correspondante aimerait savoir si d’autres lecteurs ont des souvenirs à propos de ce remède de Wéris et s’ils auront la gentillesse d’en parler.

Madame de Grave se souvient également de la présence à Wéris d’un “rebouteux” Monsieur L. Il travaillait avec un pendule et donnait des remèdes homéopathiques, mais elle ne sait pas s’il vit toujours et s’il exerce encore.

Vous avez combien, comme vous, ce genre d’informations m’intéressent. Aussi, vous savez que vous pouvez me dire tout ce que savez à propos de ces pratiques de médecine populaire et sur ceux qui la pratiquent « sègneûs », « r’pougneûs » et  rebouteux de toute sorte.

La Petite Gazette du 26 mars 2013

LE REMEDE DE WERIS SERAIT PLUTÔT LE REMEDE D’OPPAGNE

Madame Julia Fournaise, de Bomal s/O, a été très prompte à répondre à Mme De Grave à propos du remède qu’elle évoquait :

« Pour répondre concernant le remède de Wéris, je n’en ai jamais entendu parler. Mais on vendait au magasin Debras à Bomal s/O et je pense à la pharmacie, la bouteille d’Oppagne. J’en ai moi-même acheté pour mes enfants. Si mes souvenirs sont bons, on disait que c’était le remède contre la fièvre lente. »

Madame Lambert intervient à son tour :

« Il y avait bien une Melle Armande Jacob à Wéris, qui est décédée il y a déjà quelques années.

Concernant le remède de Wéris dit  ‘’po l’fîvelêne ‘’ ou pour la fièvre lente;

Ce remède était destiné à donner un coup de fouet à des enfants lymphatiques (ou comme disaient nos ainés ‘’qui ont fîvelêne ‘’) ou après une opération, quand on a un coup de mou.

Ce remède était entre les mains de 2 dames l’une au Pas Bayard et l’autre à Oppagne , villages voisins de Wéris .

Ce remède était composé de plusieurs ingrédients,  qui devaient macérer plusieurs jours avec une certaine technique.     On en retirait alors un sirop qui était stocké dans des bouteilles.

Quand quelqu’un allait chercher le remède, une certaine quantité de ce sirop (peut-être quelques gouttes seulement, parce que les flacons étaient petits) était  mis dans le flacon et dilué avec du malaga.

Ces deux dames sont maintenant décédées.»

Un grand merci pour ces précisions et informations. Si dans votre coin aussi un remède spécifique a existé, existe encore, c’est évidemment avec grand intérêt que nous recevrions des renseignements à son propos.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s