SOUGNE-REMOUCHAMPS ET SA REGION – VISITE ILLUSTREE

UNE VISITE ILLUSTREE ET COMMENTEE DANS LE QUOTIDIEN DE SOUGNE-REMOUCHAMPS IL Y A 100 ANS…

Remouchamps

Vous êtes cordialement invités à vivre un agréable et intéressant voyage dans le temps à la rencontre du quotidien de nos grands-parents dans notre région. Pour conduire cette excursion dans le passé, le Comité des Pensionnés de Sougné-Remouchamps recevra ce prochain jeudi 7 juin, à 14h., en la cafeteria du centre récréatif à Sougné-Remouchamps, deux guides passionnants. François Vitoux viendra vous présenter sur grand écran près de 150 cartes postales de l’Ourthe-Amblève rassemblées sur le thème de la vie quotidienne au début du siècle passé ; il sera accompagné de René Henry dont le rôle sera de commenter ces images en les agrémentant d’anecdotes et d’informations historiques qu’il distillera certainement avec ses habituels traits d’humour.

 

Vous irez ainsi à la rencontre de biens des métiers de chez nous qui, s’ils existent toujours aujourd’hui, ont désormais bien changé : les transporteurs de tout type de marchandises et de matériaux, les carriers et les tailleurs de pierre, les passeurs d’eau, les messagers et bien d’autres retrouveront ainsi droit de cité. Vous serez conviés à assister à des scènes de rues, alors bien plus animées qu’aujourd’hui, et serez incités à partager des souvenirs familiaux qu’immanquablement ces images réveilleront chez vous.

D’ores et déjà, nous pouvons vous promettre une agréable après-midi entièrement faite d’images traditionnelles et d’agréables réminiscences.

UNE EMISSION DE TELEVISION A NE PAS RATER CE 20 DECEMBRE A 21h10

A NE PAS MANQUER, LE PROCHAIN « WALLONS, NOUS! », CE 20 DECEMBRE

En effet, le mercredi 20 décembre prochain, vers 21h10, sur la Trois (RTBF), l’émission « Wallons, Nous » sera en grande partie consacrée à Sougné-Remouchamps et à Nonceveux. Pour l’occasion, j’ai eu le plaisir d’assurer une visite guidée de Sougné, en wallon évidemment, à la rencontre des témoins de pierre de son riche passé où s’entremêlent histoire et anecdotes.

Folklore et traditions bien de chez nous seront mis à l’honneur et il sera bien sûr question des hèyes de l’Epiphanie, qui se perpétuent à Sougné-Remouchamps depuis des siècles et de la Saint-Antoine à Nonceveux, tradition multiséculaire elle aussi.

Les Cabris du Val d’Amblève participent en nombre à cette belle émission. Plus de 20 danseurs et danseuses et 11 musiciens y font une remarquable démonstration de la vivacité du vrai folklore local.

Wallons nous

UN TRANSPORT EXCEPTIONNEL EN 1921

La Petite Gazette du 9 novembre 2011

UNE PHOTO EXCEPTIONNELLE PRISE A REMOUCHAMPS IL Y A PLUS DE 90 ANS

Monsieur Freddy Lawarrée me demande de vous questionner au sujet de cette magnifique photographie prise, le 22 février 1921, par le photographe Weber, à Remouchamps, sans doute à la gare. Il est vraisemblable qu’il n’y a plus guère de témoins directs de ce transport exceptionnel, mais je pense que son caractère d’exception justement aura laissé des traces dans les mémoires et aura peut-être conduit les témoins d’alors à en parler longtemps après encore…

photo weber

Questionné par mes soins, Monsieur Michel Bartholomé, d’Aywaille, avance d’emblée quelques très intéressantes pistes de réflexion. Alors que je lui demandais si l’énorme cylindre attelé à ce magnifique tracteur ne serait pas un élément de concasseur, il me répondit :

« Pour moi, il s’agit d’une chaudière à vapeur industrielle.

Aurait-elle été fabriquée dans la région (vallée de la Vesdre) puis amenée en gare de Remouchamps pour expédition ou plutôt, amenée à Remouchamps pour être montée dans les installations de la carrière de la Falize par exemple.

Il y avait sur la route du halage une petite centrale électrique dont il ne reste plus que des ruines actuellement, c’est peut-être là qu’elle a été installée ou encore au concasseur qui se trouvait en face de l’école Saint-Raphaël. Il faudrait pouvoir connaître l’identité du personnage qui est à l’extrême droite sur la photo. »

photo weber(1)Reconnaitra-t-on ce monsieur fumant le cigare ou le chef de gare afin de confirmer que c’est bien à Remouchamps que la photo a été prise ?

En effet, un concasseur a bien été installé en face de l’institut Saint-Raphaël et il était alimenté grâce au chemin de fer aérien qui le reliait à la carrière de la Falize, mais on n’en parle que durant l’été 1922 et ce n’est qu’en mars 1923 que l’Arrêté Royal l’autorisant est signé par le Ministre de l’Industrie et du Travail, Moyersoen. Il est fort peu probable que la machinerie ait été commandée et livrée deux ans plus tôt… Par contre, il serait intéressant de savoir quand a été équipée ou rénovée la petite centrale électrique le long du halage… j’espère que vous vous passionnerez pour cette recherche.

 La Petite Gazette du 23 novembre 2011

A REMOUCHAMPS, IL Y A PLUS DE NONANTE ANS…

Vous vous souvenez sans doute de cette merveilleuse photographie nous présentée par Monsieur Freddy Lawarrée, d’Aywaille et présentant un convoi exceptionnel prêt à prendre la route devant, vraisemblablement, la gare de Remouchamps. L’enquête avance progressivement…

Messieurs Michel Bartholomé et Geogeo Weber, d’Aywaille, ont mené une minutieuse enquête qui leur a permis de réunir quelques intéressantes informations :

« En zoomant sur l’affiche présente sur la chaudière, G. Weber a pu y lire « Pirson ». Il a ensuite tapé « Pirson » dans google et a pris contact avec cette firme de Seraing qui existe depuis 1905 et qui est spécialisée, non pas dans la fabrication des chaudières, mais dans leur installation sur site.

Voici la réponse qu’il a obtenue du secrétariat :

« Il s’agit d’une chaudière fabriquée aux Chaudronneries Piedboeuf. Elle était destinée à une carrière pour y faire de la vapeur. Ce sont les seules infos dont dispose Emile Pirson (qui est né en 1920 et dont le grand-père se trouve à droite de la photo avec un chapeau) »

Une recherche menée sur Google à propos de la «  Chaudronnerie Piedboeuf » a apporté ce résultat :

« Avenue Louis Piedboeuf, de l’avenue du Parc, en boucle (a.c. Embourg). Elle fait partie du lotissement des Parcs. Son nom rappelle le souvenir des anciens propriétaires du château et de son vaste domaine. A l’origine de la famille, Jacques Pascal Piedboeuf, né en 1783, à Jupille, y installa une chaudronnerie vers 1812.

De son côté, Jacques Piedboeuf créa en Allemagne, en 1833, une fabrique d’appareils à vapeur. Plus tard, la chaudronnerie, spécialité belge, sera transférée à Aix-la-Chapelle (cf. Hans Seeling – Les Wallons pionniers de l’industrie allemande. Wahle, 1983).

Louis Piedboeuf-Lovens, constructeur, notamment de matériel pour brasserie, apparaît à Embourg en 1914. Il y acquiert la belle maison « Piedboeuf » située rue de Grady. Il y demeure un certain temps avant d’acheter et d’habiter le château construit en 1878 par Adrien Dawans-Closset. Louis Piedboeuf constitue ensuite, pièce par pièce, le très vaste domaine qui sera appelé par la suite les « Parc d’Embourg ». On accédait au château par l’actuelle « avenue Ambiorix » mais, détruit par un incendie en 1944, il ne fut jamais reconstruit.

Après le décès de ses fondateurs, le domaine fut mis en lotissement en 1958. Quelques arbres remarquables, proches de l’ancien château, y sont encore visibles actuellement. »