Paru ce 19 juillet 2016 dans la Lettre d’information du Diocèse de Namur

René Henry raconte les chapelles de nos régions…

Qui n’est jamais tombé sous le charme d’une petite chapelle perdue au milieu de nulle part? Une chapelle, c’est bien souvent l’endroit d’une communion intime entre soi et le divin. Mais c’est aussi le témoin de la piété de nos aïeux, le reflet de l’histoire d’un village ou d’une région. Dans son dernier ouvrage, René Henry nous emmène précisément à la découverte de  »Nos chapelles »…
À 58 ans, René Henry est enseignant. Il donne des cours de spécialisation en grammaire et en orthographe à de futurs logopèdes. C’est aussi un vrai passionné d’histoire, celle d’Aywaille – sa commune – et plus largement celle du Condroz, de Famenne, d’Ourthe-Amblève et d’Ardenne Septentrionale. Il tient d’ailleurs à ce sujet, depuis 20 ans, une chronique dans les éditions Vlan de ces régions:  »La petite gazette de l’anecdote et de l’insolite ». Il y parle métiers, outils, folklore…
Que ce soit au sein du mouvement d’éducation permanente qu’il anime ou à travers les visites qu’il propose lors des Journées du Patrimoine, son objectif est toujours le même: mettre en avant les patrimoines de nos régions.  »Nous vivons dans un environnement extraordinaire, riche en histoire et en traditions… », souligne-t-il.  »Et pourtant combien sommes-nous à le savoir? Chaque fois que je fais visiter telle église ou telle petite place de village, les paroissiens ou les habitants me disent avoir appris des choses… Ce que j’aime, c’est sensibiliser les gens à leur histoire, à partir des petites choses de leur quotidien. »

Les chapelles et l’histoire
Au cours des siècles, les croyances ont joué un rôle crucial dans le développement de nos régions. Quand, dans un précédent ouvrage, René Henry s’est penché sur les pratiques de la médecine populaire, il a bien évidemment fait allusion au culte des saints ou aux pèlerinages entrepris afin d’obtenir telle ou telle guérison.
Les innombrables chapelles de nos provinces sont là pour nous rappeler, elles aussi, l’influence prépondérante de l’Eglise dans le quotidien des populations rurales.  »Ces oratoires se sont parfois dressés très tôt auprès de sources ou de fontaines faisant l’objet de vieilles vénérations. D’autres sont apparus progressivement. Charlemagne a joué un rôle important dans le développement des chapelles, de même que les grands monastères ardennais… », explique encore René Henry.
Un sujet inépuisable que ce passionné d’histoire a choisi pour son onzième livre. Un ouvrage de 180 pages, intitulé tout naturellement  »Nos chapelles » et qui se décline en 25 chapitres. Chaque partie traite d’un thème particulier. Les chapelles dédiées à un même saint – Roch, Martin, Donat, Remacle… – sont regroupées dans un même chapitre. De même que celles construites durant la Seconde Guerre mondiale. Un autre chapitre nous éclaire encore sur ces chapelles minuscules, élevées par des familles en remerciement d’une grâce. De nombreuses autres thématiques sont abordées.

Des témoins de la piété de nos ancêtres
Dans notre diocèse, l’auteur nous emmène à la découverte des chapelles de Hamois, Erezée, Marcourt, Manhay, Nassogne, Lavacherie… Il en dresse l’historique, raconte les rites du village, parle architecture, explique pourquoi un saint est plus  »en état de grâce » à tel ou tel endroit…
Parmi les chapelles les plus insolites de nos provinces, celle de Bomal, dans le doyenné de Barvaux-sur-Ourthe. Une chapelle consacrée à saint Rahy.  »Il s’agit d’un saint imaginaire », explique René Henry.  »Un saint fictif qui a pourtant attiré la toute grande foule. D’où l’apparition d’une foire à proximité de l’oratoire et une rentrée d’argent pour le propriétaire de l’endroit. Les curés du lieu ont joué le jeu entre les 11ème et 17ème siècles. » Les chapelles des régions d’Hamois ou d’Erezée sont remarquables, elles aussi, de par leur grand nombre.  »Les fidèles de la région en ont eu assez des trop grandes distances pour satisfaire à leurs obligations religieuses. Ils ont réclamé des conditions plus favorables et donc des chapelles de proximité. Ce qui explique leur grosse concentration à certains endroits. »
On l’a compris, c’est la grande et la petite histoire qui se racontent au fil des 180 pages de ce livre. Un livre illustré de nombreuses cartes postales anciennes que René Henry collectionne par ailleurs et dont il apprécie le charme désuet.

Alain Savatte

Vous pouvez réclamer ce livre à votre libraire en précisant qu’il est édité par la maison liégeoise Dricot ou le commander par un versement de 20 € (frais de port compris) sur le compte n° BE29 0682 0895 1464 de P.A.C. Aywaille. Vous recevrez alors votre livre dans les délais les plus brefs.
Si vous souhaitez inviter René Henry, dans votre paroisse ou votre doyenné, pour une conférence sur le sujet de cet ouvrage, n’hésitez pas à le contacter: henry-rene@hotmail.com. Retrouvez également l’auteur dans sa petite gazette sur le web: www.lapetitegazette.net.

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