AVANT LE FRIGO, LA GLACIERE…

La Petite Gazette du 2 mars 2011

QUI SE SOUVIENT DES GLACIERS ?

Monsieur F. Petit, de Petit-Houmart, qui vous pose la question ne s’intéresse pas aux marchands de crème glacée mais à ceux qui apportaient, dans de grands sacs de toile de jute, de grands morceaux de glace destinés à rafraîchir les étals des bouchers par exemple.

Mon correspondant aimerait que vous lui parliez de ces livreurs de glace. D’où venaient-ils ? Qui livraient-ils ? Comment la glace était-elle transportée ? Jusqu’à quand leur commerce connut-il des débouchés ? Quand et qui fit appel à eux dans nos régions ? Y a-t-il eu chez nous des fabriques de glace à rafraîchir ? Comme d’habitude, tout nous intéresse et j’espère que vous aurez à cœur de nous renseigner sur ce sujet.

La Petite Gazette du 16 mars 2011

AU SUJET DES GLACIERES D’HIER

Monsieur R Wautriche, Comblain la Tour, se souvient très bien de l’ère des glacières et a l’amabilité de partager ses souvenirs avec La Petite Gazette. Je sais que cela fera très plaisir à Monsieur F. Petit, de Petit-Houmart, qui a sollicité vos souvenirs sur le sujet.

« Mes parents ont tenu une crémerie, rue St-Léonard à Liège de 1936 à 1972, ce magasin sous la pression des grandes surfaces devint petit à petit un magasin d’alimentation générale.
Le magasin fut équipé jusque vers 1965 d’une armoire frigo d’environ 2m sur 2 et de 60 cm de profondeur. Elle était constituée de 4 compartiments (75 cm sur 100) répartis sur 2 étages de part et d’autre d’une armoire centrale (200 cm sur 50) dont l’intérieur était recouvert de zinc.
Ce compartiment central était destiné à recevoir des blocs de glace qui avaient la forme d’un parallélépipède de 25X20X100 cm environ. (N.D.L.R. Je retrouve bien là toute la précision de mon ancien professeur de mathématique…)

Un livreur, qui se fournissait à Seraing passait quotidiennement proposer la glace. La consommation allait d’un bloc tous les deux jours en saison froide à un ou deux blocs en été. L’eau de fonte de la glace allait directement dans le système d’évacuation des eaux usées du bâtiment. Toutes les parois de l’armoire avaient environ 10 cm d’épaisseur et contenaient un isolant dont j’ignore la nature. Le prix du bloc de glace était de 14 Fb dans les années 60.

Le frigo contenait le beurre, la margarine, certains fromages, des boissons et les denrées du ménage. L’armoire fut remplacée par un réfrigérateur électrique et je peux l’avouer, puisqu’il y a maintenant prescription, finit sa vie en pièces détachées dans la Meuse voisine.

Pour l’anecdote j’ajoute encore que j’avais apporté en 64 pour un cours de physique à l’Athénée Liège 2 un morceau de bloc de glace pour faire l’expérience de la glace coupée par un fil métallique et qui regèle immédiatement après le passage du fil. »

Monsieur Christian Godard, de Nandrin, a lui aussi des souvenirs précis. Il les évoque pour nous en nous transportant dans un commerce tout différent : la brasserie :

 « Mon grand-père Henri Godard, né en 1905, et mon père Eugène, né en 1923, ont repris, en 1947, un commerce de bières à Andenne, ils sont devenus à cette époque <<Dépositaires pour la Brasserie Piedboeuf >>  Quant à moi, je suis né en 1949 et j’ai également exercé ce métier de 1968 à 1978. J’en reviens maintenant à ce qui nous intéresse soit : les glaciers.

A l’époque où j’étais gamin (il y a quelques semaines à peine !), on ne connaissait pas encore les refroidisseurs à boissons électriques transportables. Il en existait déjà, je me souviens en effet de la marque << SEM >> mais ceux-ci étaient très lourds et étaient placés uniquement dans les cafés ; chez les cafetiers bien sûr qui avaient les moyens financiers de les acheter et ceux qui également croyaient que peut-être <<c’était l’avenir >>

De nombreux cafetiers possédaient donc des glacières souvent en zinc, dans ou à proximité de leur comptoir, qui quelquefois comportaient deux cuves séparées par une paroi, dans une des cuves, on  plaçait les bouteilles à refroidir et dans l’autre des blocs de glace, la paroi métallique laissait passer le froid mais empêchait la glace d’entrer en contact avec les bouteilles pour ne pas mouiller celles-ci lorsqu’elle fondait; ce réservoir à glace comportait également un petit robinet de vidange pour évacuer la glace fondue.

Pour les cafetiers qui débitaient déjà la bière à la pression et qui ne possédaient pas non plus de refroidisseur électrique, il existait des glacières dans lesquelles se trouvaient au fond 1 ou 2 serpentins en fonction du nombre de pompes, qui étaient à l’époque en étain et on plaçait sur ces serpentins des blocs de glace pour refroidir la bière.

Quant à la fabrication de ces blocs de glace, dans les années 50 et 60, il y avait à Namur la   << Brasserie Delforge >> qui a depuis disparu, qui était un gros dépôt de la Brasserie Artois de Louvain. La brasserie Delforge disposait d’une très grande installation pour la fabrication de blocs de glace qui étaient stockés à la sortie de fabrication dans de très grandes chambres froides. Cette brasserie Delforge possédait également un petit dépôt de vente de boissons à Andenne ainsi qu’une chambre froide où étaient stockés les blocs de glace ramenés de Namur dans une glacière placée sur un petit camion. J’ignore combien de blocs pouvait contenir cette glacière mais elle était quand même relativement grande car elle occupait la largeur du camion soit plus ou moins 2 mètres et devait mesurer plus d’un mètre de côté et de hauteur. Je me souviens du livreur de chez Delforge prénommé Alex qui faisait sa tournée tôt le matin pour livrer les blocs de glace chez les cafetiers (peut-être aussi chez les bouchers ou d’autres commerçants mais de cela, je ne m’en souviens pas)

De notre côté, en qualité de négociants en bières, nous possédions des glacières et pompes volantes (c’est-à-dire transportables, mais les pompes étaient lourdes !) utilisées dans les différentes festivités de notre région d’Andenne et nous allions donc acheter nos blocs de glace au dépôt Delforge à Andenne. »

Un immense merci pour ces premiers témoignages, je puis, d’ores et déjà, vous en annoncer d’autres.

La Petite Gazette du 30 mars 2011

LES GLACIERES… VOUS VOUS EN SOUVENEZ

Madame Jeannine Xhenseval, d’Aywaille, a conservé le souvenir d’une petite anecdote liée à ces glacières d’hier :

« Je sais que la « fabrique » de glace se trouvait rue des Pitteurs à Liège et qu’elle a fonctionné jusque dans les années 1960. Elle produisait les blocs de glace qui étaient ensuite fournis aux bouchers et dans les cafés notamment. Lorsqu’on a opéré ma petite sœur des amygdales, on m’a envoyée chercher de la glace chez le boucher pour la lui faire sucer. »

Madame Marie Grignet, d’Esneux, se souvient du frère de son grand-père qui était marchand de blocs de glace :

« Je me souviens très bien de l’un de ces marchands de glace : le frère de mon grand-père Henri Cerfontaine. Nous le rencontrions régulièrement rue Haute Sauvenière, rue très commerçante dans les années 1930. Il s’appelait Martin Cerfontaine et ne manquait jamais de me donner une pièce de 25 centimes pour aller m’acheter une chique. Je ne l’ai jamais oublié. Il faisait partie d’une famille de onze enfants, neuf garçons et deux filles. Si ma mémoire de 87 ans ne me fait pas défaut, il transportait de gros et lourds blocs de glace d’environ 50cm X 30 cm X 30cm, enveloppés dans une rude toile de sac ; il les prenait sur une charrette couverte tirée par un cheval et les transportait sur son épaule. Ses parents avaient élevé leur famille du côté de Ste-Foy, où le père était cordonnier. Ils avaient aussi de la famille à Dalem. Mon grand-père, quant à lui, était ouvrier tourneur à la S.N.C.B.

Il y a quelques années, lors de Journées du Patrimoine je pense, on nous a montré d’anciens trous ou fosses profondes et maçonnées qui servaient à stocker la glace ou la neige en hiver. Quelqu’un pourra-t-il me dire si cela a un rapport avec le commerce de glace ? »

Monsieur Lucien Sadzot, de Noiseux, se souvient d’un glacier à Marche-en-Famenne qui fabriquait des blocs de glace (100 cm X 20 cm X 20 cm) et qui était installé rue des Tanneurs. Selon mon correspondant, c’est dans les années 1958 ou 1959 que le commerce disparut, victime des frigos ! Ce marchand de glace, Felix Larondelle, desservait principalement les cafés et son installation serait toujours en place.

La Petite Gazette du 6 avril 2011

ENCORE A PROPOS DES MARCHANDS DE BLOCS DE GLACE

Quelques précisions m’ont été apportées par des lecteurs soucieux de les partager avec vous. Monsieur Christian Godard précise ce qu’il nous a déjà appris :

« Monsieur Wautriche, de Comblain-laTour, parle d’une armoire frigo utilisée dans la crèmerie de ses parents rue St-Léonard à Liège. Je reviens sur les propos que je vous ai transmis concernant les glacières de brasseries, l’isolant à cette époque était du liège (en tout cas dans les glacières que nous utilisions). »

Madame Marie Depret, quant à elle, informe les lecteurs désireux de compléter leurs informations, qu’elle a découvert sur internet  un petit historique sur les activités de la brasserie Delforge de Namur.

Voici l’adresse du site :users.skynet.be/artemisia/brie17eme7.htm

Monsieur Jean Nivarlet, Secrétaire communal honoraire de Clavier, évoque, quant à lui la remarquable glacière du château d’Ochain et me transmet la copie d’un intéressant article de Vers l’Avenir daté du 15.09.1992 rappelant que cette année-là, à l’occasion des Journées du Patrimoine, on procéda à l’inauguration de l’ancienne glacière, entièrement restaurée.

Cette glacière, qui sera classée le 22 janvier 1993, est remarquable à plus d’un point. Elle n’est pas située, comme c’est souvent le cas, dans les sous-sols du château mais à quelques centaines de mètres de là, à flanc de coteau, et à proximité d’un étang. Elle couverte d’une remarquable et étonnante toiture mixte constituée d’une voûte recouverte d’argile et protégée par une toiture octogonale.

Abandonnée pendant plus d’un demi-siècle, cette glacière a fait l’objet d’une totale restauration. E. Chefneux, dans son remarquable « Ochain, les vies d’un château » (1998) nous apprend que : « A Ochain, dès les premières gelées, les bûcherons du château venaient sur l’étang gelé et débitaient, à l’aide de scies à grandes dents, des blocs de glace qui étaient transportés et empilés dans la glacière, ensuite arrosés ce qui permettait d’homogénéiser les stocks (environ 200 m³). »

Le dernier coupeur de glace du château d’Ochain, M. A Duchesne, de Clavier, confiait, en 1995, qu’il avait effectué cette tâche jusque dans les années 1930 et qu’il se souvenait d’une épaisseur de glace sur l’étang pouvant aller jusqu’à vingt centimètres !

Un grand merci à vous tous qui prenez la peine de répondre aux questions qui vous sont adressées et qui, de cette façon, transmettez un savoir précieux.

Très prochainement, j’évoquerai, grâce à un passionnant envoi de M. Robert Nizet, de Vielsalm, la glacière de Hermannmont à Vielsalm.

La Petite Gazette du 13 avril 2011

LA GLACIERE DE HERMANMONT

Comme promis la semaine dernière, voici quelques précieuses informations sur la glacière de la propriété de Rosée à Hermanmont, Vielsalm. Merci à Monsieur Robert Nizet grâce à qui je puis vous transmettre ces informations que, tout d’abord, je puise dans une étude rédigée par M. Charles Legros à l’occasion de l’inauguration de la glacière restaurée lors des Journées du Patrimoine en septembre 1995.

« La cuve de la glacière de Hermanmont est assez particulière. Elle est cylindrique, ce qui est inhabituel, mais le fond n’est que partiellement maçonné : après un rétrécissement du pourtour, nous trouvons simplement de la terre battue, sans aucun aménagement. Le plafond de la cuve est formé de voussettes de briques soutenues par des poutrelles d’acier. Le mur cylindrique est en moellons de schiste salmien et les briques ont été façonnées à Rencheux : des matériaux typiquement locaux.

La hauteur totale est de cinq mètres, le plafond se situant à 2,5 m. au-dessus du seuil de la porte. La capacité totale est de 55m³ dont 25 sous le seuil de la porte.

(…) la glace à conserver était prélevée sur les étangs de la vaste propriété de Hermanmont. Elle était découpée avec de grandes scies. D’après des témoignages oraux, l’étang du Tiennemesse était le plus exploité : il est peu profond (à peine plus d’un mètre) ; le fond en est garni de « jetées » parallèles de gros moellons qui le traversent de part en part (…) De tradition, ce sont les gens de Ville-du-Bois qui assuraient le transport par tombereau )à cheval.

La glace était utilisée pour rafraîchir des préparations diverses. Elle n’était toutefois pas mélangée directement aux boissons, par exemple. N’oublions pas que c’était l’eau d’un étang ! Parfois, un Salmien malade, pour atténuer ses souffrances, recevait des glaçons : on m’a cité un cas de péritonite soulagé de cette manière. La meilleure « procédure » était de « demander à Madame la Baronne ». Cet épisode se passait en 1920. »

Monsieur Nizet dans un article intitulé « La propriété de Rosée à Hermanmont (Vielsalm) : grandeur et décadence » publié in Glain et Salm, Haute Ardenne n°35, nous apprend que : « Le principe de la glacière était simple et on en trouvait presque partout en Belgique, en général à proximité des châteaux ou, comme à Spa, des hôtels. Il s’agit d’une construction, enterrée et isolée le mieux possible. Dans le fond, un système d’évacuation des eaux vers un puits perdu permet de conserver la glace prélevée aux étangs voisins jusqu’en été. La glacière permettait de présenter à table glaces, sorbets ou autres préparations et se montrait utile pour l’élaboration de compresses médications diverses.

La Baronne de Rosée écrivait le 6 août 1914 : « J’ai été interrompue par les dames Beaupain qui venaient voir si j’avais encore un peu de glace pour une pauvre dame qui vient d’avoir une attaque d’apoplexie » L’auteur rapporte que cette glacière a été prise pour une chapelle par des Allemands qu’on y vit s’agenouiller et y prier en 1918… Un grand merci à Monsieur Nizet.

ET CELLE DE MARCHE …

Monsieur Francis Roufosse, quant à lui, évoque, d’après un texte de M. Jacques Rossignon, la glacière de Marche-en-Famenne.

« Dans la rue des Tanneurs à Marche-en-Famenne (ancienne rue des 3 Bombes), on peut encore apercevoir aujourd’hui un ancien bâtiment en briques portant sur sa façade une inscription à moitié effacée : « aplatisseur d’avoine ». Cet ancien moulin à eau fut vendu en 1929 à M. Rouffin, lequel le transforma en glacière, y fabriquant des blocs de glace de trente kilos qui étaient ensuite utilisés par des restaurateurs, bouchers, poissonniers, cafetiers, fermiers, marchands ambulants de crème glacée pour assurer la bonne conservation de leurs produits. A la mort de M. Rouffin en 1939, la succession de l’entreprise fut assurée par M. Déom, propriétaire de l’Hôtel de la Cloche. Après la seconde guerre mondiale, Félix Larondelle et son épouse, surnommée « la petite Maria », vont reprendre la glacière et la moderniser.

glace 1

C’était devenu une véritable petite industrie, équipée d’un gros compresseur à ammoniac des Ets Lebrun de Nimy, mû par un puissant moteur électrique. Le gaz obtenu était amené par des tuyaux vers un grand bac métallique rempli de saumure qui était ainsi maintenue à une température de -18°C. De grands moules en métal épais, hauts d’un mètre et remplis d’eau, étaient amenés dans le bac de saumure grâce à un palan accroché à un rail, lequel pouvait transporter huit moules à la fois. La cuve de saumure recevait ainsi 150 moules qui y trempaient pendant une douzaine d’heures. Deux démoulages étaient opérés chaque jour : à 5 heures du matin et dans l’après-midi à 17 heures. Les blocs étaient alors transportés sur l’épaule, emballés dans de la jute, jusqu’à la camionnette de Félix qui les attendait pour entreprendre sa tournée. Selon leurs besoins, les clients achetaient plusieurs blocs, mais souvent aussi un demi-bloc. Un pic permettait de couper la glace pour l’amener à la dimension souhaitée. Félix Larondelle s’était constitué une très belle clientèle. Au volant de sa camionnette, il livrait de nombreux commerçants marchois, mais également de Jemelle, Saint-Hubert, de toute la vallée de l’Ourthe, de Barvaux à Houffalize et à Bastogne, dont la laiterie consommait régulièrement de 60 à 70 blocs. Toutes les petites laiteries de la région comptaient d’ailleurs parmi sa clientèle. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes… Et puis, vers 1963, avec l’arrivée sur le marché des frigidaires et autres appareils électriques de refroidissement, Félix Larondelle sentit le vent tourner et, en bon visionnaire, il prit la décision de cesser son activité « avant d’y perdre ses culottes » !

Et les années sont passées, mais encore aujourd’hui, tous se souviennent de « la petite Maria » qui tenait une petite épicerie derrière l’Hôtel de Ville. Son rayon friandises était en permanence assailli par des bandes de galopins en manque de bonbons et de « chiques » ou encore de « babeluttes ».

glace 2Et toujours, Maria les accueillait avec sa bonne humeur et sa verve légendaire… » Vous en souvenez-vous ? Merci à vous de si bien nous renseigner sur ces réalités d’hier.

 

 

 

 

La Petite Gazette du 20 avril 2011

ENCORE QUELQUES INFORMATIONS SUR LA GLACIERE DE LA RUE DES PITTEURS

Madame Maryse Schillings, de Poulseur, se souvient de la glacière de la rue de Pitteurs à Liège : jusqu’en 1988, elle et son époux étaient membres actifs de la confrérie des Vignerons du Petit Bourgogne à Sclessin. Cette confrérie organisait toutes les années à Pâques un grand week-end gastronomique dans les locaux du château de Slessin. Pour conserver les huîtres au frais, on avait besoin de gros blocs de glaces fournis dans les années 80 par cette glacière qui fonctionnait toujours.

Les blocs étaient transportés dans des bassines (Des « tines » … vous savez, celles-là mêmes dans lesquelles on se lavait, enfants, au coin de la cuisinière à charbon) et livrés par le propriétaire de la glacière, M. Robert Coolman, qui aujourd’hui est toujours en pleine forme. Il faut croire que le froid conserve !

La cour de cette glacière est rebaptisée chaque année « Place du Tertre » à l’occasion des fêtes du 15 août en Outremeuse.

La Petite Gazette du 27 avril 2011

AU TEMPS DES MARCHANDS DE BLOCS DE GLACE

Monsieur Alain Charlier me transmet cette photographie qui illustre parfaitement plusieurs souvenirs réunis à propos de ces marchands de glace d’hier… et plus spécifiquement de cette glacière, maintes fois évoquée, de la rue des Pitteurs à Liège.

glace 3

Il m’indique simplement : « cette photo d’époque prouve, s’il en était besoin, que le métier existait déjà du temps du transport hippomobile… »

La Petite Gazette du 4 mai 2011

IL ACHETAIT DES BLOCS DE GLACE ET VENDAIT DE LA CREME GLACEE…

Les différentes interventions sur les glacières d’un jadis encore très proche ont poussé M. D. Libert, de Hony, a nous parler de son papa et à nous présenter cette jolie photo.

« Avant la guerre de 1940, j’ai bien connu le marchand de blocs de glace que l’on appelait Monsieur Glacemaker. Mon père, Georges Libert, fabriquait de la glace, de la crème glacée, selon la recette d’un ancien glacier italien de Liège. Il allait la vendre dans Hony et à Fèchereux, dans les campings. Comme le montre cette photo, prise, avant-guerre, au barrage de Hony. Papa attachait sa charrette à glace à son vélo pour faire la tournée des campings.

glace 4

Pour faire sa crème glacée, à l’époque, mon père avait fabriqué l’ancêtre du frigo. C’était une petite pièce carrée, avec un bac en briques pour y déposer les blocs de glace apportés de Liège. L’intérieur de ce bac en briques était tapissé de liège, le couvercle également, afin de bien conserver les blocs de glace. Une cuve en métal servait pour faire la crème glacée à l’intérieur même de ce bac.

Après la guerre, M. Dessart, de Liège, nous installera une « glaçonnière » frigidaire pour garder la charcuterie et le fromage vendus dans le magasin. »

2 réflexions sur “AVANT LE FRIGO, LA GLACIERE…

  1. Bonjour à vous monsieur Henry que je lis chaque semaine. Vous signalez que pour s’abonner gratuitement il faut cliquer sur l’onglet « suivre ».
    J’ai bcp cherché et cet onglet, est introuvable.
    Je désirerais pouvoir m’y inscrire; mais comment ?
    Sabine d’Embourg

    J'aime

    1. Bonjour et merci pour votre fidélité…
      En principe, vous devriez voir apparaître cet onglet en bas des pages. Peut-être devriez-vous le chercher via un autre support : un ordinateur de bureau, un portable une tablette. De plus en plus de lecteurs s’abonnent donc j’imagine que seul un petit détail vous cause du souci. C’est aussi la première fois que cette question m’est posée et, je vous l’avoue, je suis quelque peu perplexe. D’autres lecteurs auront peut-être la gentillesse de nous éclairer, vous et moi.
      Revenez vers moi si les difficultés persistent, je me renseigne également de mon côté.
      Très cordialement,
      René Henry

      J'aime

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