LA CHRONIQUE DU 20ème SIECLE A VIELSALM par ROBERT NIZET

UNE IMMERSION DANS UN PASSE A LA FOIS SI PROCHE ET SI ELOIGNE DE NOTRE QUOTIDIEN

Avec La chronique du 20ème siècle à Vielsalm, le tout récent ouvrage de Robert Nizet, vous êtes emmenés dans un voyage à travers le 20ème siècle – une époque à la fois si proche et si lointaine…

001

« Ce siècle avait commencé dans un autre monde » précise d’emblée l’auteur et la richesse de l’iconographie illustrant son propos le confirme page après page. Toutes les années du siècle sont évoquées et, si nombre de bâtiments et lieux emblématiques de Vielsalm sont toujours bien reconnaissables, tous les autres éléments du décor et les personnages l’animant vous feront prendre la mesure des bouleversements considérables vécus par nos aïeuls ayant traversé ce siècle.

L’anecdote, l’insolite et la grande Histoire se partagent les lignes des articles de cette chronique : des loups sont aperçus dans l’hiver rigoureux de 1902, le tram Vielsam-Lierneux est mis en service en 1904, Vielsalm doit payer aux Allemands une rançon de 20.000 francs en or ou en argent dès les premiers jours de la Grande Guerre, en août 1914, pour éviter que le feu soit mis à la localité…

Robert Nizet vous fait assister à diverses séances du conseil communal où, même avant la guerre de 14, les propos ne sont guère raffinés et où les noms d’oiseaux s’échangent allégrement. Vous suivrez avec intérêt l’histoire de nombreux monuments salmiens : le kiosque de la place du marché, la chapelle Saint-Gengoux, le Monument aux Morts, l’ancienne fontaine… Vous assisterez à la naissance de sociétés aujourd’hui disparues ou toujours particulièrement actives sur les rives de la Salm.

En feuilletant, avec plaisir j’en suis convaincu, les pages de cette chronique et en en découvrant, avec curiosité et intérêt, le contenu, vous ne pourrez que vous rendre compte de l’immense travail de compilation auquel s’est livré Robert Nizet : des heures et des heures de lecture attentive des journaux locaux : « L’Organe de Vielsalm » et « L’Annonce de Vielsalm », la consultation minutieuse d’une volumineuse collection de coupures de presse, de notes, de documents administratifs et, bien entendu, des articles de « Glain et Salm, Haute Ardenne » ont été nécessaires pour mener à bien ce projet et le rendre particulièrement attractif.

Capture2

Pareil travail impose bien évidemment des choix, ceux de l’auteur sont judicieux et mêlent subtilement vie économique, sociale et culturelle avec le quotidien des Salmiens durant tout le siècle, vous faisant vivre une réelle expérience d’immersion dans le passé proche. Pour vous en convaincre, vous découvrirez, comme j’ai déjà eu la chance de le faire, la vie des ardoisières mais aussi le développement de l’artisanat ardennais à Cahay ou de la Beurrerie de la Salm ; vous revivrez les heures fastes de la société de chasse à courre « Rallye Vielsalm », de « Vielsam-Attractions » ou de la société de pêche « La Salmiote ». Vous serez conviés à l’inauguration du Musée du Coticule, de la caserne Ratz du 3e ChA et de la clinique Saint-Gengoux. Vous serez au premier rang lors des visites royales, princières et ministérielles dont Vielsalm a été honorée. Vous prendrez la mesure de l’importance des marchés au bétail, des petits et grands faits des deux guerres mondiales. Vous revivrez les premières projections cinématographiques organisées dans la localité mais aussi de nombreux faits heureux ou tragiques qui marquèrent la population : accidents, incendies, assassinats, inaugurations diverses, nouvelles sportives…

Le texte est remarquablement soutenu par une très agréable mise en pages vous invitant à dévorer ces 256 pages très richement illustrées. Vous pouvez acquérir l’ouvrage, au prix de 20€, chez l’auteur Robert Nizet, rue du Vieux Marché 21 à 6690 Vielsalm ou vous le faire envoyer en adressant un versement de 26€ (frais d’emballage et de port compris) au compte BE21 3401 2620 3203 de Robert Nizet à 6690 Vielsalm. Vous ne serez pas déçus, je puis vous l’assurer.

L’ENQUÊTE SUR LA PRESENCE DU G.I. BEN WOLFE A GRIVEGNEE ET A ANDENNE EN 1944 SE POURSUIT

LE G.I. BEN WOLFE, A GRIVEGNEE ET A ANDENNE EN 1944 – SUITE DE L’ENQUÊTE

Monsieur Roger Lemaire, d’Esneux, a bien entendu poursuivi son enquête ; il a eu la gentillesse de tenir la Petite Gazette et ses lecteurs informés de ses multiples démarches et résultats de celles-ci. Rappelez-vous que cette recherche initiée dans La Petite gazette avait retenu l’attention d’une journaliste de La Meuse… M. Lemaire explique :

« J’avais reçu un coup de téléphone d’une jeune (à en juger par sa voix) journaliste de La Meuse, qui voulait tout savoir sur cette affaire. Comme vous, j’ai constaté qu’elle négligeait de citer ses sources.  Je lui ai dit que j’avais reçu le fils du G.I. Ben Wolfe et son épouse en octobre, et que nous avions, entre autres choses,  rendu visite au petit garçon visible sur une des photos d’Andenne, devenu un homme  de 82 ans ; je ne lui donné ni son nom ni son adresse comme elle le demandait, car je ne m’y sentais pas autorisé. Elle les a cependant trouvés par elle-même par la suite. En fait, j’avais eu de sérieuses difficultés pour les trouver moi-même, car le G.I.Wolfe avait donné dans ses courriers trois orthographes du nom de famille, toutes incorrectes.  C’est le message d’une ancienne Andennoise paru dans La Petite Gazette qui m’a fourni l’orthographe correcte: elle avait été en classe avec une des sœurs du « petit garçon ».Ceci m’a permis, après quelques recherches, de trouver finalement la bonne piste.

En ce qui concerne la famille de Liège, malgré des recherches longues et variées, je n’ai pas trouvé la solution de l’énigme. Le nom de famille est inconnu et ne figure sur aucun document accessible ; la localisation de la maison où les photos ont été prises en 1944 est inconnue. Le seul point utilisable est la narration dans un courrier du G.I.Wolfe du fait que la maison de cette famille a été fortement endommagée par un V1 tombé entre le 8 et le 14 novembre 1944. J’ai pu consulter sur internet deux sites  qui donnent la liste de tous les V1 tombés sur le grand Liège pour l’un, sur la Belgique entière pour l’autre ; il apparaît que le seul V1 tombé sur Liège et sa banlieue entre ces deux dates est tombé à Grivegnée le 14 novembre. Je m’en souviens d’ailleurs, car il est tombé à 50 mètres de notre maison en faisant plusieurs tués et pas mal de blessés, dont moi.   Cependant, en regardant attentivement une des  photos de la famille de Liège, on peut voir que la porte d’entrée porte le n° 110 ; or, il n’y avait pas de n° 110 dans ce qui s’appelait à l’époque « rue de l’Enseignement » : la numérotation s’arrêtait à 51. Le seul V1 qui aurait pu détruire ou endommager une maison portant le n° 110 semble être celui qui est est tombé au quai de la Boverie, mais toutes les maisons qui se trouvaient à cet endroit avant guerre ont été remplacées par cinq très larges buildings, donc la numérotation a changé. De plus, ce V1 est tombé le 28 novembre…     De toute façon, cela ne nous permettrait pas d’identifier cette famille si accueillante et bien de chez nous.  Le G.I. se serait-il trompé de date dans ses courriers ? Nous ne le saurons jamais.

Je vous remercie en tout cas pour votre aimable collaboration dans cette recherche, et je continue à lire avec plaisir votre Petite Gazette sur internet, puisqu’elle n’est plus accessible dans la presse écrite.

La Petite Gazette du 24 janvier 2018

LES GI’s PRESENTS CHEZ NOUS EN 1944

Monsieur Roger Lemaire, d’Esneux, fait le point sur cette recherche de GI’s présents chez nous en 1944 (voir notre édition du 22 mars 2017 ou www.lapetitegazette.net)

« Faisant suite à l’article de la Petite Gazette, il y a du nouveau : M. Wolfe Junior (le fils du G.I)  et moi avons continué à correspondre après sa visite en Belgique et nous sommes arrivés à la conclusion  que son père a bien séjourné en octobre 1944  à Grivegnée,  rue de l’Enseignement (rebaptisée depuis rue de la Haminde), plus précisément dans  une des deux maisons jointives qui se trouvent dans un petit parc tout en haut de la rue à droite en montant – la rue est en forte pente -. C’est à quelques mètres de l’endroit où un V1 est tombé le 14 novembre 1944, tuant au total 3 personnes domiciliées dans les maisons qui portaient alors les n° 47 et 51. Comme il n’y a pas eu de victime dans la famille d’accueil du G.I , on peut conclure qu’elle n’occupait ni le n° 47 ni le n° 51. La numérotation des maisons a cependant changé depuis 1944, et l’emplacement précis des n° 47 et 51 en 1944 ne nous est pas connu avec certitude. Actuellement,  dans le haut de cette rue, l’observation visuelle tout comme le plan cadastral montrent que  la première maison au coin de la rue Lovinfosse porte le n° 37 ; lui font suite, en montant, trois maisons qui portent les n° 39, 41 et 43. La maison suivante ne porte pas le n° 45 comme on s’y attendrait, mais bien le n° 49 ; c’est une construction récente, qui s’étend sur  l’équivalent de trois parcelles de terrain, d’où sans doute son n° 49.Tout contre cette maison, en haut sur la troisième parcelle, se trouve  une  allée étroite, maintenant bétonnée, qui conduit à une longue parcelle de terrain non bâti enclavée derrière les maisons. Vient ensuite un petit parc très arboré, dans lequel se trouvent deux maisons contiguës, dont la première semble avoir été reconstruite depuis la guerre. Là encore, une surprise : sur un pilier à l’entrée du parc figure un seul numéro, le n° 55, alors qu’il y deux maisons contiguës mais perpendiculaires l’une à l’autre, la deuxième clairement beaucoup plus ancienne que la première. On peut supposer que la première de ces deux maisons portait en 1944 le n° 51 et a dû être reconstruite, tandis que la maison qui portait en 1944 le n° 47 a été détruite pat le V1 et que l’actuelle maison n° 49 occupe son ancien emplacement. Cela ne nous dit pas pourquoi il n’y a pas de n° 51 et 53, ni affichés ni mentionnés sur le plan cadastral.

Photo N° 1

Autre point qui nous avait intrigués : une des photos prises en 1944 montre deux militaires américains et deux femmes de la famille d’accueil devant une petite maison. En agrandissant fortement la photo, on peut y lire un n° en haut sur la porte : n° 110; or, il n’y a pas de n° 110 rue de l’Enseignement.  De plus, Mr Wolfe Junior qui dispose des photos d’origine a pu y lire nettement une plaque qui porte une inscription de trois lignes : INFIRMIER/MASSAGE/ VENTOUSES. La seule maison qui porte un n° 110 dans les environs se trouve rue Belvaux, à une distance de 200 mètres de la maison d’accueil des G.I.’s. Sa façade a été rejointoyée, et porte et fenêtres ont été remplacées depuis la guerre, mais le peu qu’on en voit sur la photo  est  compatible avec  le 110 rue Belvaux (n° inchangé !).  Nous pensons que  ce n’est pas là qu’étaient hébergés les Gis car il fallait une maison bien plus grande pour loger une famille de 6 personnes et 2 ou 3 G.I.’s. Est-ce que ceci réveillerait un souvenir dans la mémoire d’un des lecteurs ?

Nous pensons donc avoir localisé l’endroit où étaient accueillis les G.I.’s à Grivegnée, mais nous ignorons toujours le nom de cette famille. La personne la plus jeune de cette famille (Paula)  avait à l’époque 19 ans. Elle aurait maintenant 92 ans.  Peut-être est-elle encore en vie… Je remercie encore tous les lecteurs pour leur aimable collaboration dans cette recherche. »

Cette enquête qui a attiré, à ce jour, plus de 4000 visites dans la version électronique de la Petite Gazette peut sans doute encore nous valoir, si vous le souhaitez, l’une ou l’autre bonne surprise…

LE DYNAMISME DES CERCLES HISTORIQUES DE CHEZ NOUS ET LEURS NOUVELLES PUBLICATIONS

La Petite Gazette du 3 janvier 2018

LES ANNALES 2017 DU CERCLE HISTORIQUE MARCHE-EN-FAMENNE, HOTTON, RENDEUX

La Petite Gazette débute cette année 2018 avec la ferme intention d’encore vous faire découvrir de nouvelles facettes de notre riche passé régional et de son patrimoine sous tous ses aspects, du plus monumental ou plus discret. Pour rencontrer cet ambitieux  objectif, votre collaboration est encore et toujours indispensable; plus que jamais le partage de vos incroyables connaissances permettra de compléter la formidable collection de contributions rassemblées dans cette chronique depuis bientôt 20 ans. Merci pour votre indéfectible intérêt et merci pour votre implication.

Je désirais, en ces premiers jours de l’année nouvelle, rendre un hommage vibrant à l’extraordinaire dynamisme des cercles d’histoire locale de chez nous; aujourd’hui, je vous présenterai la nouvelle et magnifique publication du Cercle historique Marche-en-Famenne, Hotton, Rendeux asbl, célébrant 40 années d’histoire locale au travers de 124 pages très richement illustrées, aussi en quadrichromie, et idéalement mises en page. Les « plumes » habituelles, dont certaines sont bien connues des lecteurs de La Petite Gazette, proposent des articles admirablement documentés et vous menant vers d’étonnants horizons.

001

Gilbert Vanbelle s’est penché sur l’histoire de Roy, de Lignières et de Grimbiémont, et de leurs églises et chapelle; dessins, plans et photographies viennent utilement soutenir un texte précis apportant d’intéressantes anecdotes. Avec l’étude de Philippe Annaert, c’est au coeur du duché de Luxembourg au XVIIe siècle que vous serez plongés à la rencontre des principaux pèlerinages évoqués dans les archives ardennaises. A cette époque, la promotion du culte est assurée par les nombreux témoignages des faits miraculeux relevés dans les sanctuaires et chapelles du duché. L’auteur s’attache principalement au site du monument du Saint-Sépulcre à Marche-en-Famenne grâce à un dossier, particulièrement riche en information, qu’a rédigé, en 1678, une commission diocésaine constituée alors par l’évêque de Liège. Vous glisserez ainsi vos pas dans ceux des pèlerins du ardennais du XVIIe siècle, simplement passionnant.

Jean-Louis Schmitz explore un autre aspect de la vie marchoise au XVIIe siècle en nous proposant de feuilleter avec lui un livre de raison soit une chronique familiale rédigée vers 1619 par le notaire Toussaint Gouffart (1573-1648) et donnant de bien intéressantes informations sur le quotidien à Marche-en-Famenne à la charnière des XVIe et XVIIe siècles que l’auteur a la judicieuse idée de replacer dans leur contexte historique général pour une compréhension optimale. Maurice Petit, quant à lui, nous livre une étude sur les prêtres de Hodister et de Gênes. Bien loin des simples listes que proposaient jadis les monographies villageoises, Maurice Petit nous donne une foule de détails sur ces desservants, leurs qualités certes mais surtout leurs petits « travers » ou habitudes étonnantes vu leur fonction… et cela va vraiment dans tous les sens. Etonnant et très intéressant.

André Collard et André Haquin vous plongent dans les premières semaines de la Seconde Guerre Mondiale à Marche-en-Famenne en suivant le « journal » tenu par Madame Julia Fisenne-Lecocq qui le commence par ces mots : « Mon journal pour mes enfants au cas où je ne les reverrais plus. 1940. Jeudi 9 mai. » Ce journal rédigé au crayon dans un agenda couvre 110 pages et aborde toutes les réalités quotidiennes des premières semaines de guerre, depuis l’exode vers la France d’une partie de sa famille jusqu’à leur retour le 20 juillet. Ce journal constitue une chronique locale très précise rendant de façon très humaine l’état d’esprit de ces temps troublés. Les Annales 2017 se complètent des rubriques habituelles : récit de l’excursion du Cercle, « De cent ans en cent ans, les années ’17 » et la remarquable contribution d’Erika Berger « Nous avons lu pour vous » vous présentant par le détail les nombreuses publications reçues par le Cercle.

Pour recevoir les publications du Cercle historique Marche-en-Famenne, Hotton, Rendeux, asbl, il suffit d’adhérer à l’association comme simple membre adhérent par le versement d’une cotisation de 20€ à verser sur le compte BE48 1420 6513 5727 du Cercle historique de Marche-en-Famenne, Hotton, Rendeux. Cette cotisation vous donne droit à la un exemplaire des Annales de l’année en cours. Pour acquérir les publications des années antérieures, il vous suffira de consulter le site http://cercle-historique.marche.be

 

La Petite Gazette du 10 janvier 2018

LE NOUVEL  ARCHEO-CONTACT DU VIEIL ESNEUX EST ARRIVE …

Dans notre dernière édition, j’évoquais, tout en m’en réjouissant, la vivacité de nos cercles historiques régionaux et, cette semaine, c’est avec plaisir que je vous présente le contenu du n°51 de « Archéo-Contact », le bulletin du Cercle Archéo-Historique « Le Vieil Esneux – Ardenne-Condroz ASBL ». Les passionnés qui animent ce cercle et dont les recherches et les travaux remplissent les pages de ses bulletins vous emmènent à leur suite dans l’histoire locale, survolant allègrement les siècles.

001

Ce numéro ne fait pas exception : Harald Delaitte vous plonge dans nos paysages à l’époque du Paléolithique à la rencontre des Homo-Erectus et des Néandertaliens dont il nous présente les caractéristiques, quelques-uns de leurs outils découverts chez nous et d’autres traces locales de leur époque. Le même auteur, rejoint par Joseph Graftiau cette fois, aborde l’âge de la pierre polie, le néolithique, à Lincé et environ, en passant en revue les nombreuses découvertes de trois chercheurs de chez nous, Harald Delaitte, Gaston Lawarrée et André Nélissen. Cet article passionnant revient aussi sur les fouilles menées dans les années 80 au « Château de Fays » et lance une intrigante réflexion sur l’orientation de la chapelle de cette place fortifiée qui, manifestement, est une construction liée aux solstices… Bien plus proche de notre temps, c’est la distribution d’eau à Esneux qu’a étudiée André Baltia qui nous entraîne à l’époque des pompes à bras et des bornes-fontaines en illustrant ses propos de très jolies anciennes vues. Pol Walhain, quant à lui, se penche sur le crash d’un bombardier bi-moteur U.S., à la Noël 1944, à Colonster. Philippe Hamoir nous fait assister à la spectaculaire résurrection du Christ des Ruelles. Ce bulletin contient évidemment ses rubriques habituelles assurées par « l’archiviste de service » mais aussi quelques textes en wallon, un rappel par l’image du succès rencontré lors des Journées du Patrimoine…

Toutes celles et tous ceux s’intéressant à l’histoire de notre région trouveront plaisir et intérêt à lire cette nouvelle publication. Le Vieil Esneux en édite deux par an que vous recevrez simplement en devenant membre de l’asbl par un versement de 15€ pour les Esneutois, 20€ pour tous les autres (la différence représente les frais d’affranchissement des bulletins) à verser sur le compte BE90 6528 4546 6432 du Vieil Esneux asbl.

 

LES SOLDATS D’AYWAILLE SOUS LA PERIODE FRANCAISE, une nouvelle publication d’ETIENNE COMPERE

La Petite Gazette du 27 décembre 2017

DES AQUALIENS ONT COMBATTU PARTOUT EN EUROPE DANS LES ARMEES FRANCAISES…

Dès septembre 1798, durant la période française, à Aywaille -comme dans toute la région- tous les hommes âgés de 20 à 25 ans sont soumis au « service militaire obligatoire permanent« . Ce service militaire a une durée de 5 ans et s’effectue soit par enrôlement volontaire soit par conscription, c’est-à-dire par tirage au sort.

Etienne Compère, sans doute le plus parfait connaisseur de la population aqualienne à travers les siècles, s’est intéressé à ces hommes dont le destin fut bouleversé par la loi Jourdan dont l’article 1 précise que « Tout Français est soldat et se doit à la défense de la Patrie. » or les Aqualiens sont français depuis le 1er octobre 1795!

001

Etienne Compère, chercheur rigoureux, minutieux et, surtout, passionné, s’est plongé dans les liasses d’archives communales, paroissiales et les registres de contrôle des troupes à la recherche de ces jeunes hommes d’Aywaille, de Remouchamps, de Harzé, d’Ernonheid et de Deigné dont il découvrit la trace sur tous les champs de bataille d’Europe. Au gré des pages de sa toute récente publication, l’auteur vous entraîne à Breslau, à Coblence, à Augsbourg, à Brême, en Saxe, en France, en Hollande, au Portugal, en Espagne, en Autriche et en Russie; dans les pas des fusiliers, des voltigeurs, des tirailleurs, des grenadiers, des canonniers, des sapeurs ou des gendarmes, près d’une centaine de jeunes hommes ayant abandonné nos vertes campagnes pour des contrées qu’ils n’avaient jamais imaginé fouler! Fidèle à son souci d’humanisme, Etienne Compère nous invite à partager des moments d’intimité familiale en nous donnant à connaître diverses lettres adressées par ces soldats à leurs parents, il nous plonge également dans les difficiles réalités provoquées par la conscription et qui poussèrent bien de ces jeunes gens à devenir des réfractaires ou des déserteurs, d’autres connurent le sort peu enviable des prisonniers de guerre ou des condamnés aux travaux forcés pour cause de désertion. D’intéressantes anecdotes viennent émailler ces petits récits de vie militaire : l’un de ces soldats aurait dialogué avec l’Empereur, un autre s’est vu étonnamment impliqué dans une affaire criminelle, nombre d’entre eux se verront décorer…

Ne négligeant aucun aspect du régime de la conscription, Etienne Compère s’est également intéressé à ceux qui ont échappé à ce long et dangereux service militaire parce qu’ils ont fourni un remplaçant, parce qu’ils étaient soit le fils aîné ou le fils unique d’une veuve, parce qu’ils étaient de trop faible constitution ou trop petits (15% d’entre eux) ou qu’ils présentaient une invalidité (28% !). Dans cette nouvelle publication (92 pages A4, très bien présentées), l’auteur pense bien entendu à vous fournir toutes les indications nécessaires à la juste perception de l’état d’esprit de cette période qui bouleverse toutes les ancestrales habitudes : prêtres de nos paroisses refusent de prêter le serment « de haine » constitutionnel, les règles régissant la conscription et le tirage au sort mais aussi les faits du quotidien qui font alors l’actualité (les réquisitions de chevaux, de charrettes, de voitures, de fourrage, de viande…), la chasse aux réfractaires et aux déserteurs et bien d’autres faits divers du temps.

Cette étonnante « photographie » de cette époque si particulière qui sanctionne la brutale transition entre l’ancien et le nouveau régime se doit de trouver place dans la bibliothèque de tout amateur de l’histoire de notre région. Pour l’acquérir, rien de plus simple : un versement de 25€ (port compris) sur le compte BE60 06187698 6070 d’Etienne Compère à 4920 Aywaille avec la communication « Conscrits d’Aywaille » et le livre vous sera très vite livré.

« CAMILLE GASPARD – AUTEUR WALLON » UN MAGNIFIQUE OUVRAGE

La Petite Gazette du 20 décembre 2017

CAMILLE GASPARD, VOUS CONNAISSEZ?

Et si j’ajoutais Camille Gaspard, auteur wallon… Auteur particulièrement prolixe et éclectique puisque, parmi ses nombreux écrits, nous trouvons des chansons, des poèmes, des déclamations, des paskèyes, des pièces de théâtre et même quelques opérettes au travers desquels il nous offre un remarquable témoignage d’authenticité ardennaise. Camille Gaspard voit le jour à Dairomont (Grand-Halleux) en 1917 dans une famille d’agriculteurs-éleveurs où seul le wallon est parlé, « lu sâvadje èt si vî patwès, lu pârler d’nos péres, lu cok’sant Languèdje », Cette seule définition du wallon selon Camille Gaspard nous plonge d’emblée dans son style à la fois savoureux et recherché qui lui assurera une solide réputation s’étendant dès après la Libération, depuis Wanne, où il habite depuis son douzième années jusqu’à son décès en 1990, autant vers Liège que vers Bastogne.

Les textes de Camille Gaspard sont largement inspirés de la réalité de son quotidien et éclairent, d’un regard sans concession, la vie rurale dans les petits villages ardennais accablés par l’occupation, quand néanmoins l’auteur témoignera d’un indéfectible espoir en des lendemains joyeux. Le ton de ses productions est, bien sûr, influencé par tout ce que vit le village et, avec la liberté retrouvée, c’est la gaieté et le bonheur qui désormais chantés.

Camille Gaspard écrit beaucoup et l’ouvrage publié par « Mémoires ardennaises » vous présente 150 textes couchés sur le papier une fois les travaux agricoles terminés car, dès 1950, Camille a repris la ferme familiale.

001

Ce remarquable et imposant ouvrage (550 pages), à la fois anthologie, biographie, petite monographie de la vie ardennaise, recherche philologique, bibliographique et lexicale est l’oeuvre de Jean-Philippe Legrand, « li pitit poyon » de Camille Gaspard, son grand-père et parrain, qui, indubitablement, aurait été très fier du minutieux travail de son filleul. En effet, Jean-Philippe Legrand n’a pas ménagé ses efforts pour présenter l’oeuvre de son grand-père, il s’est assuré de précieuses collaborations, dont  notamment celle de François Duysinx conférant ainsi à ses recherches une rigueur philologique exemplaire, mais aussi celle d’André Lamborelle, collaborateur régulier de La Petite Gazette et ardent défenseur de la culture wallonne.

Il s’agit là du cadeau idéal qui plaira aux amoureux de la langue wallonne, de la truculence et de l’humour présidant aux « sizes » et aux « concèrts« , aux passionnés de nos musiques traditionnelles car l’ouvrage nous livre pas moins de 80 partitions. L’ouvrage intéressera tout autant celles et ceux qui se passionnent pour les expressions et les mots de notre wallon car l’auteur a eu l’excellente idée d’ajouter, aux régulières précisions lexicales émaillent ses pages, les annotations et ajouts que Camille Gaspard avait apportés à ses exemplaires du Dictionnaire liégeois de Haust et du Glossaire de La Gleize de Remacle.

En outre, ce livre se veut « extensible » car il vous propose d’accéder en ligne à plus de 60 morceaux enregistrés, patiemment collectés par l’auteur lors de ses recherches. Ce livre de 550 pages est de plus un bel objet bien fait : cartonné, cousu, magnifiquement imprimé chez nous est en vente au prix de 30€ (5€ de frais d’expédition postale). Vous pouvez découvrir dans de nombreuses librairies dont la liste est accessible sur www.memoires-ardenaises.be adresse où vous découvrirez aussi tous les renseignements nécessaires à sa commande. Pour vous qui n’avez pas accès à internet, l »éditeur vous propose de le joindre par téléphone : 080/643 208 ou 0475/337 124

 

Tot toûrnant lès pådjes, Novèles èt coûtès istwéres par Jean-Pierre DUMONT

Lors de l’enregistrement de la partie studio de l’émission « Wallons, Nous! » du 20 décembre, sur le plateau de la Médiacité, j’ai pu retrouver un contributeur régulier de La Petite Gazette qui intervient dans la seconde partie de l’émission évoquée (voir l’article précédent), Jean-Pierre Dumont, un remarquable auteur wallon dont les propos m’ont immédiatement donné envie de découvrir et de vous parler de son nouvel ouvrage édité par Le Musée de la Parole en Ardenne, collection « Paroles du Terroir ». Quand vous l’aurez entendu, vous aurez, je le sais, la même envie pressante de le lire.

001

Dans une langue remarquablement authentique, et vous en serez convaincus en l’entendant dans l’émission, Jean-Pierre Dumont vous emmène dans ses souvenirs et ses pensées très actuelles. Il vous fera réfléchir sur la truculence du wallon tout en vous prodiguant quelques judicieux conseils : « Aprindez à viker avou vos frés walons ! Ni sayez nin d’pèter pus hôt qu’vos cous, èt tot l’s-ôtes ni vinront pus fé so vosse soû ! ». L’auteur vous mettra ensuite aux prises avec quéquès vicåreyes, d’étonnants destins, mais également à la rencontre dès pititès djins, avant de vous plonger dans l’histoire, proche ou lointaine, de nos belles contrées du Condroz, d’Ardenne et de Famenne. Rien que des faits dont la présence est toujours bien prégnante dans la mémoire collective. Vous le suivrez alors dans d’incroyables histoires de chasse avant qu’il vous entraîne à sa suite dans des voyages plus lointains où les rencontres surprenantes ne sont pas rares : il est en Bavière quand il s’entend demander s’il connaît Harzé… et de s’entendre alors raconter comment Joseph Bonmariage, après sa captivité à Ulsenheim s’est vu désigné « Bürgermeister » par les Américains : « Il a tant ovré po l’boune étinte inte lès peûpes qui lès deûs comeunes sont di’nowes djèrmales. »

Les amateurs du wallon trouveront, sous la plume de Jean-Pierre Dumont, une langue admirable, simple, authentique, à la grammaire rigoureuse et au lexique précis. Enfin, avec un indéniable souci pédagogique, l’auteur complète son recueil (148 p.) par une vingtaine de pages d’un lexique où les termes qu’il emploie sont traduits po si è cas.

On peut commander ce livre en versant 12 euros + 3 euros de port au compte  BE 78 0682 1708 2286 du Musée de la Parole en Ardenne  3 rue du Chant  d’oiseaux 6900 Marche-en-Famenne. C’est un très beau cadeau à faire et à se faire.

UNE EMISSION DE TELEVISION A NE PAS RATER CE 20 DECEMBRE A 21h10

A NE PAS MANQUER, LE PROCHAIN « WALLONS, NOUS! », CE 20 DECEMBRE

En effet, le mercredi 20 décembre prochain, vers 21h10, sur la Trois (RTBF), l’émission « Wallons, Nous » sera en grande partie consacrée à Sougné-Remouchamps et à Nonceveux. Pour l’occasion, j’ai eu le plaisir d’assurer une visite guidée de Sougné, en wallon évidemment, à la rencontre des témoins de pierre de son riche passé où s’entremêlent histoire et anecdotes.

Folklore et traditions bien de chez nous seront mis à l’honneur et il sera bien sûr question des hèyes de l’Epiphanie, qui se perpétuent à Sougné-Remouchamps depuis des siècles et de la Saint-Antoine à Nonceveux, tradition multiséculaire elle aussi.

Les Cabris du Val d’Amblève participent en nombre à cette belle émission. Plus de 20 danseurs et danseuses et 11 musiciens y font une remarquable démonstration de la vivacité du vrai folklore local.

Wallons nous

QUAND LE SUCCES D’UN ARTICLE DE lA PETITE GAZETTE ATTIRE LE REGARD DE LA REDACTION DE LA MEUSE…

Au printemps dernier, La Petite Gazette relayait une recherche qui avait débuté quelques années auparavant aux U.S.A. quand le fils, journaliste aujourd’hui retraité, d’un G.I. de 1944 trouva dans les papiers de feu son papa, la photo d’un petit garçon de 4 ans, un nom et une adresse.

Après bien des recherches, le petit garçon d’alors est retrouvé; il s’agit de Roger Lemaire, habitant aujourd’hui à Esneux…

Cet article, évidemment toujours présent sur lapetitegazette.net, a été lu 3860 fois depuis sa parution en mars 2017 assez que pour attirer l’attention de la rédaction du journal La Meuse (qui a cependant bien du mal à citer ses sources…)

017

CE 8 OCTOBRE VOUS AVEZ RENDEZ-VOUS SUR DE TRES ANCIENNES VOIES… (FOSSE, TROIS-PONTS)

L’EGLISE ST-JACQUES A FOSSE (TROIS-PONTS) SUR LE CHEMIN DE COMPOSTELLE

A Trois-Ponts, comme dans d’autres communes, on ne se contente pas des éphémères Journées du Patrimoine pour mettre en valeur les merveilles de nos contrées… Le programme inscrit dans le cadre de l’Année Patrimoniale 2017 vous propose une alléchante journée, le dimanche 8 octobre prochain, en l’église Saint-Jacques de Fosse, Trois-Ponts.

Par nos chemins anciens 2 (1)

Dès 10h. vous êtes conviés à visiter une exposition de photos  anciennes  évoquant l’histoire de l’église Saint-Jacques et la vie, durant le 20e siècle, des villages attachés de Fosse, Bergeval, Dairomont, Cour, Mont-de-Fosse.

A 16h., Quentin et Lionel Hurdebise, les petits-fils de Jules Hurdebise,  porteurs du projet « Lu Stâve dès Boûs » de Logbiermé, reviendront sur l’histoire de deux voies majeures qui parcouraient jadis notre territoire en empruntant ses sommets : le Grand Chemin du Luxembourg  connu notamment pour le transport des écorces de chênes en direction de Stavelot et de Malmedy et la fabuleuse voie de Compostelle qui, semble-t-il, voyait passer les pèlerins par les hauteurs de Saint-Jacques. A tour de rôle, ils évoqueront les différentes curiosités naturelles et historiques qui jalonnent ces anciennes voies (faune et flore, maisons et personnages célèbres, croix et monuments, etc.) ; la raison de l’existence du chemin de st-Jacques de Compostelle et son tracé en Belgique afin de comprendre pourquoi « Saint-Jacques » à Fosse.

 

Par nos chemins anciens 2 (2)

A leur suite, René Gabriel, bien connu de tous les lecteurs de La Petite Gazette, présentera le fruit de son inlassable travail de recherche. Sa consultation d’archives et de récits anciens de voyageurs apportera un intéressant éclairage sur l’histoire du ban de Fosse et de nos régions à une époque où les déplacements s’organisaient bien différemment dans nos campagnes. Le livre qu’il vient de publier sur le sujet, à cette occasion, sera disponible sur place.

Une organisation de l’Espace culturel de Trois-Ponts en collaboration avec le « Stâve dès Boûs, Monsieur René Gabriel, le musée de Wanne et Madame Madeleine Gaspar.

Conférence > 3€. Rens. Espace culturel de Trois-Ponts 080/292460 ou 0471/226 883

Exposition >accès gratuit. Rens. Madeleine Gaspar

 

 

REVOICI LES PASSIONNANTES JOURNEES DU PATRIMOINE

On ne compte plus les alléchantes propositions d’expositions, de visites guidées, de conférences… qui vous sont proposées lors du prochain weekend des Journées du Patrimoine. La Petite Gazette a choisi de vous en présenter une sélection qui, je le sais, devrait vous intéresser.

 

A AYWAILLE

Le thème de cette année se déclinera sous l’angle de l’exploitation carrière. Dans les locaux de l’Administration communale, il vous sera proposé une exposition de documents vous montrant comment les maîtres carriers ont pu se frayer les voies, rapides et sécures, publiques ou privées, vers nos carrières. Cette exposition sera accessiblement librement les samedi 9 et dimanche 10 septembre, de 10 à 17h.

Le vendredi à 19h., au même endroit et au cœur même de l’exposition, j’aurai l’immense plaisir de donner une conférence au cours de laquelle René Henry vous montrera comment les maîtres carriers ont réussi à se frayer ces voies. Il y sera question de batellerie, de chemins de fer, terrestres ou aériens et, bien sûr, de chemins et de routes qui bouleversèrent nos paysages.

001 « Document extrait des collections de René Henry »

Contrairement à ce que l’on s’imagine, l’exploitation industrielle de la pierre de chez nous ne remonte pas au-delà des années 1830-1840, à Florzé précisément. Très vite, l’essor de cette industrie, pourvoyeuse de très nombreux emplois locaux, provoqua des bouleversements tangibles de nos paysages locaux. On pense d’emblée au flanc des collines éventrés mais bien d’autres aspects paysagers et environnementaux furent modifiés. Un nombre toujours croissant d’exploitations allait de pair avec la nécessité de pouvoir acheminer les produits, bruts ou finis, issus de cette activité extractive. Les lieux d’exploitation n’étaient pas toujours accessibles à un important charroi, il fallut dès lors créer ces voies d’accès. Dans notre région et dans notre commune bien des moyens furent mis en œuvre pour assurer la circulation la plus aisée possible de ces produits dont le poids est, sans doute, un des éléments majeurs. Nos anciens sites carriers conservent le souvenir de ces voies nouvelles imaginées par nos ingénieux aïeux. En plus de la voie d’eau utilisée depuis des siècles déjà, la voie ferrée fut largement mise à contribution quelle qu’en soit la forme ou le statut : chemin de fer de l’Etat, réseau vicinal, réseau privé et même lignes aériennes sillonnèrent nos coteaux et franchirent nos vallées alors même que le réseau routier se développait considérablement en raison des transports nombreux qu’il devait supporter mais aussi parce que, attirée par le travail qu’offrait les carrières, la population et les zones d’habitat se développaient.

 

A ESNEUX-TILFF

A PROPOS DE LA BATELLERIE ET DU CANAL DE L’OURTHE…

C’est ce sujet que l’asbl Le Vieil Esneux, le Contrat Rivière Ourthe, les R.S.I. de Tilff et d’Esneux et la Commune d’Esneux ont choisi de développer lors des toutes prochaines Journées du Patrimoine. Le programme est alléchant et ne manquera d’attirer un public passionné : une exposition au château Brunsode (du 9 au 13 septembre), des balades à pied et à vélo à la découverte des vestiges du canal (les 9 et 10 septembre à 14h.) et une conférence de Géry de Pierpont, le samedi à 20h., sur le thème : L’aventure du Canal de Meuse & Moselle à travers les Ardennes, il y a 185 ans. Un souterrain pour bateaux, sous la frontière luxembourgeoise…

Géry de Pierpont est archéologue de formation (ULg) et « passeur de patrimoine » par passion. Ancien responsable du programme patrimoine architectural de la Fondation Roi Baudouin et coordinateur européen des Journées du Patrimoine, il fut durant cinq ans le responsable du musée BELvue, dédié à l’histoire de la Belgique et de sa Dynastie, puis chargé de la communication de la Maison des Auteurs de Bruxelles. Après avoir lancé le site de tourisme culturel « intoHistory », pour la promotion des logements dans l’histoire, il travaille aujourd’hui pour la Fondation Eglises Ouvertes. Les curieux d’histoire apprécieront son roman « La Rivière contrariée », consacré à l’épopée du Canal de Meuse et Moselle.

0 Photo pour filigrane (1)

  1. Encouragés par roi Guillaume Ier des Pays-Bas, une poignée d’entrepreneurs intrépides décident de relier la Meuse à la Moselle par un canal qui remonterait l’Ourthe jusqu’à sa source. Un canal qui traverserait la crête ardennaise par un tunnel navigable de plusieurs kilomètres avant de redescendre le long de la Wiltz et de la Sûre jusqu’à Wasserbilig en direction du Rhin ! 684 mètres de dénivellation, 205 écluses, 300 kilomètres de berges, sans parler des capitaux colossaux à rassembler et des conflits sociaux à gérer : une véritable épopée, technique, politique et économique, dont l’aboutissement sera finalement compromis par la révolution belge et la scission du Grand-Duché en 1839.

Une manifestation que les amateurs de cet important aspect de notre histoire régionale auront à cœur de ne pas manquer.

Affiche JP 2017

A GOUVY, LIERNEUX, STOUMONT, TROIS-PONTS et VIELSALM

« 150 ans du rail en Haute-Ardenne », cela se célèbre dignement !

Au programme des festivités, ces samedi 9 et  dimanche  10 septembre, conférence, expos, visites guidées, spectacles historiques pour les familles, concerts à  Gouvy, Lierneux, Trois-Ponts, Stoumont et Lierneux.

En ce 19ème s., siècle de la révolution industrielle, l’Ardenne est considérée comme la « Sibérie belge. »

Les récits des auteurs romantiques qui découvrent la région s’apparentent à des aventures dignes de la conquête de terres inconnues. L’Ardenne parait lointaine pour le reste du pays. La diligence permet certes de s’y rendre mais là aussi, le terme d’épopée n’est pas usurpé.  Le rail, promis par le Roi Léopold Ier va lever ces frontières théoriques au sein de notre pays.  Il va s’avérer être un merveilleux vecteur d’émancipation pour la région ardennaise. Sur le plan économique, social et  celui des idées.

Ainsi le 20 février 1867 marque le début d’une ère nouvelle pour notre  région ; durant les 3 dernières décennies du 19ème s. et la 1ère moitié du 20ème s., les voies de fer irriguèrent progressivement nos vertes vallées, reliant nos bourgades et villages aux grands centres industriels et névralgiques nationaux et internationaux. Les métamorphoses et impacts sur cette région furent multiples et inégaux.La place grandissante donnée à  la voiture, la fermeture progressive des charbonnages et les difficultés rencontrées par la sidérurgie détricotent progressivement cette voie de fer dont subsiste, depuis 1959, uniquement la ligne 42 !

Sa 09  à 19h30, à l’Espace culturel de Trois-Ponts, sera donnée la conférence inaugurale et introductive «  Le rail, vecteur d’émancipation de l’Ardenne ».  En analysant le cas du nord de la province de Luxembourg et du sud de celle de Liège, J.-M. Bodelet (historien) remettra en perspective ce que fut « l’âge d’or du rail. » . A l’issue de la conférence, un verre de l’amitié sera offert à l’occasion des 150 ans de l’inauguration du chemin de fer Spa-Gouvy, 1ère ligne de chemin de fer qui traversa notre région !

 Di 10  de 9h à 18h, à Gouvy, Lierneux, Stoumont, Trois-Ponts, Vielsalm, vous pourrez profiter d’un circuit guidé en 5 étapes accessible en car (sur réservation !) ou librement.

Au programme : expos, visites guidées, conte historiques par la cie Sandra Proes, animations, visites sur site, concerts

modèle extraction mine de manganèse

Stoumont  «  Exceptionnel ! Une exploitation minière (extraction de manganèse) en Ardenne liégeoise » : expo et visites guidées 9h, 11h, 16h.

Terminus en gare de Lierneux et on rentre à latelier

Lierneux  « Quand le tram ouvrit nos villages »: expo et visites guidées 10h30 ( avec conte historique), 14h

 

Pont hermamont Vielsalm

Vielsalm  «  Vielsalm, à la croisée du rail depuis 150 ans ! »: expo et visites guidées 10h30, 13h (avec conte historique), 15h30

thumbnail_train à vapeur sur le viaduc

Trois-Ponts  « L’âge d’or d’un village né du train ! »: expo et visites guidées à 10h, 14h30 (avec conte historique), 17h

Gouvy « Gouvy, nœud ferroviaire »: expo et visites guidées 10h, 14h, 16h30 (avec conte historique)

 

Di 10 à 19h30, dans la grange tout à côté du Château de Rahier, clôturez cette belle journée en compagnie du groupe Chat Pitre quartet pour un concert de «  Jazz manouche ». En collaboration avec l’asbl « Les Chemins d’Elise »

Je vous invite à consulter le programme complet ci-annexé.  
Infos pratiques  
Info & rés obligatoire : avant le 7 septembre  > places limitées pour la formule en car (50 places) et pour le conte historique tout public (50 places).
Espace culturel de Trois-Ponts 080/29.24.60 ou 0471-226883- Espaceculturel3ponts.jimdo.com
PAF : circuit > parcours en bus et animations gratuites.- sauf repas à votre charge